Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

La gestion de la CNAM fait grincer des dents : Opacité et transparence mises en cause.


La gestion de la CNAM fait grincer des dents : Opacité et transparence mises en cause.
La situation sanitaire du pays est dramatique, et n'a cesse de se dégrader avec la gabegie généralisée dans la gestion de l'Etat, et les programmes de développement du secteur qui ont été toujours mal conçus. C’est sans doute ce qui a justifie le grand intérêt accordé par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, durant la seconde transition et la campagne électorale, à l'amélioration des prestations et des équipements des formations sanitaires à l’intérieur du pays.

Créée par la loi N°006/2005 en date du 29 Septembre 2005, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) avait suscité un grand espoir chez les fonctionnaires de l’Etat mauritanien qui pensaient pouvoir, avec la création de cette structure, accéder à des soins de qualité et moins chers. Quatre ans après sa mise en place, les prestations de la CNAM restent mitigées.

L’opacité et la transparence qui entourent les règles de gestion de l’institution sanitaire font cruellement défaut. Pourtant, le nouveau texte garantit pour l'assuré ainsi que pour ses ayant droits, l'obligation de s'inscrire au niveau de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), de bénéficier des indemnisations pour les prestations médicales.

Or combien d’assurés répondent à ce critère ? Une question qui interpelle les assurés qui n’oublient pas encore le scandale qui a déjà eu cour à la CNAM après que son ancien directeur général, Boïdiel Ould Hoummeïd ait été sommée par l’Inspection Générale d’Etat (IGE) de rembourser 102 millions d’ouguiyas. Mais à laquelle les responsables de la CNAM soient enclins de donner des chiffres. Il oblige également les employeurs à fournir les éléments nécessaires d'inscription mensuelle de leurs employés à la CNAM ainsi que son information de tout changement de leur situation (nouvelle naissance, décès, divorce, etc.).

Pour sûr, il est difficile que cette autre condition soit remplie par les employeurs du fait de leur laxisme et du manque de compétence dont ils font preuve. En fait, rien que les règles de remboursement, on est en droit de se demander pourquoi, elles ne tiennent aucun compte des coûts réels et particulièrement très handicapantes pour les petits revenus qui constituent l’essentiel de sa clientèle. D’où un certain ressentiment vis-à-vis de cette jeune institution dont l’essentiel des ressources serait absorbé par les frais généraux et la rémunération des dirigeants, dont un Président du Conseil d’Administration grassement rémunéré sans contrepartie réelle.

Pour plus de transparence la CNAM devrait se doter de moyens de communications sur lequels s’appuyer pour que ceux qui disposent d’un livret puissent trouver toutes les informations requises sur les regèles, modalités, les procédures, et les délais de remboursement, y compris l’ensemble des textes régissant ces prestations, de même que ses bilans et comptes détaillés des résultats, les résultats des inspections réalisés par les organismes officiels.

La caisse et son train-train quotidien.

Elle prend en charge 90% des frais d’hospitalisation sur la base de la tarification nationale. Pour les assurés bénéficiant d’une évacuation sanitaire à l’extérieure, l’état mauritanien prendrait en charge à 100% les frais inhérents à l’hospitalisation, en plus de son billet aller et retour, de l’argent de poche et un accompagnateur. Ceux qui sont orientés dans les cliniques privées, le remboursement ne s’opère qu’en fonction des tarifs du CHN même si ces cliniques sont agréées par la CNAM.

Par ailleurs, il faut signaler que les cotisations des assurés de la CNAM font l’objet de retenue à la source avec des montants qui varient suivant les catégories de fonctionnaire. A titre d’exemple, les professeurs cotisent 6000 ouguiyas, les instituteurs 3000 ouguiyas.

D’autres catégories de fonctionnaires ont leurs cotisations fixées plus de 5.000 ouguiyas. Cependant, certains assurés que le Quotidien de Nouakchott a approché tant au siège de la CNAM qu’au CHN expriment toute leur amertume et frustration. Au CHN l’un d’eux nous lance : « Depuis trois jours je suis ici dans des formalités jalonnés d’obstacles qui n’ont pas lieu d’être. C’est vraiment navrant ». Quant à F.D 40 ans environ, il dit: « ça ne vaut vraiment pas le coup cette procédure car on traîne beaucoup pour effectuer ces formalités ».

« En réalité, poursuit-elle, on espérait mieux que tout ça et je comprends maintenant pourquoi certains de mes collègues ne perdent pas leurs temps à faire la queue pour seulement 3.000 ouguiyas ou même moins que cette somme ». Pour cet autre témoin, la CNAM, dit-il, les a bien aidée. « Je devais payer pour la radiographie 3000 ouguiyas mais avec mon carnet je n’ai payé que 300 ouguiyas », explique t-il. Ahmed est un instituteur depuis 2003, venu réclamer son remboursement que nous avons rencontré au siège de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.

L’assuré manifeste son ras-le-bol et dit avoir dépensé 35.700 ouguiyas pendant l’accouchement de sa femme. Malheureusement la CNAM ne lui a remboursé que 8000 ouguiyas. Visiblement fâché il lance : « Si l’état veut vraiment aider dans la transparence totale, il y a lieu qu’à chaque fois qu’un assuré fait ses formalités, de calculer et lui communiquer d’avance le montant de son remboursement ». Vrai ou faux ?

Quoi qu’il en soit force est de constater le laisser-aller qui perdure à la CNAM, au CHN où un ballet de va-et-vient incessants d’hommes et de femmes (profs, instituteurs, policiers, gardes), carnets de la CNAM et quelques papiers à la main, rythment l’ambiance des différents lieux sans qu’ils ne sachent véritablement à qui s’adresser. L’accès à l’information fait défaut à la CNAM dont les agents sont payés par la contribution des assurés de la CNAM.

Alassane Sarré


source : Le Quotidien de Nouakchott
Jeudi 3 Septembre 2009 - 08:54
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