Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

AVOMM

Le Général a besoin d’argent / Sow Adama

Le 6 août 2008, la Mauritanie était à l’aube d’une ère fastueuse sur le plan économique : 4 milliards de Dollars étaient en route pour être injectés dans l’économie nationale sous forme d’aide au développement, de crédits et de dons de toute sorte. Le trésor public était, lui, assez bien garni.


Le Général a besoin d’argent / Sow Adama
Immédiatement après le putsch, presque tous les partenaires au développement et tous les organismes internationaux ont mis fin à leurs engagements financiers envers le nôtre et tous les investisseurs aussi.

La junte n’avait plus comme ressources que l’argent frais déjà en compte, ou celui du contribuable mauritanien. Elle se mit donc, pour se donner une bonne image, à prendre des engagements coûteux, tout en dépensant sans compter l’avoir national. C’est ainsi que les 50 millions de dollars jadis destinés à l’équipement des forces armées et de sécurité ont été utilisés pour d’autres fins (missions parlementaires à l’étranger pour promouvoir le putsch, achat des consciences, financements de travaux de routes « promises » par le général, achats de scanneurs, etc. Y passera également la première tranche du contrat de pêche avec l’Union Européenne.

La junte comptait sur un changement rapide des positions de la communauté internationale pour une réouverture des robinets. Mais comme cela n’est jamais arrivé, et comme l’hostilité au putsch est allée grandissante au contraire, et comme les dépenses se faisaient de plus en plus importantes, et comme elle a une campagne en vue, la junte a décidé visiblement de traire la vache docile : le peuple. Voici comment :
La plupart des fonctionnaires de l’Etat ont vu leurs virements diminuer, inexplicablement, de 4 à 5000 mille ouguiyas. L’augmentation de 10% décidée par le gouvernement Sidi Ould Cheikh Abdallahi, en pleine crie des prix ? Peut-être. Les enseignants, les policiers, et autres agents de l’Etat payés a budget font leur deuil de cette somme depuis quelques mois.

Les usagers du trésor public auront remarqué, depuis quelque temps, l’inexistence des timbres fiscaux de 50 et 100 ouguiyas, généralement exigés pour les demandes administratives, les légalisations des actes administratifs et autres petits services publics. A la place de ces timbres, les guichets du trésor proposent des coupures de 200 ouguiyas.
Conséquence : le contribuable paie respectivement 300 et 200% plus cher un service dont le prix « symbolique » est fixé par une loi qui n’a jamais été changée. La différence alimente la caisse pour combler un déficit ou couvrir une partie des dépenses imprévues de la junte.
C’est le cas également du montant de 800 ouguiyas avec lequel la communauté urbaine de Nouakchott a majoré la Taxe communale sur les véhicules, une taxe déjà tellement illégale, qu’elle est perçue sur le trottoir et contre des reçus bidons et des vignettes de pacotille ! 2000 ouguiyas depuis le 06 août au lieu de 1200 pour les années précédentes ! Et payables à l’avance, cette année.

La même chose pour la vignette des véhicules, dont le timbre fiscal coûte désormais à 10 000 ouguiyas paraît-il au lieu de 5000. Une augmentation de 100%. Il semble aussi que les amendes et autres pénalités pécuniaires ait subi une forte majoration. Le Général a besoin d’argent.

Mais il y a plus juteux encore : la différence exorbitante entre le prix réel du carburant et le prix avec lequel il est vendu au consommateur. Plus le baril du pétrole baisse (et il baisse toujours), plus la junte s’enrichit sur le dos du citoyen. Il y aussi paraît-il les terrains non construits qui vont être confisqués et revendus (s’ils trouvent acheteurs solvables). Il semble d’ailleurs que le Général se prépare à augmenter le prix du carburant à la pompe. Comme si l’Etat sous sa botte ne se sucrait déjà pas suffisamment sur le dos du pauvre citoyen.

Mais qu’avons-nous fait donc pour mériter des gouvernants qui, au lieu de drainer des richesses à leur pays, volent leurs propres citoyens pour se maintenir au pouvoir ? Qu’avons-nous fait pour mériter ça, Seigneur ?


Adama Sow dit Yaya
Taquadoumy
Mardi 3 Février 2009 - 09:00
INFOS AVOMM
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 543