Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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AVOMM

La Mauritanie dans de sales draps


La Mauritanie dans de sales draps
Entre Bruxelles, où se déroule le grand Oral devant les 27 pays membres de l'Union Européenne dans le cadre de l'accord de Cotonou et New York où se tiendra, du 23 septembre au 1er octobre, l'Assemblée générale de l'ONU, sans la Mauritanie, le sort du pays sera définitivement scellé. Les généraux au pouvoir à Nouakchott depuis le 6 août dernier, devront faire le deuil d'une révolution de Palais que la communauté internationale n'est plus en mesure d'encenser avec des roses. Cette fois, ce sont les chrysanthèmes qui sont à l'honneur. Le choix offert à la junte est très réduit. Une sortie honorable par la grande porte, avec la possibilité de se voir confier un Conseil national de sécurité taillé à la mesure de ses membres et l'engagement de ne pas être inquiété, le retour à l'ordre constitutionnel, donc la libération et le retour au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Pour Paris, mais aussi Bruxelles, New York et Addis Abba, la voie à tout règlement de la crise politique en Mauritanie passera nécessairement par ces deux points intangibles. Un planning qui ne semble pas être au goût de la junte au pouvoir et de leurs supporters. Mais ont-ils le choix ?

Jusque-là, les pions utilisés par le général Mohamed Ould Abdel Aziz pour faire passer la pilule du coup d'Etat se sont avérés inefficaces. Le choix du Premier ministre, ancien expert scientifique auprès de l'Union Européenne puis ambassadeur auprès de la Commission à Bruxelles, grand connaisseur de l'Europe, a fait fiasco. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf qui était sensé paver la route de la junte au cœur du vieux Continent a échoué dans cette mission. Lui-même a été déclaré persona non grata en Europe après ses charges comme chef du gouvernement des putschistes. Mohamed Mahmoud Ould Mohamed, ministre des Affaires Etrangères, professeur à la prestigieuse Université de Harvard devait quant à lui faciliter l'accès du nouveau pouvoir au sein de l'establishment politique à New York et Washington. Alors qu'il devait se rendre aux USA pour prendre part à l'Assemblée générale de l'ONU, le visa lui est refusé. Il n'est plus la bienvenue au pays de l'Oncle Sam. L'étau se resserre autour des militaires qui continuent cependant de compter sur l'usure du temps et une providence diplomatique de dernière heure, genre attaque terroriste. Celle-ci a eu lieu, de la manière la plus sanglante, sans ébranler l'intransigeance de la communauté internationale, déterminée à refuser tout sursis aux tombeurs de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. La feuille de route, les journées de concertation, deviennent de la monnaie de singe, rejetées aussi bien par le camp du refus que par les partenaires internationaux.


Non reconnaissance

Pour les puissances occidentales, pas question d'entériner le fait accompli, celui d'un hold up politique perpétré par quelques généraux à Nouakchott. Ainsi, ni le Haut Conseil d'Etat, ni le gouvernement de Ould Mohamed Laghdaf encore moins le Parlement dans sa configuration actuelle ne sont reconnus comme légitimes par le reste du monde. A part le Maroc, aucun pays au monde n'a en tout cas manifesté une telle disposition, même les plus hostiles au camp occidental. Une haute personnalité de l'Elysée ira même jusqu'à dire, parlant du gouvernement de Ould Mohamed Laghdaf "pour nous, ce ne sont pas des ministres ". Pour Paris "tant que la junte n'aura pas pris l'engagement de rétablir Sidi dans ses fonctions, Aziz ne peut espérer être officiellement reçu à Paris "

Déjà, les sanctions agitées par la France le 28 août dernier, commencent à être effectives et plusieurs fonctionnaires du ministère de la Défense se sont vus refuser le visa. L'Union Européenne montait à son tour au créneau en rappelant que "l'ensemble des mesures prises par les responsables militaires (mauritaniens) constituent une violation flagrante de la Constitution " parlant à son temps de la constitution du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.


Effets des sanctions

Aujourd'hui ce dernier, qui vient de débiter devant le Parlement une utopique politique générale de gouvernement sait que la Mauritanie n'a pas les moyens de ses ambitions actuelles, la plupart des projets de développement économique et social dépendant étroitement de l'appui de la communauté internationale. Le Budget de la Mauritanie souffre déjà d'un déficit de plus de 40 milliards d'ouguiyas. A la fin du mois de septembre, l'Union européenne, premier bailleur de fonds de la Mauritanie, suspendra son aide de 156 millions d'Euros entre 2008 et 2013. Le manque à gagner d'un embargo international sur la Mauritanie est incalculable, bien que les projections accordent un pouvoir de sursis de six mois à une année à la junte. Pour se prendre en charge, les autorités seront obligées de pomper sur les produits pétroliers et les caisses de la SNIM mais l'effort ne saura perdurer. Il faudra au moins deux années pour que les effets des sanctions internationale se fassent sentir selon les expert. Largement le temps pour les militaires pour réussir leur transition et organiser des élections. Mais le challenge reste tout de même difficile.

Écrit par MOMS

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Source: lauthentique
(M) avomm
Mardi 23 Septembre 2008 - 04:25
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