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Jeudi 2 Octobre 2014

Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......

Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."

E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif:

Mme Rougui Dia, présidente

M.Amadou Bathily , secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, chargé de la communication et porte-parole

M. Demba Fall, trésorier

M. Ngolo Diarra, secrétaire chargé de l'organisation

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Mme Mireille Hamelin, webmestre

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AVOMM

Intervention d'Ousmane Abdoul SARR lors de la quinzaine des droits de l’Homme organisée par la Fédération AJD/MR USA/CANADA


Intervention d'Ousmane Abdoul SARR lors de la quinzaine des droits de l’Homme organisée par la Fédération AJD/MR USA/CANADA
Je remercie sincèrement la Fédération de l’AJD/MR USA/CANADA de m'avoir offert l'occasion d'être parmi vous, tout en mesurant ce qu'une telle opportunité représente pour notre organisation dont la mission fondamentale est la défense des droits humains, particulièrement les droits des victimes des événements tragiques qui ont marqué l'histoire de la Mauritanie de 1986 à 1992, voire jusqu'au départ de Ould Taya en 2005.

Votre implantation au coeur des sociétés démocratiques est un atout majeur dans le but de la médiatisation de notre drame auprès des femmes et des hommes qui ont fait de la défense des droits humains et des victimes, un combat universel.

Il ne serait pas exagéré de dire que l'alliance entre les partis politiques et les organisations de défense des droits humains est un impératif vital pour la construction d'une société mauritanienne débarrassée des tares structurelles qui empêchent notre pays de rejoindre le concert des nations civilisées et prospères du monde.

La Mauritanie actuelle est victime de deux tares majeures.

- L'esclavage séculier qui persiste tant les mentalités ont du mal à changer et les dirigeants à manifester une volonté institutionnelle de résolution politique d'éradication de ce phénomène ignoble et inacceptable. Je salue, à cette occasion le combat des femmes et des hommes qui luttent contre l'esclavage en Mauritanie, depuis des décennies. La question qu’on pourrait se poser est la suivante : comment une société qui se dit respectueuse des valeurs humaines peut-elle persévérer dans des pratiques aussi ignobles? Force est de constater que ces pratiques indignes et peu avouables constituent le quotidien d'une grande partie de la population noire de Mauritanie. Nous pouvons vérifier que l'esclavage dans tous ses visages est pratiqué en Mauritanie.

L'autre tare c’est le racisme, illustré par la tragédie que nous n'hésitons pas à caractériser comme un crime contre l'humanité, je veux dire le génocide commis par l'Etat mauritanien contre la communauté africaine mauritanienne. Qu'il s'agisse de l'esclavage ou des massacres des femmes et des hommes du fait de leur couleur de peau, c'est la communauté noire mauritanienne qui en fut victime. C'est pourquoi, nous pensons que l'esclavage et le racisme constituent les problèmes majeurs de la société mauritanienne. Les noirs mauritaniens qu'ils soient haratines ou africains sont humiliés par des pratiques et des méthodes différentes. Les premiers sont victimes de l’esclavage pratiqué par les maures (arabes). Les seconds sont victimes de la propagande du nationalisme arabe raciste, chauviniste et étroit qui a activement soutenu l'extermination de la communauté africaine de Mauritanie dans le but de donner une crédibilité au choix politique et idéologique d'une Mauritanie exclusivement arabe. C’est ce choix qui a permis au régime de Taya de bénéficier du soutien du monde arabe dont certains pays ont apporté des financements et des armes pour le succès de cette entreprise criminelle. Devenus étrangers dans leur propre pays, niés dans leur appartenance à la communauté nationale, une frange importante des noirs africains mauritaniens sont considérés comme n'ayant aucun droit de vie et d'existence en Mauritanie.

Mesdames, Messieurs, vous comprendrez que si dans mon propos, j'ai évoqué le drame de la communauté africaine, c'est que c'est de la négation de la diversité constitutive de cette Mauritanie qu'a découlé la politique qui a conduit à la tragédie encore innommable dont la communauté africaine mauritanienne fut victime.

Il ne s'agit pas de remuer le couteau dans la plaie, ni de l'exaltation de la haine et d'un appel à la vengeance, mais il est question du devoir de mémoire, d'exigence de justice et de revendication de la liberté, de l'égalité citoyenne dans le but de faire changer de façon durable le visage que la Mauritanie a présenté au monde depuis quelques décennies.

Nous savons que le combat pour la reconquête de la dignité perdue, pour la liberté et pour que justice soit rendue ou qu'elle se fasse est un long chemin parsemé d'obstacles, de timides progrès, de reculades, de régression même, mais n'est-ce pas la nature des combats justes et dignes? Ce n'est pas en quelques années que l'on peut en finir avec des décennies d'un système de domination, d'oppression et d'exclusion qui a été longuement prémédité et mis en application par une machine de guerre idéologique, politique, policière et militaire. Nous savons tous que le régime de Taya est l'aboutissement d'un processus de mise à mort de la communauté africaine.

Mesdames, Messieurs, notre communauté a souffert et a vécu durant plusieurs années un calvaire qui ne dispute en rien aux drames vécus par d'autres communautés, d'autres peuples martyrisés du seul fait de leur différence de couleur de peau, de culture, de langue et de religion. L'histoire de l'humanité a vu des humains exterminer d'autres humains au nom d'une idéologie, raciale, politique ou culturelle dont le credo est le rejet de l'autre. Malheureusement la Mauritanie s'est inscrite dans cette histoire folle et meurtrière sans foi ni loi en dépit de toutes les hypocrisies des prétendus patriotes et autres marchands d'illusions qui proclament des convictions qui ne correspondent à aucun respect de la vie et de la dignité humaine.

L'ampleur et la gravité de la tragédie de la communauté africaine, pour être une réalité incontestable, n'en demeure pas moins un phénomène peu connu, méprisé et ignoré. Une volonté idéologique agressive d'étouffement de cette période sombre de l'histoire politique de notre pays est affichée à l'intérieur comme à l'extérieur. La diplomatie des années Taya a déployé des efforts et des moyens très importants pour que les nations du monde ne prennent pas connaissance de notre tragédie, encore moins de l'extrême gravité des violations des droits humains qui ont eu lieu dans notre pays, n'épargnant aucune partie de la Communauté africaine de Mauritanie: des exactions, des exécutions sommaires, des emprisonnements arbitraires, des disparitions, des voyages sans retour, des viols, des massacres, des camps de concentration, des déportations massives, la liste est longue. Un droit absolu de mise à mort, des pratiques de torture et d'intimidation ont nourri une politique de la Terreur et de l'humiliation sans retenue.

Telle est l'ambiance de la Mauritanie qui a déporté ses propres citoyennes et citoyens avec la complicité de larges franges des populations de notre pays. Une culture de la suspicion, de la médisance, de la calomnie et de la stigmatisation des africains opprimés a pris le dessus sur le respect du voisinage, de l'amitié, de la fraternité et de l'appartenance à une même communauté humaine. Aucune règle de droit ne fut respectée, des coutumes séculaires furent piétinées, les prescriptions de la bienveillance ne furent nullement observées. L'humanité fut simplement niée et piétinée et des mises en scène meurtrières furent organisées publiquement devant l'impuissance de toute la communauté africaine livrée sans défense à des hordes déchaînées, hordes qui furent encadrées par les forces de l'ordre, transformées en cette période en agents au service de l'extermination de leurs compatriotes.

Il faut dire que toutes les limites ont été franchies par la cruauté des pratiques, la barbarie des méthodes et l'inhumanité des actes. Et c’est pourquoi, nous privilégions l'exigence de justice qui consiste à demander que les coupables identifiés soient poursuivis devant des tribunaux nationaux ou internationaux.

Je voudrais vous dire, Mesdames, Messieurs que notre association est très sensible à la volonté que peut afficher un gouvernement par rapport à la résolution de la question des droits des victimes. C’est dans cet esprit que nous avons eu à l’époque du président Sidi des contacts avec son gouvernement et avec lui-même en personne ; de même aujourd’hui, nous avons les mêmes contacts avec le président Aziz, que nous avons eu à rencontrer à plusieurs reprises. Que ce soit , hier avec Sidi, aujourd’hui avec Aziz, nous sommes toujours déterminés à faire part de nos revendications, de nos exigences sans aucune forme d’ambiguïté. Parce que ce problème concerne non seulement tous les Mauritaniens, les victimes comme leurs défenseurs, mais aussi toutes les personnes quel que soit leur statut qui sont convaincues et déterminées à apporter leur contribution dans le sens de faire avancer l'exigence de justice. Il est clair qu’à notre sens, il n'y a pas d'exclusivité pour la défense des droits humains mais nous ne nous laisserons pas divertir, sous aucune forme et par qui que ce soit.

Notre problème est suffisamment grave pour que l'activisme des manipulateurs, l'excitation troublante des opportunistes, l'agitation des excédés et les perturbations des pressés ne puissent en rien entamer notre lucidité et notre patience. Pour cette cause, nous n'avons pas d'échéance, même sous nos tombes, nous ne laisserons personne dormir sur ses lauriers tant que la justice n'est pas obtenue.

Il va de soi que forts de cette conviction les membres de l'AVOMM se sentent légitimes pour rester fidèles à la ligne de combat et aux choix dans les priorités de notre association. Par la même occasion, je l'affirme de vive voix, AVOMM ne sera inféodée à aucune organisation politique, même si nous avons nos amis et notre sensibilité et nous nous réservons le droit d'apprécier les programmes politiques en fonction de l'intérêt accordé à la question la plus vitale pour nous, à savoir la défense des droits des victimes et des ayant droits du système odieux de Taya.

Mesdames, Messieurs, l'histoire sombre de la Mauritanie des décennies Taya est un spectre qui hante encore le sommeil des Mauritaniens, qui reste encore un cauchemar pour bon nombre des filles et des fils de la communauté africaine mauritanienne, c'est pourquoi le désespoir est profond, les lueurs d'espoir très obscurcies, mais à l'AVOMM, nous avons fait le choix de l'optimisme mesuré et de la lucidité qui permet d'observer le pas à pas de la lenteur qui évite la précipitation, la régression et l'inertie. Ne pas accepter la main tendue n'est plus à l'ordre du jour dès lors comme je l'ai dit avant, une volonté politique de prise en compte des intérêts des victimes est mise en avant. Pour vérifier la sincérité d'une autorité publique, il faut accepter de la rencontrer que vous soyez invité ou initiateur de la rencontre. La politique de la chaise vide a du sens dans le cadre des rapports de force, des enjeux ou de la conjoncture, mais dans le cadre de l'ouverture d'une perspective nouvelle ou d'une opportunité qui semble porteuse, il est important de s'en saisir. S'en saisir comment?

En écoutant, en échangeant et en présentant un cahier de charges où sont consignées nos propositions. Si les engagements ne sont pas respectés, nous en tirons les conséquences. Parce que nous avons une ligne de conduite, c'est elle seule qui doit déterminer le fil conducteur de notre combat à partir d'une évaluation sérieuse, rigoureuse, et responsable par les membres de notre association, je dis bien des membres, pas des amis, des camarades, des voisins, des sympathisants. Nous ne sommes pas des politiciens, ni des politiques, nous sommes des militants des droits de l'homme et des victimes. Mais la politique nous intéresse très sérieusement parce que la question sociale et humanitaire est une conséquence d'une décision idéologique mesquine et négationniste qui s'est transformée en volonté politique.

Il nous revient alors de ne pas perdre de vue qu'il est des moments de l'histoire où la radicalité est porteuse, mais de savoir aussi ne pas rater les perspectives qui s'ouvrent dans le sens de ne pas laisser les victimes continuer à souffrir après tant de décennies de calvaire. Ce serait un luxe de ne pas s'emparer de ces brèches en les infléchissant autant que faire se peut dans le sens de nourrir l'espoir et de susciter un apaisement durable. Ce qui ne veut pas dire que nous allons vers des portes qui s'ouvrent à n'importe quel prix. Ce ne sera jamais notre cas, au risque de nous tromper, de commettre des maladresses et de faux pas. Oui, nous pouvons nous tromper, mais jamais nous trahir ou monnayer la cause des victimes à des fins personnelles et mesquines. Mais, nous respectons ceux et celles qui doutent de notre sincérité; c'est une marque d'intérêt et de reconnaissance d'une autre manière pour notre posture dans le combat que nous menons tous pour le devoir de mémoire et contre l'impunité.

Mesdames, Messieurs, le contrat qui nous lie à ce combat est un devoir d'humanité à vie, nous avons subi, pour certains d'entre nous les atrocités des mouroirs de Walata, Inal, Jreida, la mort était notre voisine. Donc, il ne peut être question pour le respect de la vie de nos camarades tombés innocemment et injustement dans les geôles de l'Etat mauritanien sous Taya de brader cette cause. Nous n'ignorons pas que des blessures profondes ne se cicatrisent pas du jour au lendemain, il faudra du temps, de la patience, de l'amertume, des désillusions et des déceptions, telle est la longue marche de la réconciliation avec nous-mêmes et la réconciliation avec l'autre.

Nous devons nous-mêmes avoir le sens de l'essentiel, s'il le faut avec une dose de naïveté, peut-être, ce qui ne signifiera jamais reniement ou trahison au prix des malentendus et des déchirures. Il n'y a pas de succès sans déchirures au sein d'une communauté blessée. Parce que la blessure quand elle est profonde, elle se nourrit du virus de la méfiance, de la défiance oubliant la nécessité du sursaut et du défi. Le découragement ne faisant qu'entretenir la défaite, il nous a semblé depuis 2007 de guetter les perspectives de l'espoir fondé sur la lucidité.

C’est pourquoi au niveau de l'AVOMM, nous avons adopté le sens de la radicalité ouverte, critique, exigeante dans le but de porter au plus haut niveau le sens concret de la défense des droits humains. Au foisonnement des discours, nous préférons naturellement les actions. C’est dans cette perspective que nous avons initié les parrainages et les caravanes de santé. Certes, c'est une goutte d'eau dans l'océan de misère, de pauvreté, de précarité et de désolation qui constitue le lot quotidien des déportés et des rapatriés sans parler des autres populations de la vallée qui souffrent et qui manquent de tout.

Permettez-moi ici de lancer un appel pour que vous en fassiez une priorité fondamentale en tant que diaspora mauritanienne et que vous sensibilisiez les organisations américaines, québécoises et canadiennes pour la collecte de fonds, d'habits, de médicaments, d'aliments, de fournitures scolaires, de livres et les acheminer vers nos populations déshéritées que sont les rapatriés du Sénégal. Les images de la caravane sont plus parlantes que tous nos discours!

Mesdames, Messieurs en Mauritanie, la situation est plus que jamais grave, des velléités de changement existent, le flou artistique règne au point que chacun pense tirer son épingle du jeu en jouant la politique du statu quo. Or les populations mauritaniennes attendent une politique du tournant. Cette politique du tournant devra faire une part importante à la restauration de la dignité, à la réhabilitation et à la construction des édifices symboliques comme marqueurs d'une volonté politique de dépassement. Mettre en avant la dignité bafouée de la communauté africaine implique que l'Etat s'engage par des décisions courageuses et par des actions concrètes à oeuvrer dans le sens du respect de la mémoire. S'il est vrai que des mesures ont été prises, il n'en demeure pas moins qu’il n’y a pas encore une reconnaissance significative des crimes contre l'humanité commis en Mauritanie du fait de la volonté politique. Assurer la continuité d'un Etat, c'est aussi être garant des espoirs et des attentes des humiliés et des dépossédés du fait même de l'action des commis et des agents de l'Etat, dépositaires et détenteurs de la légitimité institutionnelle qui fut détournée de ses nobles missions, celles de protection et de sécurité de tous les citoyens.

AVOMM n'a pas ménagé ses efforts, à chaque fois que l'occasion s'est présentée pour rappeler aux détenteurs de la souveraineté de notre pays, l'exigence de justice, de mémoire et de réparation. Mais cette page nouvelle ne peut raturer, effacer la mémoire des crimes et des exactions. D'où le volet des poursuites des responsables des crimes.

Nous avons choisi des objectifs modestes en termes de réalisation sans perdre de vue les enjeux essentiels dont la réalisation est le combat de toute une vie. Il ne suffit pas de se convaincre du bien fondé de notre action, mais de nous donner les moyens de réaliser quelques objectifs et non des moindres, comme d'un point de vue symbolique, obtenir le lancement d’un mandat d'arrêt international contre Ould Taya. L'annonce de cette nouvelle sera pour nous une étape décisive dans la poursuite des autres criminels et des principaux acteurs impliqués dans cette monstrueuse entreprise d'extermination des Africains de Mauritanie.

Sur un plan pratique, faire des missions d'assistance médicale et sociale pour les rapatriés est une mission qui nous est autant prioritaire que vitale. C'est dire en effet sans se faire des illusions, que nous ne fermons pas les portes par rapport à toute possibilité d'arracher quelque chose en faveur de celles et de ceux qui souffrent. Conscients que nous menons un combat pour des femmes et des hommes qui n'ont pas la possibilité de porter les revendications que nous partageons ensemble en tant que victimes, tous membres de la communauté africaine mauritanienne, nous ne pouvons fermer les portes de l'espoir furent-elles minces, mais nous n'accepterons pas les sirènes de la surenchère vindicative et vengeresse et les manipulations révélatrices d'un manque de sérieux.

Les malheurs de la communauté noire en Mauritanie sont si profonds que notre éthique est celle de la responsabilité parce qu'elle se veut fonder sur l'humanisme le plus enraciné dans l'exigence du respect de la vie et de la dignité humaine.

Notre enracinement dans l'exigence de justice ne souffre d'aucune ambiguïté et d'aucune réserve; ce qui ne signifie pas que nous sommes indifférents à des ouvertures qui permettent de saisir des perspectives nouvelles toujours dans le sens de la revendication des droits des exclus, des opprimés et des victimes. Notre légitimité demeure fondée sur l'attachement indéfectible à la cause des victimes et des opprimés. C'est pourquoi la mobilisation de toutes nos forces dans le sens des poursuites des auteurs des crimes est un des axes majeurs de notre combat. Ce qui n'exclut en rien l'option politique qu'elle soit légale, semi clandestine ou clandestine. Notre combat, par sa complexité et les nombreux obstacles auxquels nous sommes confrontés, interpelle toutes les organisations nationales et internationales qui militent en faveur de la défense des droits humains.

Ousmane Abdoul Sarr


Source: AJD/MR
Mardi 9 Juillet 2013 - 19:07
INFOS AVOMM
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1.Posté par Taarikh le 27/09/2010 20:28
Du concret rien que du concret. Il n ya que le travail sur le terrain qui rapporte , mais le fait de critiquer sur le net ne servira à rien à la cause. Avomm a eu la chance d'avoir Ousmane Sarr comme Président.
Merci AJD/MR pour cette quinzaine.


2.Posté par djiby diallo le 28/09/2010 02:53
merci mr SARR.MERCI ENCORE................................................................................................................

3.Posté par wjules le 28/09/2010 18:24
Un million de fois merci M Ousmane Abdoul Sarr je vous ai vu a Cincinnati vous etes un grand leader, bon courage

4.Posté par DK le 30/09/2010 00:50
Merci , M SARR

5.Posté par niiwa le 17/10/2010 22:28
Des amis du Canada et des USA m'ont parlé de vous que des commentaires positifs il faut que les autres leaders fassent comme vous en se rapprochant d'avantage des militants et des non millitants selon eux toujours ce voyage a été un grand succés.
Bon courage Ousmane.

6.Posté par nebeika le 18/10/2010 14:38
Effectivement moi aussi j'ai eu les mêmes commentaires,je suis tout à fait d'accord avec vous le fait que les leaders se rapprochent d'avantage aux Mauritaniens surtout ceux de l'étranger parmi eux ont besoin d'être sensibiliser.

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