Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Journée d’évaluation du règlement du Passif Humanitaire : Le 25 mars ne fait pas l’unanimité.


Journée d’évaluation du règlement du Passif Humanitaire : Le 25 mars ne fait pas l’unanimité.
La Mauritanie a célébré dans la soirée du mardi 17 novembre 2009 la Journée d’évaluation du règlement du passif humanitaire. Ce passif humanitaire désigne les centaines d’exécutions sommaires et autres traitements inhumains et dégradants dont a été victime la communauté négro-africaine du pays.

Pendant le long règne de Maaouya Ould Sid Ahmed Taya. La cérémonie s’est déroulée à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott en présence du ministre de la justice, Baha Ould Ameida, du ministre des finances, Ousmane Kane, du colonel Dia Adama, chargé du règlement du passif humanitaire, du commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, Mohamed Lemine Ould Dadde et des responsables d’ONG nationales membre de COVIRE (Collectif des Victime de la Répression).

Cette journée commémorative était une occasion pour les ayants droits et les rescapés civils et militaires du Covire « d’exprimer leur reconnaissance au Président Ould Abdel Aziz pour toutes les actions concrètes réalisées en leur faveur ».



Dans son discours d’ouverture le président du Covire, Sy Abou a rappelé le discours du 25 mars à Kaédi qui selon lui fut la première manifestation officielle du Président Ould Abdel Aziz à «s’engager et à soulager les victimes de leurs souffrances des 20 années de plomb.» « Les sceptiques étaient nombreux, les railleries non moins nombreuses. Il a été dit que tout ceci n’était qu’une propagande électoraliste, voire du populisme » a dit Monsieur Sy.

Il a ajouté que depuis le 25 mars, les veuves, orphelins et ayants droit des corps constitués ont été reconnus dans leurs droits, leurs indemnisations et attributions de parcelles de terres dans des zones résidentielles de choix sont aujourd’hui chose faites. « Le retour des déportés se poursuit à un rythme soutenu et la réintégration des radiés de l’enseignement est en cours », poursuit-il. Selon lui, ces réalisations ne vont pas s’arrêter en si bon chemin, puisque suivront bientôt celles «des fonctionnaires et autres laissés pour compte, victimes de sanctions pour de supposés accointances avec des courants politiques qui n’étaient à l’époque pas en odeur de sainteté avec l’Etat ».

S’agissant de la suite du processus de règlement du passif humanitaire, il a déclaré que le Covire a choisit de renouveler sa confiance au Président Ould Abdel Aziz. Prenant la parole, la présidente des veuves, Mme Faty Mamadou Barry a tenu à remercier le Président Ould Abdel Aziz et tous ceux ou celles qui ont contribué activement au règlement partiel du Passif humanitaire. Elle a souligné que sur les neuf points de doléance validées par les Ulémas et entérinées par le HCE (haut conseil d’Etat), quatre sont réalisées : la reconnaissance des violations par la prière de Kaédi, l’indemnisation des veuves, l’attribution des parcelles et la restitution des terres dans la vallée, suivie prochainement de l’intégration de certains fonctionnaires enseignants.

Pour les autres doléances restantes, elle a déclaré que les veuves souhaitent dans les meilleurs délais la poursuite des objectifs liés à l’attribution des pensions des survivants, d’une initiative en faveur des orphelins, d’une prise en charge permanente des veuves et orphelins, la création de centres communautaires et enfin l’indemnisation, la réinsertion et le retour à l’emploi des victimes rescapés civils et militaires.

Le commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohamed Lemine Ould Dadde pour sa part a souligné que cette cérémonie marque « le devoir de justice, de réparation, de pardon et de mémoire » des événements tragiques de 1989, car le 25 mars 2009 à Kaédi, « notre pays a choisi de tourner la page sombre de notre histoire en organisant la journée de réconciliation nationale ». A cette occasion, la date du 25 mars a été décrétée comme « la journée de réconciliation nationale ».

Il a ajouté que « la réconciliation nationale est une étape cruciale du règlement de cette question qui, des décennies durant, a retardé le développement politique, économique et social de notre pays et sa cohésion ». Il a rappelé que « les engagements du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz en cours de parachèvement aujourd'hui sont mus par son soucis de rétablir l'équité, une équité dramatiquement rompue il y a plus de 20 ans du fait de l'obscure et honteuse volonté étatique de l'époque ».

Une occasion pour le commissaire aux droits de l’homme de remercier au nom du gouvernement mauritanien, les Ulémas, les sages, les ONG de défenses des droits de l’homme, les associations des défenses des victimes, particulièrement le Covire. Pour clôturer la cérémonie, un fatiha a été récité à la mémoire des victimes des tragédies de 1989. Il faut noter que la démarche de règlement du passif humanitaire choisie par les autorités actuelle ne fait pas l’unanimité au sein des victimes et des organisations qui les représentent. Si le COVIRE adhère entièrement à ce processus, le FONADH, n’y a pas pris part.

Le FONADH qui pense que ces autorités ne sont pas allé loin dans le rétablissement de la vérité des faits. A la place du 25 mars comme journée de la réconciliation nationale, d’autres organisations de victimes proposent celle du 28 novembre. Raison : le 28 novembre 1990, à Inal, 28 militaires négro africain ont été sommairement exécutés

Dialtabé et KD
source : Le Quotidien de Nouakchott
Jeudi 19 Novembre 2009 - 17:48
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