Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Entretien Exclusif avec SE Michel VANDEPOORTER : Ambassadeur de France en Mauritanie



«Si malheureusement, le dialogue pouvait ne pas se nouer le 20 Octobre, si l’on s’apercevait que le gouvernement en place n’a pas du tout l’intention de s’orienter vers un retour à la légalité constitutionnelle, la lettre même des engagements pris par la Mauritanie, comme par tous les autres pays signataires des accords de Cotonou, ferait que des sanctions seraient décidées immédiatement


Entretien Exclusif avec SE Michel VANDEPOORTER : Ambassadeur de France en Mauritanie
Les réunions de concertation entre l’UE et la Mauritanie seront entamées le 20 octobre. La France assure actuellement la présidence de l’UE. Pour prendre la mesure des enjeux de ces concertations, le Quotidien de Nouakchott a rencontré Michel Vandepoorter, ambassadeur de France en Mauritanie.

Le Quotidien de Nouakchott : Excellence, on ne peut pas dire que vous entamez votre séjour diplomatique en Mauritanie sous les meilleurs auspices. Vous êtes accueilli, à votre arrivée, par une crise politique entre le président et le Parlement. Une crise qui finalement a évolué avec le coup d’Etat du 6 août 2008.

Michel Vandepoorter : Je voudrais d’abord dire que je suis très heureux d’être en Mauritanie ; que votre pays m’a tout de suite séduit. C’est vrai que les circonstances pourraient êtres plus détendues. Elles sont aujourd’hui difficiles mais cela fait aussi partie de ce qui peut attendre un diplomate. Moi, ce qui m’intéresse, c’est appliquer les programmes de coopération qu’on a vus apparaître au mois de décembre, lorsque j’ai su que j’allais me rendre en Mauritanie, et alors que se réunissait, à Paris, le Groupe Consultatif de la Banque Mondiale pour la Mauritanie. Il y a de belles perspectives de développement. Mais il s’agit aussi d’aider la Mauritanie dans des circonstances difficiles comme celles-ci. C’est comme cela que je conçois mon métier.

Le Quotidien de Nouakchott : La réaction de la France au coup d’Etat à Nouakchott a semblé mitigée, confuse. Tantôt le ministre français de la coopération annonce que la France est prête à soutenir une nouvelle transition en Mauritanie, tantôt c’est une position de condamnation plus affirmée par l’Elysée.

M.V : Non, il n’y a pas de confusion. Il n’y a qu’une seule position française. Cette position a été exprimée à plusieurs reprises dans des communiqués. Elle condamne clairement le Coup d’Etat du 6 Août.

Le Quotidien de Nouakchott : Toujours dans le cadre bilatéral, la France a unilatéralement, par rapport au reste de la communauté Européenne, décidé, le 13 août, le gel de son apport au développement symbolisé par le Document Cadre de Partenariat (DCP) pour un montant de 100 millions d’euros. Or, ce DCP fixe comme axes prioritaires l’eau, l’éducation, l’assainissement et la gestion des ressources naturelles. Des programmes qui entrent en droite ligne dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

«Il faut pour que ce DCP soit bien appliqué qu’il exprime une relation de confiance avec un gouvernement démocratique…»

M.V : L’application du Document Cadre de Partenariat, signé en décembre à Paris, avec le gouvernement issu des élections de 2006 et 2007, fait partie d’une relation d’ensemble tissée entre la France et la Mauritanie . Il faut pour que ce DCP soit bien appliqué qu’il exprime une relation de confiance avec un gouvernement démocratique qui représente pleinement la nation Mauritanienne et avec lequel nous pouvons travailler. Comme vous le savez, nous avons condamné le coup d’Etat et donc nous estimons que le gouvernement issu de ce coup d’Etat n’est pas légitime. C’est un gouvernement de fait .Il est vrai que nous avons annoncé le gel de notre coopération. Malheureusement, ce gel fait que nous n’étudions pas de nouveaux projets dans les secteurs que vous avez cités ; tout en mesurant bien que ces secteurs sont essentiels pour le progrès, le bien-être de la population mauritanienne. Mais, encore une fois, on ne peut travailler qu’avec un gouvernement qui représente vraiment toute la Mauritanie de manière démocratique .Je voudrais à cette occasion préciser que ce qui est en cours se poursuit.

«Nous avons exclu des mesures de gel, tout ce qui relève de la sécurité alimentaire

Nous continuons d’aider la Mauritanie dans le domaine de l’éducation. Rien dans ce domaine n’a été arrêté. Nous avons simplement dit que pour l’avenir nous n’envisagions pas l’exécution de nouveaux projets. De la même manière, nous avons exclu des mesures de gel des programmes qui ont un caractère humanitaire comme, par exemple, le programme du forfait obstétrical, lancé par la France en Mauritanie. C’est un grand succès qui est appelé, à mon avis, à servir de modèle pour toute la région .C’est un programme très simple de mutualisation qui permet à toute future maman mauritanienne de bénéficier pour l’équivalent de cinq milles ouguiyas d’examens prénataux, d’une couverture médicale, d’un accouchement médicalisé quelles que soient les complications et les circonstances. Ce programme, on l’a vu, a permis à la Mauritanie de progresser rapidement vers deux objectifs du millénaire que sont la réduction de la mortalité maternelle et la réduction de la mortalité infantile .C’est le genre de programme à caractère humanitaire qui persistera. De même, nous avons exclu des mesures de gel, tout ce qui relève de la sécurité alimentaire. La France a apporté une aide relativement importante à la Mauritanie lorsqu’il y a eu des craintes pour la sécurité alimentaire. J’ai eu le plaisir de signer avec le commissariat à la sécurité alimentaire, un accord, le 31 juillet dernier.

Le Quotidien de Nouakchott : Au sujet de ces relations bilatérales, celles-ci ont connu en 1999 un premier soubresaut avec l’arrestation en France d’un officier mauritanien. Elles ont aussi été touchées par l’attentat qui a coûté la vie à quatre touristes français en décembre 2007 ; un attentat à la suite duquel le Quai d’Orsay en tout cas semble faire une « mauvaise publicité » à la Mauritanie en déconseillant aux voyageurs français de s’y rendre. Et pour couronner le tout, vous avez reçu la protestation officielle du ministère des affaires étrangères mauritanien au sujet de l’invitation d’un membre de l’ancien gouvernement à une rencontre au Luxembourg. Toutes ces questions créent-elles une suspicion entre la France et la Mauritanie ?

M.V : Nous avons eu, effectivement, la douleur de perdre quatre de nos compatriotes dans un attentat à Aleg, le 24 décembre 2007. Mais évidemment, nous n’en tenons pas la Mauritanie pour responsable. Nous y avons vu malheureusement une nouvelle preuve que la Mauritanie était une cible du terrorisme comme d’autres pays voisins tels le Maroc, l’Algérie, l’Egypte mais aussi la France qui a connu des vagues d’attentats extrêmement meurtriers, il y a une vingtaine d’années. Cela nous incite à nous rapprocher encore davantage de la Mauritanie en vue de l’aider à combattre ce fléau qui touche beaucoup de pays à travers le monde.

A partir de là, nous avons une responsabilité à l’égard de nos compatriotes qui est de leur donner les bons conseils et de ne pas les laisser sans information. Mais il ne faut pas dire que la France décourage les français à venir en Mauritanie. Regardez bien la page conseils aux voyageurs sur le site de l’ambassade de France ou celle sur celui du ministère des affaires étrangères et vous verrez que nous conseillons la vigilance. Ce qui est normal compte tenu du fait qu’en Mauritanie, comme en France et tant d’autres pays, il faut vivre avec ce risque terroriste ; Il faut donc prendre un certain nombre de précautions. En France, nous avons un plan « Vigipirate » qui fait qu’il y a des contraintes qui pèsent sur les français dans leur vie quotidienne en raison justement du risque d’attentat. C’est malheureusement la même chose ici. Mais notre souci est de donner les conseils nécessaires aux voyageurs en faisant attention, par exemple, au développement du tourisme en Mauritanie. Lorsque nous recommandons aux français de voyager en groupe, c’est finalement les inciter à recourir aux agences de tourisme locales. C’est une mesure de son sens. S’il n’y avait pas le terrorisme l’amplitude du territoire mauritanien, l’isolement de certaines régions ferait qu’il serait préférable de circuler en groupe. Mais encore une fois, notre souci est de donner de bons conseils ; non de fermer des destinations.

Le Quotidien de Nouakchott : Il existe aujourd’hui, par rapport à la crise que traverse notre pays, une situation de fait. L’Armée a pris le Pouvoir et elle reste soutenue par une majorité d’élus du Peuple dont ceux de l’Opposition démocratique. De l’autre côté, le FNDD refuse cet état de fait.
En votre qualité spécifique d’ambassadeur de France en Mauritanie, vous qui avez rencontré tous les protagonistes de la crise politique, pensez-vous que les avis des uns et des autres seraient conciliables ?

« Les sanctions sont lourdes parce que l’UE est le premier bailleur multilatéral et parce qu’aussi les pays membres de l’UE sont les principaux bailleurs bilatéraux. Il faut donc éviter que ces sanctions se mettent en place parce qu’après il faudra des années pour rétablir les programmes de coopération

M.V : J’ai effectivement eu le privilège de rencontrer, ces derniers jours, un grand nombre de responsables politiques. Je souhaitais les rencontrer pour, d’une certaine manière, préparer la réunion de concertation avec l’UE qui se tiendra le 20 Octobre. C’est une réunion extrêmement importante parce que ces consultations s’inscrivent dans le cadre de l’article 96 des accords de Cotonou. Des accords que la Mauritanie, comme une centaine d’autres pays, a signés et ratifiés. C’est une offre de dialogue pour trouver le moyen de retourner rapidement et définitivement, nous le souhaitons, à l’ordre constitutionnel. Mais il y a aussi et cela est prévu dans les mêmes accords la menace de mesures restrictives ; c'est-à-dire des sanctions pour le cas où la Mauritanie, en l’occurrence, ne prendrait pas d’engagements pour rétablir dès que possible la légalité constitutionnelle. Et compte tenu de l’importance de l’aide que l’UE apporte à la Mauritanie ainsi que celle apportée par les pays membres de l’Union, j’ai voulu souligner auprès de tous les responsables politiques l’enjeu que représentent ces consultations. Il faut que toute la classe politique considère bien que ce n’est pas la junte militaire qui a fait le coup d’Etat qui va se présenter devant l’Union Européenne. C’est d’une certaine manière toute la Mauritanie qui est concernée. Il faut que votre pays puisse véritablement s’engager, grâce à l’offre de dialogue faite par l’Union Européenne, et qui se mettra en place dès le 20 Octobre, dans une voie de retour à la légalité constitutionnelle pour échapper à ces sanctions. Ces dernières sont lourdes parce que l’UE est le premier bailleur multilatéral et parce qu’aussi les pays membres de l’UE sont les principaux bailleurs bilatéraux. Il faut donc éviter que ces sanctions se mettent en place parce qu’après il faudra des années pour rétablir les programmes de coopération.

Il faut rappeler, dans ce cadre, que le Togo est resté isolé pendant quinze ans et que lorsqu’il est apparu que l’UE pouvait renouer avec ce pays, il a fallu près de trois ans pour remettre les choses en place.

Le Quotidien de Nouakchott : Justement quelle est l’efficacité de ces sanctions si leur impact est beaucoup plus ressenti par les populations que par les régimes en place ?

M.V : C’est vrai. Mais c’est comme je disais tout à l’heure à propos du document cadre de partenariat entre la France et la Mauritanie. L’aide au développement est une relation de confiance. C’est pourquoi l’on parle d’ailleurs de partenariat. C’est donc une relation de confiance entre deux gouvernements ou entre un ensemble d’Etats comme l’UE et un gouvernement. Il faut que cette relation de confiance puisse se nouer pour que les programmes bénéficiant à la population puissent prendre tout leur sens. De la même manière, tous les Etats y compris tous les gouvernements ont besoin d’aide extérieure pour appliquer leurs propres programmes.

Le Quotidien de Nouakchott : Il existe au plan interne plusieurs propositions parmi lesquelles la feuille de route des parlementaires favorables au renversement du président déchu ; mais il y a aussi une proposition récente du président de l’assemblée nationale. Mais toutes achoppent sur le rôle et le statut que l’on devrait accorder au président déchu ou encore au HCE. Dans son entendement l’UE parle d’un retour à la légalité par le rétablissement du président déchu dans ses fonctions. Pour la junte au pouvoir et la majorité des parlementaires, il ne peut en être cas. C’est plutôt un positionnement cornélien ?

«Les propositions de retour à la légalité constitutionnelle ne peuvent être que mauritaniennes»

M.V : C’est bien qu’il y ait des propositions mauritaniennes. De toute façon, les propositions de retour à la légalité constitutionnelle ne peuvent être que mauritaniennes. Il n’y a que les mauritaniens qui peuvent voir entre eux comment rétablir l’ordre constitutionnel. Je pense que –et c’est l’expérience d’un vieux diplomate- qu’il faut commencer par ce qui unit tout le monde.

De toutes les conversations que j’ai eues, j’ai bien le sentiment qu’il y a des éléments très importants sur lesquels toutes les parties peuvent se retrouver. Sur la base d’un socle de principes, d’idées, de préoccupations de voir la Mauritanie dans une impasse depuis plusieurs semaines, les parties peuvent engager un dialogue qui créera à un climat de confiance qui permettra, à son tour, de régler les problèmes les plus difficiles. Ce qui est important et que j’ai souhaité dire à tout le monde, c’est qu’il faut que tous les responsables politiques soient associés à la recherche de cette solution. Le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi doit être libre de ses mouvements, de sa parole. Il doit pouvoir apporter sa contribution à la recherche d’une solution, comme le Général Abdel Aziz. Il faut que tout le monde se mette ensemble pour trouver cette solution.

« Le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi doit être libre de ses mouvements, de sa parole. Il doit pouvoir apporter sa contribution à la recherche d’une solution, comme le Général Abdel Aziz »

Le Quotidien de Nouakchott : Vous évoquez cette nécessité de convergence pour une recherche de solution. Le gouvernement se propose d’organiser des journées de concertation. Si ces journées interviennent entre deux rounds de consultations avec l’UE, vous y assisteriez ne serait-ce que pour contribuer à une éventuelle sortie de crise ?

«Si les journées nationales de concertation sont organisées par le gouvernement en place et les parlementaires qui le soutiennent, sans la participation du reste de la classe politique, on reste dans l’hypothèse d’une consolidation du coup d’Etat»

M.V : L’idée de ces journées de concertation est en soi une bonne idée parce qu’on voit bien qu’il y a une crise politique au- delà même du coup d’Etat. Il y a donc de vrais sujets dont les citoyens ordinaires, les élus et les partis doivent débattre entre eux. On voit bien qu’il y a des questions qui n’ont pas véritablement été abordées en 2005 et 2007. Ce serait une bonne occasion aussi d’en débattre. Il faut se fixer un certain nombre d’objectifs à la reprise du processus démocratique. En soi, les journées de concertation sont très utiles. Mais ça dépend du cadre dans lequel elles sont organisées. Si elles sont organisées par le gouvernement en place et les parlementaires qui le soutiennent, sans la participation du reste de la classe politique, on reste dans l’hypothèse d’une consolidation du coup d’Etat. Pour nous, la condition de légitimité, c’est comme je le disais, est que tous les responsables politiques y compris le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi et ses partisans mais aussi le Général Abdel Aziz, les parlementaires qui le soutiennent, l’opposition démocratique pourra donc participer à ce processus qui engage toute la communauté politique mauritanienne aussi que les citoyens ordinaires. Si ce processus peut s’enclencher au moment des concertations du 20 octobre, l’UE serait désireuse d’aider à ce processus qui devrait ramener la Mauritanie plus rapidement à l’ordre constitutionnel. Les représentants Européens pourraient bien, pourquoi pas, y participer. Je rappelle seulement que si c’est une initiative du Gouvernement actuel, sans les autres, cela ne nous intéresse pas. Si par contre, c’est une initiative engageant toute la classe politique, toute la nation mauritanienne pour le retour à la légalité constitutionnelle et dans le cadre du dialogue qui va se nouer le 20 octobre avec l’ UE, nous serons heureux de soutenir ce processus.

Le Quotidien de Nouakchott : Pour ses relations historiques avec notre pays, la France qui préside le conseil de l’Europe est-elle un peu embarrassée par le dossier « Mauritanie » ?

M.V : L’ UE était impliquée dans la transition 2005 – 2007. Elle a aidé la Mauritanie à prendre un certain nombre d’engagements et à organiser tous les scrutins qui ont été menés avec succès. L’UE a observé ces scrutins. Sa réaction de condamnation est donc à la mesure de la déception. Nous considérions la Mauritanie comme un modèle de transition démocratique réussie dans la région.
Tout a été remis en question par le coup d’Etat du 6 Août. C’est un souci de plus pour la présidence du Conseil Européen que la France exerce jusqu’à la fin de l’année.
Mais si cette présidence et notre amitié profonde pour la Mauritanie peuvent aider l’ UE à faire en sorte qu’elle joue un rôle utile pour rétablir la démocratie dans ce pays, nous en serons très heureux.

Le Quotidien de Nouakchott : En cas d’impasse dans les consultations politiques avec l’UE, la France passerait – elle aussi par les sanctions?

M.V : Si malheureusement, le dialogue pouvait ne pas se nouer le 20 Octobre, si l’on s’apercevrait que le gouvernement en place n’a pas du tout l’intention de s’orienter vers un retour à la légalité constitutionnelle, la lettre même des engagements pris par la Mauritanie, comme par tous les autres pays signataires des accords de Cotonou, ferait que des sanctions seraient décidées immédiatement. Et si l’ UE décidait de ces sanctions, tous les pays membres de l’ UE y compris la France, suivront. Mais nous souhaitons éviter cette perspective qui serait catastrophique pour tout le monde.

Propos recueillies par Jedna Deida

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Source: quotidiennouakchott
(M) avomm
Mercredi 15 Octobre 2008 - 19:01
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