Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Junte putschiste : Inconscience ou populisme éhonté ?


Junte putschiste : Inconscience ou populisme éhonté ?
Dans un monde en crise financière et économique d’une gravité sans précédent, même les pays nantis se préparent à des jours très difficiles, où les faillites des sociétés et des industries se succèdent à un rythme effréné malgré des milliards d’euros ou de dollars débloqués et investis.

L’inquiétude et l’angoisse s’emparent des milieux économiques et ne cessent de monter crescendo à tous les niveaux de la sphère socio-économique et les gouvernants redoutent une explosion sociale avec des conséquences encore non mesurables, et les appels à l’unité nationale se font entendre un peu partout.

Dans un monde les produits des matières premières subissent un effondrement exponentiel, et dont les conséquences seront désastreuses à très court terme pour les balances commerciales des pays comme les nôtres qui ne produisent quasiment rien et ne dépendent que de la vente de ces matières premières. L’exemple du pétrole est illustratif, il y a à peine six mois il se vendait à 150 dollars le baril, au jour d’aujourd’hui il se vend à moins de 40 dollars, et les autres matières premières subissent un sort similaire.

Un monde où les investisseurs sont dans le désarroi le plus total et ne savent plus à quel saint se vouer, et s’engagent tous dans un repli de sauvegarde en attendant des jours meilleurs. De grandes sociétés industrielles ou des multinationales comme Arcelor-Mittal, Renault, General Motors et autres encore, ont vu leurs moyens financiers fondre comme la neige sous le soleil, et partout à travers le monde elles suspendent où arrêtent leur production.

Tout semble indiquer que cette situation ne va pas s’estomper du jour au lendemain et semble plus durable qu’on puisse l’imaginer.

C’est dans ce monde en difficulté croissante et inquiétante, que le Général limogé décide de s’emparer avec la violence des armes un pouvoir démocratiquement élu, cassant ainsi l’élan du peuple et semant le désespoir dans l’esprit des citoyens et mettant en péril l’unité et l’avenir du pays.

Après avoir tenté en vain de rallier la communauté internationale à son coup de force contre les institutions de la république, mis le pays au ban des nations et détruit son image, mis en prison les opposants à son coup d’Etat, le Général limogé sillonne aujourd’hui le pays (dilapidant au passage le peu de ressource qui reste à l’Etat), à chaque localité visitée et dans un élan impulsif, il distribue des paroles sans queue ni tête, creuses, incohérentes et incompréhensibles promettant bon et merveille dans ignorance totale de la réalité de l’économie nationale et celle du monde. Le but de tout ce tintamarre est de vendre son « mouvement de rectification ».

Il est sans conteste que la Mauritanie empreinte aujourd’hui une pente dangereuse, prise en otage par un groupuscule putschistes à sa tête un général limogé et soutenu par les laudateurs et les opportunistes politico-affairistes qui constituent l’une des tares léguées par les années sombres de dictature et qui tentent et tenteront toujours de freiner toute avancée démocratique et de tuer dans l’œuf tout progrès possible dans ce pays. Ils sont encore à l’œuvre, cherchent à hypothéquer durablement l’avenir du pays dans une conjoncture internationale particulièrement difficile qui exige la cohésion nationale et la mobilisation de toutes les énergies pour éviter le désastre.

Pour conjurer ce sort que cette junte et ses acolytes tentent d’infliger au peuple mauritanien, toutes les forces démocratiques nationales et tous les démocrates et à tous les niveaux de la société doivent se mobiliser pour écourter les souffrances des populations.

La communauté internationale a aussi le devoir et l’obligation d’honorer ses engagements vis-à-vis du peuple mauritanien en soutenant sa lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel en appliquant les chartes et accords signés et ratifiés par la Mauritanie. L’Organisation mondiale l’ONU et en particulier l’Union Africaine l’UA doivent assumer les responsabilités que ces chartes et traités leur confèrent.

Ainsi :

Art 3 : paragraphe 10 de la Charte Africaine, fondé sur le rejet et la condamnation des changements anticonstitutionnels de gouvernements.

Art 14 : Les états prennent les mesures législatives et réglementaires pour traduire en justice toute personne qui tente de renverser un gouvernement démocratique par des moyens anticonstitutionnels.

AHG/Decl.5 (XXXVI), partie intégrante de l’Union, considère comme un changement anticonstitutionnel l’une ou l’autre des situations suivantes :

· Un coup d’état militaire contre un gouvernement issu d’élections démocratiques;

· Une intervention de mercenaires pour renverser un gouvernement issu d’élections démocratiques;

· Une intervention de groupes dissidents armés et de mouvements rebelles pour renverser un gouvernement issu d’élections démocratiques;

· Le refus injustifié par un gouvernement d’organiser des élections aux échéances prévues par la constitution ;

· Le refus par un gouvernement en place de remettre le pouvoir au parti vainqueur à l’issue d’élections libres, Justes et régulières.

Rappelons, même si aujourd’hui personne ne veut et souhaite une intervention militaire dans notre pays, il existe des dispositions particulières dans la charte de l’UA qui ont été signées ratifiées par la Mauritanie:

Article 4 (h) de l’Acte constitutif de l’Union africaine du 11 juillet 20001, comme amendé par le Protocole du 3 février 20032. Cette norme prévoit un droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre dans certaines circonstances graves, à savoir: les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité ainsi qu’une menace grave de l’ordre légitime.


Maréga Baba/France


Mercredi 10 Décembre 2008 - 18:40
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