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Jeudi 31 Juillet 2014

Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......

Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."

E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif:

Mme Rougui Dia, présidente

M.Amadou Bathily , secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, chargé de la communication et porte-parole

M. Demba Fall, trésorier

M. Ngolo Diarra, secrétaire chargé de l'organisation

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Mme Mireille Hamelin, webmestre

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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Les réfugiés mauritaniens célèbrent la fete de l'independance dans la douleur


Les réfugiés mauritaniens
Les réfugiés mauritaniens
Fête de l'indépendance de Mauritanie : Les réfugiés mauritaniens la célèbrent dans la douleur

Walfadjri du 28-11-2005

Si dans les éphémérides mauritaniennes, la date du 28 novembre renvoie à la fin du colonialisme français, chez les Négro-Mauritaniens, elle symbolise le carnage du Camp d'Inal. En effet, dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, vingt-huit parmi les leurs avaient été exécutés. Pour célèbrer à leur manière l'anniversaire de ce triste évènement, les Flam ont organisé hier une journée en la mémoire de ces disparus. Avec au menu, conférence de presse, témoignages et exposition-photos.

La Mauritanie célèbre ce lundi le quarante-cinquième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Toufefois, si à Nouakchott, les chameaux et les soldats vont parader devant le nouvel homme fort du régime, au Sénégal, c'est sous le signe du deuil que les Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam) entendent commémorer cette date. Parce que, dans le tréfonds de leur mémoire, cette date coïncide avec l'exécution au Camp d'Inal, dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, de vingt-huit Négro-Mauritaniens froidement assassinés par leurs "frères d'armes". "Le 28 novembre ne peut plus jamais être ce jour d'optimisme où les Négro-Mauritaniens du Waalo Barak, du Fuuta Tooro et du Gidimaxa et les Arabo-Berbères étaient libérés du joug du colonialisme français", lit-on dans la déclaration préliminaire à la conférence de presse que les Flam ont tenue hier. "Depuis le 28 novembre 1990, ce grand jour de libération du colonialisme s'est transformé en un jour de douleur et de grande souffrance, un jour de larmes, un jour de deuil, de tristesse pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu d'autres êtres chers", ajoute la déclaration.

Présents au Sénégal, pour la plupart d'entre eux, depuis 1990, ces citoyens mauritaniens qui ont été déportés au Sénégal, au lendemain des événements sénégalo-mauritaniens, continuent à revendiquer ce qu'ils appellent leur "mauritanité".

La réconciliation nationale prônée par les nouvelles autorités mauritaniennes ne les laisse pas indifférents. Selon eux, celle-ci passe par le règlement de certains préalables. Il s'agit, entre autres, de l'organisation d'un retour des déportés sous l'égide du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Hcr) et de la restitution à leurs propriétaires des biens expropriés ou d'une réparation par équivalent par le biais d'une indemnisation intégrale. Le tout devrait, selon eux, se faire avec l'implication des pays d'accueil (Sénégal, Mali, France, etc.). Outre la satisfaction de ces conditions, les Flam exigent la tenue d'une conférence nationale, la mise en place d'une commission vérité et réconciliation, l'éradication définitive de l'esclavage, etc. Ce n'est que si ces conditions sont réunies que les Flam pourront participer au jeu politique en cours en Mauritanie.

Les conférenciers ont profité de l'occasion pour poser un certain nombre de problèmes parmi lesquels l'identification des réfugiés à travers l'octroi à toutes les personnes bénéficiaires de ce statut d'une carte d'identité d'étranger, la scolarisation des enfants des réfugiés interrompue depuis l'arrêt de l'assistance du Hcr, le règlement de l'état-civil de ces mêmes enfants, dont la plupart sont nés au Sénégal.

Le témoignage de Kane Ibrahima Amadou, un rescapé de la tristement célèbre prison de Walata, a suivi la conférence de presse. Cet ancien garde républicain mauritanien incarcéré après le coup d'Etat militaire de 1987, a livré à l'assistance des témoignages poignants sur les conditions dans lesquelles les prisonniers de Walata étaient traités. Après, place a été faite à une exposition-photo des figures emblématiques de la lutte des Négro-Mauritaniens contre l'oppression arabo-berbère. Cette exposition a mis fin à cette journée de commémoration, dont l'objectif est de favoriser la création d'un Comité pour la journée des martyrs négro-mauritaniens. Les fonds récoltés par ce comité serviront à la construction d'un "Mémorial des pendus du 28 novembre 1990".

Ibrahima ANNE

Lundi 28 Novembre 2005 - 15:07
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