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Vendredi 24 Mai 2013

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy

La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy
La prestation du Président de l’AJD/MR, Monsieur Ibrahima Moctar SARR, le dimanche 12 mai 2013 à la Télévision Mauritanienne, est incontestablement, une intervention politique d’envergure nationale et internationale. Avec justesse, lucidité et pertinence, Monsieur SARR a mis en lumière  la nature du système politique, sa principale faille et le processus historique de sa construction, depuis la gouvernance du  père fondateur et ses conséquences négatives sur le destin du peuple mauritanien et, particulièrement sur la condition de sa composante noire : haratine et africaine mauritanienne.
 
Par un raisonnement clair, précis et sans ambiguïté, il a fait preuve de rigueur et de cohérence, en évoquant des problèmes aussi sensibles que le racisme, l’esclavage, l’impunité, les déportations, les massacres, le déni de nationalité, l’exigence de justice. Il a évoqué également les années sombres du régime d’Ould Taya, sa lourde responsabilité dans la crise politique, sociale, économique et identitaire de la Mauritanie actuelle. Il a invité  la composante arabe mauritanienne à une prise de conscience de la vraie réalité du système politique marqué par la ségrégation, l’esclavage et l’impunité.
 
Monsieur SARR a, en effet,  mis en relief les différentes péripéties de l’histoire politique de la Mauritanie, à travers la gouvernance de ses dirigeants les plus importants, leur rôle déterminant dans la constitution de l’Etat mauritanien et de ses institutions. Les téléspectateurs, ont eu droit, à une prestation qui a fourni des éléments de compréhension de sa place dans l’opposition, de ses rencontres avec l’actuel Président Mohamed Ould Abdoul AZIZ, et des différentes phases de la participation de l’AJD/MR à la majorité présidentielle. Il a donné sa vision de l’avenir de la Mauritanie, dans toutes ses dimensions. Son expérience l’a confronté à la dure réalité du système, la prison, l’impossible réintégration en tant que journaliste, la non-prise en compte de ses droits à une pension de retraite, l’injustice, l’humiliation, la torture et l’exclusion de la composante africaine noire.
 
Il a martelé que le problème fondamental de la Mauritanie est un problème de cohabitation de toutes ses composantes, le partage politique du pouvoir, la répartition équitable des richesses du pays, une gestion politique fondée sur la justice, l’égalité et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays. Il a également montré l’absurdité et l’aberration que constitue le choix du monolinguisme, par l’imposition idéologique et politique de l’arabe contre la richesse linguistique de la Mauritanie.  Il a mis en lumière sa réelle connaissance du système, la cécité de l’élite dirigeante devant l’impérieuse nécessité de prise en compte de la mondialisation.
 
Monsieur Ibrahima SARR a alerté sur le danger que représente le système mis en place par Moctar Ould Daddah, continué et approfondi, de manière catastrophique, par Ould Taya, aujourd’hui poursuivi par Ould Abdoul AZIZ, par l’opération du recensement.
 
Avec beaucoup de dignité, et ce, sans amertume, il a exprimé les espoirs que représentait Ould Abdoul AZIZ et la chance historique que l’actuel président aurait pu saisir pour amorcer un tournant pour la réconciliation nationale. Il a donné des pistes et des propositions politiques concrètes et claires pour sortir de l’impasse et de la crise politique actuelle : l’instauration d’un espace véritable d’un débat politique sans tabou. Il a exhorté Ould Abdoul AZIZ et la classe politique à prendre leurs responsabilités pour éviter à la Mauritanie le chaos. Le système a atteint sa saturation, a-t-il souligné, avec une argumentation aussi profonde qu’explicite. Il faut concevoir une alternative politique crédible et, selon Monsieur SARR, elle est possible et il en est porteur et animateur en tant que militant et acteur, depuis plusieurs années.
 
Tout en reconnaissant la dure réalité, Monsieur SARR, est résolument convaincu de l’avenir de la Mauritanie, en s’inscrivant dans une logique de construction d’une société fondée sur la reconnaissance sans réserve de sa diversité. Celle-ci constitue un incontournable dans la résolution du problème politique fondamental de la Mauritanie et l’éradication du système qui n’a jamais été viable.
 
C’est avec hauteur de vue, un sens de la responsabilité et la simplicité, que le Président de l’AJD/MR a répondu aux questions des journalistes. Avec clarté et sérénité, Monsieur SARR a exposé le projet politique de son parti pour une Mauritanie tournée vers l’avenir. L’intervention du premier responsable de l’AJD/MR, par son analyse de la situation politique, sociale et économique et les propositions qu’il a exposées, présente une alternative crédible. On ne pourra plus faire l’impasse sur un des hommes politiques les plus capables, de contribuer à l’avènement d’une société mauritanienne fondée sur la justice, la liberté et la fraternité. La construction de la Mauritanie ne peut faire l’impasse sur l’éradication de la ségrégation raciale et l’esclavage a-t-il exprimé avec insistance, et un sens de la mesure.
 
L’enjeu politique programmatique du discours du Président de l’AJD/MR est une énonciation claire et constructive d’une politique de civilisation. A cet égard,  l’intervention télévisée de Monsieur Ibrahima Moctar SARR n’est pas une révélation, mais la confirmation de la cohérence d’un engagement et de son enracinement dans une conception respectueuse de la diversité constitutive de la société mauritanienne. Le discours politique présenté par le premier responsable de l’AJD/MR est remarquable par sa constance et sa fidélité au choix éthique qui fonde et anime sa volonté à être au service de son pays. Il a toujours fait le choix avec courage, détermination et dignité de combattre un système injuste et dépassé.
 
La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.
 
AVOMM adresse toutes ses félicitations à Monsieur Ibrahima Moctar SARR, Président de l’AJD/MR, à ses collaborateurs et à tous les militants de cette formation politique qui a fait le choix d’une alternative politique crédible et courageuse pour la Mauritanie.  Il ressort de cette brillante intervention, que Monsieur Ibrahima Moctar SARR est convaincu qu’une autre Mauritanie est possible et, que sa réalisation passe par une volonté politique commune de rompre avec le système ségrégationniste, esclavagiste de domination et d’oppression de la composante noire.
 
 
Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM
Paris le 14 mai 2013

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Discours du Président à l’occasion de la fête : Rien de particulier.


Discours du Président à l’occasion de la fête : Rien de particulier.
Contrairement aux rumeurs distillées par certains journaux et sites électroniques de la place, le discours à l’occasion de la fête de Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas été « plus grand que ça ».

Beaucoup, pas dupes du tout savaient que « yemme n’enfante pas un beau garçon ». Les autres, ceux qui veulent faire croire à eux mêmes c’auquel ils ne croient pas ne doivent en vouloir qu’à eux mêmes. Qu’ils déchantent et ils déchanteront encore et encore !

Une torture de trois minutes d’une très mauvaise lecture d’un élève très moyen de cours élémentaire, truffée de fautes et d’incohérences grammaticales qui ont certainement fait trembler Sibawayh dans sa tombe et comble du désastre en cette fin du mois béni du Ramadan, le mois du Coran, une sourate de ce texte sacré est massacré par le prétendument Président de la République Islamique de Mauritanie.

Comme l’a dit quelqu’un : « C’était bien un bon ramadan pour ceux qui l’ont passé sous la clim, sans soucis de coupure, ni de dettes, ni d’habits pour les enfants, sans avoir ressenti la canicule de quelques jours qui furent particulièrement chauds ».
Un bon Ramadan pour ceux qui ne pensent pas comme les milliers de travailleurs de la fonction publique restés sans salaires à comment joindre les deux bouts après que le Ramadan les a ruinés et que les banques aient refusé de leur viser qu’au compte gouttes. Le discours présidentiel était classique. Rien qui permette aux fonctionnaires d’espérer avoir des conditions meilleures.

Aziz et ses ministres et autres hauts commis de l’Etat étaient là sur la palce Ibn Abbas dans leurs provocateurs accoutrements à écouter des sermons qui j’en suis sûr entreront par une oreille et sortiront par l’autre. En ce moment, plus de 90 % de père de familles jouent à l’équilibriste pour se maintenir. L’acte de désespoir de l’infirmier d’Arafat est un message clair qui en dit long sur les conditions dramatiques que vivent les dizaines de milliers de travailleurs de cette fonction publique, la plus misérable de la sous région.

Côté grâce présidentielle. Rien. Pourtant, c’était l’occasion pour Aziz de se débarrasser de deux hommes encombrants : Mohamed Lemine Ould Dadde et Birame Ould Dah.Ses régulières interférences dans leur dossier sont à l’origine de l’attitude des juges qui les gèrent. Or, si l’on ne parle que du point de vue du droit, les deux hommes auraient bénéficié d’un non lieu pour vice de forme.

Pour Ould Dadde l’absence d’une mise en demeure dans le dossier devait entraîner la nullité de la procédure et pour Birame le dessaisissement de la cour criminelle d’un dossier vide est tout aussi éloquent. La lutte contre la gabegie au nom de laquelle Ould Dadde est retenu ne trompe plus personne.

La gabegie ne s’est jamais aussi mieux portée qu’aujourd’hui. La différence avec celle qui prévalait au temps de Maouya Ould Sid’Ahmed Taya est que son champ s’est tout simplement rétréci et c’est juste une poignée de personnes qui détourne méthodiquement les ressources nationales à travers des conventions de pêches façon, des contrats de partages qui ne profitent qu’à eux avec les multinationales et autres avantages et marchés de gré à gré à des sociétés écran dont l’appartenance à des très hautes personnalités de l’Etat est un secret de Polichinelle.

La jalousie sur l’Islam et ses sources pour lesquelles le défenseur des droits de l’homme Birame Ould Dah croupit en prison est une mise en scène pour susciter le sentiment de victimisation de la communauté afin de régler son compte à un jeune homme gênant qui est resté rebelle aux propositions mirobolantes des postes et de l’argent et qui devient de plus en plus écouté dans cercles milieux qui ont permis grâce à la supercherie du slogan « Président des pauvres » l’élection de 2009 et sur lesquels le pouvoir compte encore pour rééditer son prochain coup électoral.

Sneiba El Kory.

Le Calame
Mardi 21 Août 2012 - 15:16
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