Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Le Comité des Nations Unies contre la torture à Dakar pour réclamer le jugement ou l’extradition de Hussein Habré


Le Comité des Nations Unies contre la torture à Dakar pour réclamer le jugement ou l’extradition de Hussein Habré
La traque contre Hussein Habré se poursuit. Un avocat Chilien membre du comité des Nations Unies contre la torture (CAT) séjourne au Sénégal à la recherche de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, accusé d’avoir ordonné le meurtre de 40.000 personnes pour des raisons politiques au cours des huit années (1982-1990) où il était président.

Claudio Grossman, avocat d’origine chilienne, qui fut exilé durant le règne du pouvoir militaire du général Pinochet (1973-1990) est l’actuel président du CAT, un organe basé à Genève et composé de 10 experts indépendants sélectionnés par les pays qui ont signé la Convention des Nations Unies contre la Torture, ratifiée en 1987. Il est également doyen de la faculté de droit de l’université Américaine de Washington.

Crossman effectuera un voyage de trois jours au Sénégal, Il est à Dakar depuis hier mercredi Il est accompagné du professeur espagnol Fernando Mariño Menéndez., membre du CAT. Objectif : demander au gouvernement de traduire en justice Habré, qui s’est exilé au Sénégal depuis sa chute du pouvoir en 1990.

« Nous allons à une mission de suivi » indiquait Menendez au quotidien Chilien « La Nacion » pour s’assurer que le Sénégal va se conformer à ses obligations, et rappeler au gouvernement, son devoir de traduire en justice le dictateur tchadien qui a été accusé de tortures, et crimes contre l’humanité » La Belgique avait demandé en 2005 l’extradition de Habré après l’avoir formellement mis en cause en 2001 de meurtre de 21 personnes dont trois belges.

En mai 2006 le CAT statua qu’en accord avec la Convention Contre la Torture, qui oblige les Etats qui ont signé le traité (dont le Sénégal) à étendre leur compétence en dehors de leurs frontières pour poursuivre les auteurs d’actes de torture, le gouvernement Sénégalais doit soit extradé Habré au Tchad ou le juger au Sénégal pour les violations des droits humains commis.

Suite à la décision du comité des Nations Unies contre la torture (CAT), le Président Sénégalais Abdoulaye Wade avait consulté l’Union Africaine qui a ordonné le jugement de Habré à Dakar. En Mai 2008, le Sénégal a devant la Cour de Justice Internationale donné son accord pour le jugement de Habré mais n’a jusqu’à présent traduit l’ancien dictateur tchadien en justice.

Selon un rapport de Human Rights Watch, Habré est responsable d’assassinats politiques de 40000 personnes mais également d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et de 1200 cas de torture qui se sont soldés par la mort durant les huit années de son régime militaire.

Habré, qui a pris le pouvoir en 1982 à la faveur d’un coup d’Etat militaire, fut destitué et forcé à l’exil en 1990 par l’ancien commandant des forces armées Idriss Deby dont le gouvernement n’a pas jugé utile de demander l’extradition de Habré mais s’est cependant engagé à donner 4,5 millions de dollars US (près de 2 milliards de FCFA) pour participer au financement de son procès.

La difficulté du CAT pour traduire Habré en justice est identique à celle qu’il a eue pour Pinochet, dont on dit qu’il a été responsable de 3000 assassinats politiques, de disparitions forcées et 27000 cas de torture. . Pinochet a été arrêté en 1998 à Londres où il séjournait pour raisons médicales pour le meurtre d’Espagnols.

Le Royaume Uni avait indiqué que L’Espagne devait soit l’extrader ou soit le juger en Grande Bretagne. Cependant, le gouvernement Britannique avait jugé Pinochet médicalement inapte à affronter un procès et l’a finalement renvoyé au Chili en mars 2000. Il mourut dans un hôpital de Santiago en 2006 sans jamais être emprisonné pour les tous crimes dont il a été accusé.

www.sen24heures. com avec LA NACIÓN
Vendredi 7 Août 2009 - 08:01
INFOS AVOMM
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1.Posté par Ba Mamadou le 08/08/2009 12:05
A quand commencera, la traque de Taya et ses amis (djibril ould abdalahi, ely ould mohamed vall et tous les autres ) ?
En lisant ce texte qui concerne H habré, les victimes des années taya peuvent esperer qu'un jour
le T P I se penchera sur le cas de la mauritanie.

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