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Dimanche 26 Mai 2013

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy

La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy
La prestation du Président de l’AJD/MR, Monsieur Ibrahima Moctar SARR, le dimanche 12 mai 2013 à la Télévision Mauritanienne, est incontestablement, une intervention politique d’envergure nationale et internationale. Avec justesse, lucidité et pertinence, Monsieur SARR a mis en lumière  la nature du système politique, sa principale faille et le processus historique de sa construction, depuis la gouvernance du  père fondateur et ses conséquences négatives sur le destin du peuple mauritanien et, particulièrement sur la condition de sa composante noire : haratine et africaine mauritanienne.
 
Par un raisonnement clair, précis et sans ambiguïté, il a fait preuve de rigueur et de cohérence, en évoquant des problèmes aussi sensibles que le racisme, l’esclavage, l’impunité, les déportations, les massacres, le déni de nationalité, l’exigence de justice. Il a évoqué également les années sombres du régime d’Ould Taya, sa lourde responsabilité dans la crise politique, sociale, économique et identitaire de la Mauritanie actuelle. Il a invité  la composante arabe mauritanienne à une prise de conscience de la vraie réalité du système politique marqué par la ségrégation, l’esclavage et l’impunité.
 
Monsieur SARR a, en effet,  mis en relief les différentes péripéties de l’histoire politique de la Mauritanie, à travers la gouvernance de ses dirigeants les plus importants, leur rôle déterminant dans la constitution de l’Etat mauritanien et de ses institutions. Les téléspectateurs, ont eu droit, à une prestation qui a fourni des éléments de compréhension de sa place dans l’opposition, de ses rencontres avec l’actuel Président Mohamed Ould Abdoul AZIZ, et des différentes phases de la participation de l’AJD/MR à la majorité présidentielle. Il a donné sa vision de l’avenir de la Mauritanie, dans toutes ses dimensions. Son expérience l’a confronté à la dure réalité du système, la prison, l’impossible réintégration en tant que journaliste, la non-prise en compte de ses droits à une pension de retraite, l’injustice, l’humiliation, la torture et l’exclusion de la composante africaine noire.
 
Il a martelé que le problème fondamental de la Mauritanie est un problème de cohabitation de toutes ses composantes, le partage politique du pouvoir, la répartition équitable des richesses du pays, une gestion politique fondée sur la justice, l’égalité et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays. Il a également montré l’absurdité et l’aberration que constitue le choix du monolinguisme, par l’imposition idéologique et politique de l’arabe contre la richesse linguistique de la Mauritanie.  Il a mis en lumière sa réelle connaissance du système, la cécité de l’élite dirigeante devant l’impérieuse nécessité de prise en compte de la mondialisation.
 
Monsieur Ibrahima SARR a alerté sur le danger que représente le système mis en place par Moctar Ould Daddah, continué et approfondi, de manière catastrophique, par Ould Taya, aujourd’hui poursuivi par Ould Abdoul AZIZ, par l’opération du recensement.
 
Avec beaucoup de dignité, et ce, sans amertume, il a exprimé les espoirs que représentait Ould Abdoul AZIZ et la chance historique que l’actuel président aurait pu saisir pour amorcer un tournant pour la réconciliation nationale. Il a donné des pistes et des propositions politiques concrètes et claires pour sortir de l’impasse et de la crise politique actuelle : l’instauration d’un espace véritable d’un débat politique sans tabou. Il a exhorté Ould Abdoul AZIZ et la classe politique à prendre leurs responsabilités pour éviter à la Mauritanie le chaos. Le système a atteint sa saturation, a-t-il souligné, avec une argumentation aussi profonde qu’explicite. Il faut concevoir une alternative politique crédible et, selon Monsieur SARR, elle est possible et il en est porteur et animateur en tant que militant et acteur, depuis plusieurs années.
 
Tout en reconnaissant la dure réalité, Monsieur SARR, est résolument convaincu de l’avenir de la Mauritanie, en s’inscrivant dans une logique de construction d’une société fondée sur la reconnaissance sans réserve de sa diversité. Celle-ci constitue un incontournable dans la résolution du problème politique fondamental de la Mauritanie et l’éradication du système qui n’a jamais été viable.
 
C’est avec hauteur de vue, un sens de la responsabilité et la simplicité, que le Président de l’AJD/MR a répondu aux questions des journalistes. Avec clarté et sérénité, Monsieur SARR a exposé le projet politique de son parti pour une Mauritanie tournée vers l’avenir. L’intervention du premier responsable de l’AJD/MR, par son analyse de la situation politique, sociale et économique et les propositions qu’il a exposées, présente une alternative crédible. On ne pourra plus faire l’impasse sur un des hommes politiques les plus capables, de contribuer à l’avènement d’une société mauritanienne fondée sur la justice, la liberté et la fraternité. La construction de la Mauritanie ne peut faire l’impasse sur l’éradication de la ségrégation raciale et l’esclavage a-t-il exprimé avec insistance, et un sens de la mesure.
 
L’enjeu politique programmatique du discours du Président de l’AJD/MR est une énonciation claire et constructive d’une politique de civilisation. A cet égard,  l’intervention télévisée de Monsieur Ibrahima Moctar SARR n’est pas une révélation, mais la confirmation de la cohérence d’un engagement et de son enracinement dans une conception respectueuse de la diversité constitutive de la société mauritanienne. Le discours politique présenté par le premier responsable de l’AJD/MR est remarquable par sa constance et sa fidélité au choix éthique qui fonde et anime sa volonté à être au service de son pays. Il a toujours fait le choix avec courage, détermination et dignité de combattre un système injuste et dépassé.
 
La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.
 
AVOMM adresse toutes ses félicitations à Monsieur Ibrahima Moctar SARR, Président de l’AJD/MR, à ses collaborateurs et à tous les militants de cette formation politique qui a fait le choix d’une alternative politique crédible et courageuse pour la Mauritanie.  Il ressort de cette brillante intervention, que Monsieur Ibrahima Moctar SARR est convaincu qu’une autre Mauritanie est possible et, que sa réalisation passe par une volonté politique commune de rompre avec le système ségrégationniste, esclavagiste de domination et d’oppression de la composante noire.
 
 
Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM
Paris le 14 mai 2013

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Déclaration : Du cadre de concertation des refugiés et déportés mauritaniens de la vallée du fleuve Sénégal


 Déclaration : Du cadre de concertation des refugiés et déportés mauritaniens de la vallée du fleuve Sénégal
Déclaration du 20 juin 2012, à l’occasion de la journée mondiale du refugiés

Voila à peu près 23 ans que nous déportés mauritaniens au Sénégal et apatrides de jure sommes en exil au Sénégal. C’est devenu une tradition de nous exprimer, nous déportés mauritaniens, à l’occasion de cette journée mondiale célébrée à l’honneur de tous les réfugiés, à travers le monde où il existe approximativement près d’un milliard de refugiés et auxquels nous rendons un vibrant hommage. Aussi, avons-nous une pensée pieuse pour les âmes disparues à cause des persécutions, de l’exclusion et des injustices sociales.

Pour faire un bilan succinct de la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal, nous nous focalisons sur l’année charnière qui, à notre sens, a constitué un début de solution aux multiples problèmes que nous connaissons jusqu’ici.

En effet, le 12 Novembre 2007 venait d’être signé un accord tripartite international entre les gouvernements sénégalais, mauritanien et le Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés(HCNUR) représentés respectivement, par les ministres de l’intérieur Me Ousmane Ngom, Mr Yall Zakaria Alassane et son Excellence Mr Didier Laye, le représentant du HCR à Nouakchott.

Cet accord avait suscité beaucoup d’espoirs, car constitué de 28 articles qui traitent essentiellement des points de règlement de nos problèmes jugés prioritaires. Ces 28 articles se déclinent de la façon suivante :

• Le droit au retour (Article 1)
• Le caractère volontaire du rapatriement (Art 2)
• La préservation de l’unité familiale (Art 3)
• Le rapatriement dans la sécurité et la dignité (Art 4)
• La responsabilité du pays d’asile (Art 5 à 8)
• La responsabilité du pays d’origine (Art 9 à 17)
• La responsabilité du HCR (Art 18 à 22)
• La commission de rapatriement (Art 23 à 25)
• L’entrée en vigueur de l’accord (Art 26)
• L’expiration et la dénonciation de l’accord (Art 27)
• Et le règlement des différents (Art 28).

Voila schématiquement résumé un très beau document construit sur des bases solides pouvant fonder l’espoir et animer la fibre patriotique et qui aurait dû faciliter le retour de la quasi totalité des refugiés mauritaniens dans leurs pays. Ce qui ne fut pas le cas et ce qui laissa place à des profonds regrets. Officiellement près de 14 000 réfugiés mauritaniens sont restés au Sénégal ce après les opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal dans le cadre dudit accord tripartite. Aussi, entre janvier 2008 et mars 2012, 24 490 réfugiés seront rapatriés. A notre avis, les structures qui ont été mobilisées, pour l’application de ces principes de respect et de dignité humaine sous-tendant l’accord tripartite, ont manqué à leurs obligations. Nous le disons, car nous sommes persuadés que du premier au dernier article, bien d’aspects n’ont pas été respecté ni dans la lettre et ni dans l’esprit. L’exemple le plus illustratif ce sont les membres des familles divisées de part et d’autre du fleuve Sénégal et cela malgré de nombreuses sollicitations pour leur unification. Faut-il rappeler que la Conférence de Plénipotentiaires des Nations Unies sur le statut des Réfugiés et des Apatrides considère, en sa section B, que « que l’unité de la famille, cet élément naturel et fondamental de la société, est un droit essentiel des réfugiés, et que cette unité est constamment menacée… et constatant avec satisfaction que d’après le commentaire officiel du comité spécial de l’apatridie et des problèmes connexes les droits des réfugiés sont étendus au membre de sa famille, et recommande aux gouvernements de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la famille… » Aussi, Le HCR, malgré les efforts consentis, doit donc mesurer toute la portée de cette fracture sociale, car jusqu’à preuve du contraire c’est la branche des Nations Unies qui est censée prendre en charge notre sécurité et notre protection et nous assister autant que possible.

Pour ce qui est de son bras opérationnel dans cette prise en charge, à savoir l’Office Africain pour le Développement et la Coopération (l’OFADEC), les déportés de la vallée sont plus que jamais déçus par son comportement à leur égard.

Rappelons que l’OFADEC s’est engagé en faveur de la Redevabilité, dans le cadre de l’Humanitarian Accountiblity Partnersship(HAP) auquel il a souscrit. Autrement dit cet office estime que dans son entreprise, entre autres, de protection et d’assistance aux réfugiés, ses actes se doivent d’être autant que possibles rendus transparents vis-à-vis des bénéficiaires que ledit office entend aider et appuyer. Et, cette Redevabilité s’entend par l’ensemble des mécanismes par lesquels les individus, les organisations et les Etats rendent compte de leurs actions et en sont tenus pour responsables, d’une part ; et d’autre part, par l’ensemble des mécanismes par lesquels les individus, les organisations et les Etats peuvent exprimer en toute sécurité leur plainte et/ou préoccupation et obtenir réparation.

Nous déportés mauritaniens de la vallée, pensons que nous sommes pris au dépourvu par l’OFADEC.

En effet, sept principes sont à la base de cette notion de redevabilité concernant le programme d’intégration locale dont il est ici question.

1. Respecter et promouvoir les droits des bénéficiaires (refugiés)
2. Etablir les normes applicables dans le travail d’assistance
3. Informer ces bénéficiaires sur ces normes et leur droit de participer
4. Impliquer les bénéficiaires dans la mise en œuvre et l’évaluation des projets qui sont destinés
5. Donner la possibilité aux bénéficiaires et aux personnels de soumettre des plaintes et le cas échéant de trouver des solutions pour y remédier
6. Démontrer l’adhésion aux normes par la supervision et en faisant des rapports sur ce sujet
7. Mettre en œuvre ces principes dans le travail avec des partenaires opérationnels.

Partant de ces principes, nous estimons que le programme d’insertion locale en ce qui nous concerne et non d’intégration locale, tel que mené jusqu’ici est en porte-à-faux avec ces principes en raison du manque de communication, d’implication des bénéficiaires. Toutefois, nous tenons à préciser que nous restons attachés à notre droit à l’information en tant que liberté fondamentale et que garantit la déclaration universelle des droits de l’homme approuvée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette déclaration ainsi que la Charte des Nations Unies sont prise en considération dés l’entame du préambule de la Convention de 1951 relative au statut de Réfugiés. A cet égard, il est préciser que «l’organisation des Nations Unie a, à plusieurs reprises, manifesté la profonde sollicitude qu’elle éprouve pour les réfugiés et qu’elle s’est préoccupée d’assurer à ceux-ci l’exercice le plus large possible des droits de l’homme et des libertés fondamentales… »

Par ailleurs, un autre aspect nous préoccupe profondément et qui demeure toujours sans réponse, c’est celui de notre acquisition des cartes d’identité de refugié devant faire suite à la campagne d’identification des réfugiés aux Sénégal. Nous profitons de l’occasion pour poser le problème continuel des réfugiés mauritaniens qui ne sont pas encore identifiés et enregistrés pour l’obtention de la carte d’identité, faute d’accès aux centres d’inscription (recensement) ou faute de communication. Soulignons que selon les autorités sénégalaises, sur 10 010 cartes d’identité de réfugiés confectionnées, seulement 2 200 cartes ont été distribuées. La raison de ce retard est liée au déroulement de l’élection présidentielle de mars 2012 au Sénégal, qui constituait la priorité de l’administration. Rappelons, que la campagne d’enregistrement des réfugiés au Sénégal qui devait aboutir à l’établissement d’une carte d’identité de réfugié valant titre de séjour pour cinq ans avait débuté en mai 2011.

Aussi, nous interpellons l’opinion nationale sénégalaise et internationale sur ces faits regrettables et nous ne saurions souscrire à un programme qui n’aurait pour fin que de nous utiliser et non nous servir, ceci quitte à ce que l’aide internationale qui devrait nous être destinée soit bloquée, jusqu’au règlement des problèmes susmentionnés. Bien entendu, toutes nos revendications n’excluent pas l’idée d’un retour éventuel dans notre pays à savoir la Mauritanie, dés lors où les conditions sociopolitiques seront satisfaisantes. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment dans la mesure où il y sévit une crise politique sans précédent entre le pouvoir issu du coup d’Etat militaire du 6 aout 2008 et l’opposition et qui se traduit par le non renouvellement du parlement mauritanien dont le mandat a expiré depuis novembre 2011.L’intérêt que nous portons sur la vie politique et sociale doit rappeler à ceux qui feignent de l’ignorer, que nous ne sommes pas des réfugiés classiques qui, par suite d’événements survenus et craignant pour leurs vies, se trouvent hors de la Mauritanie dont nous avons la nationalité. Nous sommes des Apatrides de jure, pour notre écrasante majorité et avons été victimes de la déportation par notre propre gouvernement qui politiquement et administrativement a décidé de dénier notre droit à la nationalité mauritanienne et à nous en priver. Certes, nous sommes aujourd’hui sans nationalité, mais nous sommes tout proches de notre pays et avons le privilège de l’apercevoir, pourvu que nous portions notre regard sur la rive droite du fleuve Sénégal qui est à notre opposé. A cet égard, toute manœuvre ou manipulation visant à nous empêcher de recouvrer un jour nos nationalités mauritaniennes seront vaines, qu’elles proviennent d’individus ou d’institutions, elles seront considérées par nous et à juste titre comme complicité dans la tentative de génocide contre les négro-mauritaniens et telle qu’elle fut envisagée par les autorités mauritaniennes entre 1989 et 1992. Comme en témoignent nos déportations massives dés 1989 au Sénégal et au Mali et qui ont été suivies d’expropriations à grandes échelles et de pogrom à caractère raciste contre nos concitoyens noirs se trouvant en Mauritanie et notamment contre la composante noire de l’armée mauritanienne qui a été victime d’arrestations arbitraires et d’exécutions sommaires et dont les ayants-droit demandent toujours que justice soit faite. Vous comprendrez que de notre point de vue, accepter de nous fondre dans la population sénégalaise qui du reste nous accueille dignement, par une naturalisation, c’est accepter le fait accompli d’une tentative de génocide. Vous comprendrez donc que nous profitons de tous les avantages que le droit international nous procure pour préserver et recouvrer notre dignité. C’est aussi l’occasion de rappeler, que c’est pour la préservation de la dignité humaine que la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide approuvée le 9 décembre 1948, que la déportation et l’esclavage, entre autres, sont définis comme crimes contre l’humanité et sont considérés comme crimes de génocide dés lors où il sont commis dans l’intention de détruire un tout ou partie d’un groupe national. Ces définitions sont reprises par les articles 6 et 7 du statut de Rome de la cour pénale internationale. La déportation ou le transfert forcé de populations y sont définis comme « le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motif admis en droit international ». A cet égard, il s’offre à tout déporté mauritanien la possibilité juridique d’ester en justice en vue de réparer le crime de déportation dont il est victime. Une telle éventualité n’est pas à exclure tant que nous restons attachés à notre pays et c’est la raison essentielle pour laquelle nous restons attachés à notre statut de réfugié au Sénégal, après vingt-trois ans d’exil. Cette éventualité devient de plus en plus probable, dans la mesure où un négationnisme de très mauvais augure concernant les violations massives et graves des droits de l’homme des années 1989-1990 cherche à se frayer un chemin en Mauritanie et qui irrémédiablement risque de ruiner le combat des rapatriés que constituent les ex- réfugiés du Sénégal, ceci en vue du recouvrement de tous leurs droits suite à leurs expulsions en 1989-90. Des droits pourtant garantis par l’accord tripartite susmentionné et non respectés pour l’essentiel par les autorités mauritaniennes qui en sont pourtant partie prenante. Pour finir, nous exigeons au nom de la dignité humaine que l’on se penche sur la question des déportés et réfugiés mauritaniens qui n’ont pas bénéficié des avantages obtenus par nous réfugiés du Sénégal. Aussi, nous remercions tout de même les autorités sénégalaises et celle du HCNUR , pour les efforts consentis pour la solution de nos problèmes et en espérant toujours que d’autres efforts encore plus fructueux seront menés à cet effet.

Vive la liberté, la démocratie et la justice...

Le cadre de concertation des déportés et réfugiés mauritaniens de la vallée du fleuve Sénégal

Richard Toll, le 20 juin 201


Source : Moustapha Touré
Samedi 23 Juin 2012 - 20:42
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