Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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AVOMM

Journée internationale des droits de l’homme: Torture et impunité.


Journée internationale des droits de l’homme: Torture et impunité.
Mercredi 9 décembre 2008 un point de presse a été animé par le secrétariat exécutif du FONADH à son siège sis Tevragh-Zeina en présence de plusieurs Ong de défense des droits de l’homme et de nombreux autres invités.

C’était en prélude à la célébration de la journée internationale des droits de l’homme qui a eu lieu jeudi 10 décembre 2008. Pour l’occasion, il est revenu au président de Sos Esclave, Boubacar Ould Messaoud dont l’organisation est membre du Forum de lire la déclaration.

Pour le forum, la fête du soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme devait voir tous les drapeaux mis en berne y compris celui de la Mauritanie.

La raison selon lui s’explique aisément par le fait que le pays n’est pas un exemple à citer dans la promotion et la défense des droits de l’homme et plus particulièrement, précise t-il, ces dernières années porteuses d’espoir qui ont été déçus.

Et de citer des exemples dont, entre autres, « la répression systématique des manifestations pacifiques des opposants au coup d'état du 06/8/08 ainsi que les arrestations et détentions arbitraires illustrant l'acharnement contre les adversaires politiques au coup d'état(syndicalistes, société civile, partis politique , intellectuels, hommes politiques…) ».

Au chapitre de l’esclavage, le forum dresse un tableau sombre pour dire que bien qu’il soit aboli depuis le 9 novembre 1981 et qu’une loi criminalisant ses pratiques ait été adopté le 3 septembre 2007, il n’en demeure pas moins que « des personnes sont toujours maintenues dans la servitude traditionnelle, du fait de leur naissance, dépourvues de salaire, sans recours crédible devant la justice. Celle-ci, au prétexte de l’Islam, de la tradition ou des ententes tribales, continue à servir les maitres, responsables de travail forcé, de captation d’héritage, d’abus sexuels parfois sur mineurs, de séquestrations d’enfants et de femmes ».

Les animateurs du point de presse ont souligné que « malgré la récurrence des litiges, aucun auteur des actes incriminés par la loin de 2007 n’a jamais été poursuivi. Certains hauts fonctionnaires, en public, continuent à nier l’existence même de pratiques esclavagistes sur le sol de la Mauritanie ».

Ils n’ont pas manqué de rappeler à l’occasion les années de braises du régime Taya dont la répression s’est abattue sur « des personnes appartenant aux ethnies Hall Pullaren, Soninké et Wolof ont été soumises aux pires sévices ou tuées de manière extrajudiciaires ; d’autres sont toujours portées disparues ».

Ils ont confirmé que la torture et les mauvais traitements ont toujours cours et se pratiquent « depuis des décennies dans les commissariats de polices, des états-majors de l’armée et des villas privées ». Selon eux, les rapports de la FIDH et d’Amnesty International en ont rendu compte.

Ils ont indiqué que les organisations de la société civile reçoivent régulièrement des informations sur les allégations de brutalité et de mauvais traitements, perpétrées par les forces de sécurité du pays, y compris, très récemment encore, contre des prisonniers de droit commun.

« Nous sommes réunis, ce soir, avec les parents des détenus et de toutes les victimes, sans distinction de douleur, pour exprimer notre solidarité à leur égard ; depuis au moins deux décennies, des centaines de personnes, ont été torturés en détention ; toutes les administrations qui se sont succédées depuis 1978, ont commandité, couvert et garanti l’impunité aux pratiques massives de la torture, des mauvais traitements en Mauritanie et de l’assassinat », martèlent t-ils.

Selon eux, la plupart des présumés salafistes de l’année 2008, inculpées notamment d’appartenance à une organisation non reconnue, ont été victimes de brutalités physiques, de la part des forces de l’ordre. « La durée légale de garde-à-vue, de 15 jours, n’a pas été respectée ; les parents et les avocats n’ont pas pu rendre visite aux détenus durant cette période, souvent dépassée, en violation des textes de droit » notent-ils.

A la suite du réquisitoire contre les autorités, le forum a énoncé un certain nombre de mesures à prendre par les autorités administratives pour que la Mauritanie entre, enfin, selon lui, dans le périmètre juridique de la civilisation.


Compte rendu Moussa Diop



Le quotidien Nouakchott

Dimanche 14 Décembre 2008 - 16:59
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