Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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AVOMM

Les Echos de la Tribune: Par Mohamed Fouad Barrada

De l’économique au politique .


Les Echos de la Tribune: Par Mohamed Fouad Barrada
Les négociations avec la commission européenne chargée de l’application de l’article 96 des accords de Cotonou seront tranchantes en termes diplomatiques.Les premiers indices nous orientent vers un maintien des relations commerciales. La preuve en est le déblocage de 86 millions d’Euros par l’UE. Et cela dans le cadre de l’accord de la pêche liant la Mauritanie avec cette dernière.

L’aide au développement est, toutefois, suspendue jusqu’à nouvel ordre. Le politique influe sur l’économique. Et la question devient : comment faire pour combler le vide de l’aide au développement.

Politiquement, deux propositions sont mises en exergue : la première c’est celle du HCE. Cette proposition a été avancée à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum de l’Union africaine, depuis le 6 octobre dernier à minuit. Elle s’articule selon des sources journalistiques sur trois points.

La libération de Sidi Ould Cheikh Abdellahi et son premier ministre. L’organisation des élections selon un délai fixé par la communauté internationale. Ces élections seront supervisées par cette dernière. La deuxième suggestion n’est que celle de Messoud Ould Boulkeir. Celui-ci semble avoir des contacts avec le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdellahi.

Entretenant des contacts permanant avec l’ancienne métropole de la Mauritanie, le président de l’assemblée nationale propose indirectement, même s’il ne le reconnaît pas, une vision proche de la vision française d’une sortie de la crise. Elle consiste à mettre en place une commission constituée essentiellement de personnes ressources pour se retrouver autour du Président de la République déchu par les militaires.

Il est question « des présidents des deux chambres parlementaires, du président du Conseil constitutionnel, du président du Conseil islamique, du président du Conseil économique et social, à préciser qu’il s’agit de celui qui a été nommé par le Président dela République.

Egalement le leader de l’opposition, si ce terme a encore un sens. Il y a d’autres personnalités dont le président de la Commission des droits de l’Homme, des représentants des parlementaires favorables au Coup d’Etat, des représentants du Front National de Défense de la Démocratie ; mais aussi avec les représentants des missions diplomatiques européennes, arabes et africaines » (NDLR).

Par ailleurs, le président de l’assemblée nationale est devant un dilemme. Il est prêt à participer à la prochaine séance parlementaire alors qu’il ne reconnait pas le gouvernement en place. Il est à noter que dans une période de deux ans nous avons eu trois gouvernements. Chaque gouvernement essaye de mettre en place sa propre équipe. Et comme on le sait le processus administratif est un processus continu.

Dés qu’il y a un dysfonctionnement politique quelque part, la suite sera automatiquement le blocage administratif. « L’instabilité ministérielle des gouvernements mauritaniens est l’une des raisons de l'inefficacité des fonctionnaires de l'Etat.

Car un projet est un processus long. Or si le personnel du gouvernement est conscient du fait que son temps est compté, la conséquence serait qu’il ne pourrait pas mettre à bien un projet qui risque d'être détruit dans l'œuf un an après.

Ce n'est pas une mauvaise volonté de leur part. La nature humaine exige que la seule chose qui compte pour ces fonctionnaires, c'est le fait de survivre, de rester à leur poste, et donc de flatter c'est la raison pour laquelle il y a plein de projets qui se formatent mais qu'aucun n’aboutit.», explique en guise de commentaire une chercheuse française qui s’intéresse à la question mauritanienne.

Il est clair que le pays souffre de plusieurs anomalies administratives difficiles à réparer rapidement. Il faut incontestablement que la classe politique tienne compte de cette donne. Pour mettre l’appareil étatique en marche, il est indispensable de résoudre l’épineuse question du changement dans la continuité. La solution se matérialise alors par une volonté ferme de servir le pays.

Pourtant, il y a des hommes de bonne volonté qui peuvent réaliser des projets prometteurs pour le pays, mais ils ne sont pas sur le devant de la scène.

m_barrada@yahoo.fr
Source : La Tribune n° 420
[
Lundi 20 Octobre 2008 - 13:08
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