Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Interview exclusive avec Alain Joyandet: Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie


"Il appartient aux Mauritaniens de trouver les voies d’une sortie de crise constitutionnelle… "


Interview exclusive avec Alain Joyandet: Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie
Alain Joyandet est né le 15 Janvier 1954 à Dijon (Côte d’or). Il commence une carrière de journalistes dans des organes comme la « Presse de Gray » puis il fonde en 1981 la « Presse de Vesoul » et un réseau de radios régionales, parmi lesquelles « Radio Val de Saône ». En 2004 il fonde l’« Hebdo de Besançon ».

Maire de Vesoul depuis 1995 et sénateur de Haute-Saône de 1995 à 2002, il en est réélu député le 10 Juin 2007. Le 18 Mars 2008, il entre au gouvernement en remplacement de Jean Marie Bockel dont le passage rue Monsieur (Siège du Ministère de la Coopération) a provoqué des grincements de dents chez certains chefs d’Etat africains amis de la France. Depuis le déclenchement de la crise politique en Mauritanie, Monsieur Alain Joyandet est aux avants postes de l’action de la France et de l’Europe dont elle assure la présidence tournante.

Ces derniers temps, la position de la France, aux yeux de certains observateurs mauritaniens semblait ambiguë et même comme nous l’avions nous même titré, souffler le chaud et le froid. Pour vous édifier, nous avons interrogé Monsieur Joyandet.

Le Quotidien de Nouakchott : Vous venez de participer aux consultations Mauritanie/UE au titre de l’article 96 de la Convention de Cotonou, quel bilan en tirez vous ?

Alain Joyandet : Dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, l’UE a entamé avec la Mauritanie une procédure de consultations formelles. Lors de la première réunion qui s’est tenue à ce titre le 20 octobre à Paris, la junte n’a pris aucun engagement en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. En conséquence, l’UE a proposé que les consultations restent ouvertes pour un délai d’un mois. Les Mauritaniens n’ont pas présenté dans ce délai une proposition satisfaisante, la Commission devrait donc préparer une communication au Conseil proposant la clôture des consultations et un projet de lettre comportant une proposition de «mesures appropriées» à adopter.

Ces «mesures appropriées» peuvent comprendre la suspension totale ou partielle de l’aide communautaire, à l’exception de l’aide à caractère humanitaire et bénéficiant directement à la population. L’adoption de ces décisions par le Conseil, à la majorité qualifiée, peut prendre deux à trois semaines. Cependant à l’expiration du délai, le 20 novembre, la rencontre entre l’UA et l’UE à Addis Abeba sur le sujet a décidé de donner une nouvelle chance à la Mauritanie.

Nous avons décidé d’envoyer une mission de haut niveau, sur place (en Mauritanie), avant le 12 décembre. Cette mission de haut niveau à Nouakchott sera conduite par l'UA, avec les représentants des cinq autres organisations, à savoir l'ONU, l'Union européenne (UE), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et la Ligue arabe.

Le Quotidien de Nouakchott : Au cours de la tournée africaine que vous avez achevé fin octobre, il était question de passer par la Mauritanie, finalement ça ne s’est pas fait, qu’est ce qui a cloché ?

Alain Joyandet : Je souhaitais rencontrer le Président Abdallahi et la junte n’a pas pu me garantir un entretien avec lui, alors que, je vous le rappelle, il est démocratiquement élu, dans de bonnes conditions. J’ai donc du renoncer à mon déplacement en Mauritanie fin octobre, à regret.

Le Président Abdallahi, renversé par le coup d’Etat mené par le Général Abdel Aziz le 6 août 2008, a été depuis transféré dans la nuit du 12 au 13 novembre dans son village natal à 250 km de la capitale, où il demeure assigné à résidence (il était en résidence surveillée à Nouakchott depuis le coup d’Etat). Il peut se déplacer dans son village, s’exprimer et recevoir des visites. C’est un geste mais il n’est pas suffisant. Nous considérons que l’ordre constitutionnel n’est toujours pas rétabli.

Le Quotidien de Nouakchott : Que pensez vous de la situation politique en général en Mauritanie ?

Alain Joyandet : Elle n’est pas bonne. L’UE et l’UA partagent, sur ce sujet, le même point de vue. J’apprends que plusieurs personnalités de l’opposition au putsch auraient été arrêtées ces derniers jours (dont le Premier ministre renversé par le coup d'Etat, M.Yahya Ould Ahmed Waghef) dans le cadre d'une affaire concernant la gestion de la compagnie Air Mauritanie ainsi que de l'enquête de la Commission parlementaire sur les détournements effectués à l'occasion de la mise en place du programme spécial d’intervention (aide alimentaire) . Certaines d’entre elles auraient été relâchées mais le climat politique n’est pas bon.

Le Quotidien de Nouakchott : Ces derniers temps il est beaucoup question d’un plan français de sortie de crise en Mauritanie, pouvez nous dire ce qu’il en est ?

Alain Joyandet : La France n’a pas d’autre plan que de faire respecter la démocratie sur le continent africain, partout où elle est fragilisée. Nous sommes heureux que l’Union africaine partage notre point de vue : la Mauritanie a été suspendue de l’Union africaine. Dans un communiqué du 22 septembre, l’UA avait « [mis] en garde » les auteurs du coup d’Etat « contre les risques de sanctions et d’isolement qu’ils encourent au cas où ils ne répondraient pas positivement [à l’exigence de rétablissement du Président dans ses fonctions] à la date du 6 octobre 2008 au plus tard».

La commission de l'UA a organisé sur ce dossier le 10 novembre, à Addis Abeba, des réunions consultatives avec les organisations internationales (Nations Unies, Ligue des Etats arabes, UE, OIF et OCI) et les membres permanent du CSNU et les membres africains de cet organe. A cette occasion, les partenaires ont marqué leur rejet des propositions présentées par la junte le 4 novembre et ont rappelé le risque de sanctions, en soulignant la responsabilité du général Abdel Aziz.

Le Quotidien de Nouakchott : Entre temps il y a eu la réunion d’Addis-ababa du 21 Novembre dont les résultats ont fait couler beaucoup d’encre, pouvez-vous nous préciser si votre position a évolué?

Alain Joyandet : Notre position repose sur plusieurs points :

La communauté internationale continue d’appeler à la libération pleine et entière du Président et au retour à l’ordre constitutionnel. Il appartient bien évidemment aux Mauritaniens de trouver les voies d’une sortie de crise constitutionnelle et la communauté internationale, notamment l’Union européenne et l’Union africaine, demeure disponible pour y aider.

C’est pourquoi, lors de la réunion de concertation des partenaires internationaux organisée par l’UA le 21 novembre à Addis Abeba, il a été envisagé qu’une délégation conduite par l’UA et comprenant des représentants d’autres organisations internationales, dont l’UE, se rendrait prochainement à Nouakchott afin de s’entretenir avec le Président Abdallahi et avec le Général Abdel Aziz.

Par ailleurs, il est tout à fait normal que l’Union européenne, l’Union africaine, les Nations Unies et l’ensemble des partenaires internationaux de la Mauritanie tirent les conséquences de l’absence de retour à l’ordre constitutionnel. Ainsi, parallèlement aux procédures des instances compétentes de l’UE, l’UA a été encouragée, lors de la réunion du 21 novembre, à envisager, si les efforts actuels échouent, la possibilité d’une saisine du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Les participants à cette réunion ont également évoqué la possibilité, le moment venu, d’adopter, en fonction de leurs procédures respectives, des mesures individuelles.


Propos recueillis par MSS
LE QUOTIDIEN DE MOUAKCHOTT
Dimanche 30 Novembre 2008 - 19:18
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