Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

50 ANS DES INDEPENDANCES AFRICAINES : Et si nous étions restés des DOM-TOM français ?


50 ANS DES INDEPENDANCES AFRICAINES : Et si nous étions restés des DOM-TOM français ?
1960-2010. Voilà cinquante années que 14 ex-colonies françaises de l’Afrique subsaharienne accédaient à leur indépendance vis-à-vis de la France. Un événement de taille, qui mérite bien une célébration de grande envergure. Pour ce pari, rien à craindre, l’ancienne métropole s’engagera de toutes ses forces aux côtés de ses 14 ex-colonies pour assurer le succès de l’événement. Pour en avoir pris l’initiative à travers Nicolas Sarkozy, la France ne ménagera pas sa peine ni ses billes ! Du reste, Jacques Toubon, ancien ministre français et secrétaire général de l’initiative du président français, l’homme chargé de coordonner les différentes initiatives conçues dans le cadre de cette célébration qui sera commémorée aussi bien dans l’Hexagone que dans les pays afri¬cains, a déjà entamé ses rencontres avec les dirigeants des ex-colonies concernées. Bien entendu, on imagine déjà la joie de bon nombre d’entre eux d’être les invités spéciaux de Sarkozy aux festivités marquant l’anniversaire de la Révolution française. Le 14 juillet prochain est en effet, d’une certaine façon, prévu pour couronner les manifestations de ce cinquantenaire de nos indépendances. Et une fois encore, la France restera dans son rôle de reine vers laquelle se ruera une colonie d’abeilles. C’est la France qui tiendra le rôle de chef d’orchestre du gigantesque boucan qui sonnera l’approfondissement et la modernisation de ses relations avec ses 14 ex-colonies.

Comme quoi, elle aura beau chasser le naturel, son sens du paternalisme reviendra au galop !

Dans la plupart des pays d’Afrique francophone comme dans l’Hexagone, on déploiera le plus de pompe possible pour donner à ces festivités un cachet spécial. Mais au-delà des flonflons de la fête, quel bilan ces pays africains peuvent-ils tirer de leurs 50 années débarrassées du joug colonial ? Qu’en ont-ils fait ? Assurément, cet anniversaire devrait être une occasion d’introspection véritable pour ces ex-colonies françaises d’Afrique subsaharienne. Une introspection qui devrait, pour autant que ces pays veuillent vraiment regarder la vérité en face, les amener à mesurer toute l’étendue de leur échec sur pratiquement tous les plans : déficit démocratique criard alors que 2010 s’annonce comme une année charnière avec des élections à l’horizon ( Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire probablement, etc.) ; regain d’instabilité sur fond de coups d’Etat atypiques et sophistiqués, décollage économique toujours introuvable, etc.

Bref, en l’espace de cinq décennies, l’Afrique francophone n’aura que très peu avancé dans sa marche vers le développement et le progrès. Il n’y a rien d’étonnant à cela, la démocratie étant un précieux limon pour le développement. Pour d’aucuns, l’an 2010 sera celui de tous les enjeux dans les pays d’Afrique francophone dont les chefs d’Etat solliciteront encore les suffrages des électeurs. Mais de quels enjeux parle-t-on ? A l’évidence, tous autant qu’ils sont, sont assurés de reprendre leur chose, "leur ceinture" qu’ils ont remise en jeu, dans leur combat de boxe où le sort de l’adversaire est déjà connu : le K.O. Tout cela parce que David n’aura pas disposé de moyens conséquents pour affronter efficacement Goliath.

Face à des élections aux issues presque toujours connues, on en vient finalement à se demander à quoi servent véritablement ces scrutins, surtout quand ceux-ci se tiennent dans des pays où les ressources font déjà défaut et parmi lesquels certains peinent parfois à boucler leur budget.

Dans tous les cas, la France de Mitterrand voulait des élections. Et bien, ses ex-colonies se mettront toujours à l’oeuvre ..., à travers des mascarades qui ont achevé d’ensevelir le discours de la Baule. Un discours qui n’est plus aujourd’hui que vague réminescence ! Dieu seul sait pourtant si ce célèbre discours aurait pu être pour ces anciennes colonies françaises, une réelle occasion de rompre ses chaînes ankylosantes qui les maintiennent dans l’immobilisme. Autre chance historique que ces pays du pré-carré français ont eu tort de laisser filer entre les doigts : les grands ensembles communautaires comme l’AOF (Afrique occidentale française) et l’AEF (Afrique équatoriale française). Ces Etats seraient toujours dans le giron français que leur peuple ne serait pas aujourd’hui à qualifier ces indépendances de grosse arnaque !

Au moins, leur statut de DOM-TOM aurait eu le mérite d’être clair, avec, en prime, tous les privilèges et avantages qu’un tel statut procure. Sans doute leur appartenance à la France aurait-elle aussi évité à ces ex-colonies d’offrir la triste image de pays où les somptuosités de la capitale déparent avec les réalités misérabilistes qui s’offrent en spectacle à seulement quelques kilomètres à l’entoure. Et si tous ces 14 pays étaient restés des DOM-TOM (Départements et territoires d’outre-mer) ? Cette question n’est pas dénuée de sens, tant les pays du pré-carré français donnent l’impression d’avoir "dîné" les acquis de leurs cinq décennies d’indépendance.

Une victoire de Jean-Marie Le Pen aux élections françaises aurait aussi été une chance inouïe pour le continent noir francophone. Face à l’adversité générée par "l’obstacle" Le Pen, l’Afrique aurait été certainement amenée à s’assumer.

Quoi qu’on dise, le continent ne se développera jamais tant qu’il restera accroché aux basques de la France, et qu’il continuera à évoluer dans l’unique giron de la francophonie. Rompre en douceur le cordon ombilical avec l’ancienne métropole, c’est de cela que l’Afrique dans sa sphère francophone a besoin. Mais pour cela, il faudra beaucoup de courage de la part de nos chefs d’Etat. La célèbre boutade du président défunt Omar Ondimba Bongo, selon laquelle "la France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant, et l’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur" doit appartenir au passé. Tout comme doit être révolue l’époque où le choix des partenaires économiques est imposé par la France. Le Rwanda a eu le courage de rompre les amarres, il ne s’en porte pas plus mal. Alors, pourquoi pas Ouagadougou, Yaoundé, Lomé, Libreville et autres ?

Evidemment, cette rupture ne sera jamais encouragée par la France. Il est peu probable également qu’elle vienne des dirigeants africains dont beaucoup se sont jusque-là comportés comme des gérants par procuration des intérêts français, en contrepartie de la stabilité de leur pouvoir et de la préservation de leur fauteuil. Cette rupture doit venir de l’Afrique elle-même, qui doit enfin savoir ce qu’elle veut et prendre enfin son destin en main. L’indépendance qu’elle a toujours eu de jure, elle peut l’avoir de facto. A condition de faire ses choix, dussent-ils être douloureux, et de les assumer pleinement. Car l’indépendance d’un pays, c’est avant tout sa capacité à faire librement ses choix et de les assumer entièrement.


Source : Le Pays VIA camer.be
Vendredi 8 Janvier 2010 - 18:53
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