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Mercredi 19 Juin 2013

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy

La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy
La prestation du Président de l’AJD/MR, Monsieur Ibrahima Moctar SARR, le dimanche 12 mai 2013 à la Télévision Mauritanienne, est incontestablement, une intervention politique d’envergure nationale et internationale. Avec justesse, lucidité et pertinence, Monsieur SARR a mis en lumière  la nature du système politique, sa principale faille et le processus historique de sa construction, depuis la gouvernance du  père fondateur et ses conséquences négatives sur le destin du peuple mauritanien et, particulièrement sur la condition de sa composante noire : haratine et africaine mauritanienne.
 
Par un raisonnement clair, précis et sans ambiguïté, il a fait preuve de rigueur et de cohérence, en évoquant des problèmes aussi sensibles que le racisme, l’esclavage, l’impunité, les déportations, les massacres, le déni de nationalité, l’exigence de justice. Il a évoqué également les années sombres du régime d’Ould Taya, sa lourde responsabilité dans la crise politique, sociale, économique et identitaire de la Mauritanie actuelle. Il a invité  la composante arabe mauritanienne à une prise de conscience de la vraie réalité du système politique marqué par la ségrégation, l’esclavage et l’impunité.
 
Monsieur SARR a, en effet,  mis en relief les différentes péripéties de l’histoire politique de la Mauritanie, à travers la gouvernance de ses dirigeants les plus importants, leur rôle déterminant dans la constitution de l’Etat mauritanien et de ses institutions. Les téléspectateurs, ont eu droit, à une prestation qui a fourni des éléments de compréhension de sa place dans l’opposition, de ses rencontres avec l’actuel Président Mohamed Ould Abdoul AZIZ, et des différentes phases de la participation de l’AJD/MR à la majorité présidentielle. Il a donné sa vision de l’avenir de la Mauritanie, dans toutes ses dimensions. Son expérience l’a confronté à la dure réalité du système, la prison, l’impossible réintégration en tant que journaliste, la non-prise en compte de ses droits à une pension de retraite, l’injustice, l’humiliation, la torture et l’exclusion de la composante africaine noire.
 
Il a martelé que le problème fondamental de la Mauritanie est un problème de cohabitation de toutes ses composantes, le partage politique du pouvoir, la répartition équitable des richesses du pays, une gestion politique fondée sur la justice, l’égalité et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays. Il a également montré l’absurdité et l’aberration que constitue le choix du monolinguisme, par l’imposition idéologique et politique de l’arabe contre la richesse linguistique de la Mauritanie.  Il a mis en lumière sa réelle connaissance du système, la cécité de l’élite dirigeante devant l’impérieuse nécessité de prise en compte de la mondialisation.
 
Monsieur Ibrahima SARR a alerté sur le danger que représente le système mis en place par Moctar Ould Daddah, continué et approfondi, de manière catastrophique, par Ould Taya, aujourd’hui poursuivi par Ould Abdoul AZIZ, par l’opération du recensement.
 
Avec beaucoup de dignité, et ce, sans amertume, il a exprimé les espoirs que représentait Ould Abdoul AZIZ et la chance historique que l’actuel président aurait pu saisir pour amorcer un tournant pour la réconciliation nationale. Il a donné des pistes et des propositions politiques concrètes et claires pour sortir de l’impasse et de la crise politique actuelle : l’instauration d’un espace véritable d’un débat politique sans tabou. Il a exhorté Ould Abdoul AZIZ et la classe politique à prendre leurs responsabilités pour éviter à la Mauritanie le chaos. Le système a atteint sa saturation, a-t-il souligné, avec une argumentation aussi profonde qu’explicite. Il faut concevoir une alternative politique crédible et, selon Monsieur SARR, elle est possible et il en est porteur et animateur en tant que militant et acteur, depuis plusieurs années.
 
Tout en reconnaissant la dure réalité, Monsieur SARR, est résolument convaincu de l’avenir de la Mauritanie, en s’inscrivant dans une logique de construction d’une société fondée sur la reconnaissance sans réserve de sa diversité. Celle-ci constitue un incontournable dans la résolution du problème politique fondamental de la Mauritanie et l’éradication du système qui n’a jamais été viable.
 
C’est avec hauteur de vue, un sens de la responsabilité et la simplicité, que le Président de l’AJD/MR a répondu aux questions des journalistes. Avec clarté et sérénité, Monsieur SARR a exposé le projet politique de son parti pour une Mauritanie tournée vers l’avenir. L’intervention du premier responsable de l’AJD/MR, par son analyse de la situation politique, sociale et économique et les propositions qu’il a exposées, présente une alternative crédible. On ne pourra plus faire l’impasse sur un des hommes politiques les plus capables, de contribuer à l’avènement d’une société mauritanienne fondée sur la justice, la liberté et la fraternité. La construction de la Mauritanie ne peut faire l’impasse sur l’éradication de la ségrégation raciale et l’esclavage a-t-il exprimé avec insistance, et un sens de la mesure.
 
L’enjeu politique programmatique du discours du Président de l’AJD/MR est une énonciation claire et constructive d’une politique de civilisation. A cet égard,  l’intervention télévisée de Monsieur Ibrahima Moctar SARR n’est pas une révélation, mais la confirmation de la cohérence d’un engagement et de son enracinement dans une conception respectueuse de la diversité constitutive de la société mauritanienne. Le discours politique présenté par le premier responsable de l’AJD/MR est remarquable par sa constance et sa fidélité au choix éthique qui fonde et anime sa volonté à être au service de son pays. Il a toujours fait le choix avec courage, détermination et dignité de combattre un système injuste et dépassé.
 
La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.
 
AVOMM adresse toutes ses félicitations à Monsieur Ibrahima Moctar SARR, Président de l’AJD/MR, à ses collaborateurs et à tous les militants de cette formation politique qui a fait le choix d’une alternative politique crédible et courageuse pour la Mauritanie.  Il ressort de cette brillante intervention, que Monsieur Ibrahima Moctar SARR est convaincu qu’une autre Mauritanie est possible et, que sa réalisation passe par une volonté politique commune de rompre avec le système ségrégationniste, esclavagiste de domination et d’oppression de la composante noire.
 
 
Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM
Paris le 14 mai 2013

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Des balles dans le corps présidentiel! Un mythe s'effondre par Abdoulaye Diagana


Des balles dans le corps présidentiel! Un mythe s'effondre par Abdoulaye Diagana
Que peut-on donc ressentir quand des projectiles vous transpercent la peau ? Il y a peu de risques de se tromper en affirmant que personne ne souhaite vivre une telle mésaventure. C’est valable pour M. Lamine Mangane (tué à Maghama), pour Mlle Raja Mint Weiss Ould Esyadi (accidentellement atteinte d’une balle) et pour M. Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le premier cité ne pourra pas en dire davantage : il a emporté le secret dans la tombe. Les deux autres oui. Et après ça ? La vie peut-elle redevenir comme avant quand on a entendu des balles siffler autour de soi et qu’on a cru arrivée l’heure d’aller rendre des comptes ? Les conjectures vont bon train. Il est plus prudent de laisser l’avenir (dont nous ne savons rien) nous édifier.

Ce répit ne dissipe cependant pas les mystères qui entourent l’incident. A supposer que le puissant somnifère servi par le ministre de la communication (un modèle à enseigner dans les écoles de communication) ait un début de trace de probabilité, il s’agirait au mieux d’une imprudence ; au pire d’une irresponsabilité inqualifiable de la part d’un président qui gouverne un pays dans un contexte aussi trouble.

D’abord parce qu’ayant lui-même pris le pouvoir par la force, il est bien placé pour savoir que sans la supériorité que lui confère la puissance des armes de sa protection rapprochée, il n’aurait pas dominé la scène politique nationale comme il le fait depuis la chute du dictateur Ould Taya en 2005. Changement en dépit duquel d’ailleurs, la Mauritanie est restée un Etat militaro-policier dont l’appareil sécuritaire héberge des tortionnaires et des criminels pour qui ôter une vie humaine ne pose pas de problème de conscience.

Légèreté ensuite parce que ce serait la preuve que le chef de l’Etat ne fait pas confiance à ses propres services de sécurité.

Légèreté et irresponsabilité enfin en ce sens que le pays est impliqué dans la lutte contre le terrorisme islamiste en cette veille d’intervention militaire au Mali, c’est-à-dire dans la case voisine.

Mais il reste peu de personnes encore sous hypnose pour accorder du crédit à la version officielle. Et quelles que soient les circonstances dans lesquelles cet incident est survenu, les conséquences en seront désastreuses. Il sera désormais difficile de prétendre que le pays est sécurisé au moment même où le corps présidentiel est exposé aux balles, nous dit-on, d’une patrouille militaire.

De même, l’apparition à la télévision d’un président couché, atteint, affaibli, en pyjama aura un impact désastreux sur l’image d’un Mohamed Ould Abdel Aziz qui aimait passer pour un homme fort, puissant, physiquement courageux et solide, sportif, adepte des bras de fer… Les citoyens ordinaires et les adversaires politiques retiendront désormais qu’il est vulnérable. Il est « banalisé », comme les Américains l’avaient fait de l’empereur Japonais Hirohito, au sortir de la deuxième guerre mondiale : « le fils du Soleil », le « fils des dieux » apparaissait en pyjama, jardinant comme n’importe quel Japonais ordinaire. Le mythe s’est effondré. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter un prompt rétablissement à M. Mohamed Ould Abdel Aziz comme on le ferait avec n’importe quelle personne victime de ce genre de mésaventure. Lui souhaiter aussi de disposer de suffisamment de lucidité et de clairvoyance pour gérer "l'après" loin des pièges de la gestion et de la cavalcade solitaires. Parce qu'un Etat ne se gère pas comme une boutique ou une propriété privée.

Quant à la patrouille, le moins que nous puissions en dire c’est qu’elle a montré ses limites en matière de sécurité : la voiture « suspecte » a réussi à lui échapper et à rouler jusqu’à l’hôpital militaire. S’il s’était agi d’un commando terroriste kamikaze, l’hôpital militaire serait aujourd’hui dans un autre état.

Abdoulaye DIAGANA



Source: Kassataya
Lundi 22 Octobre 2012 - 05:43
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1.Posté par FUUTA le 22/10/2012 17:08
Félicitations à Abdoul Diagana, la véritié rien que la vérité

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