Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Manifestations contre le putsch : OULD TAYA n'aurait mieux pas fait


Manifestations contre le putsch : OULD TAYA n'aurait mieux pas fait
Les récentes manifestations organisées par le FNDD, interdites par la junte qui s'est accaparé l'exécutif, le 6 août, et leur impitoyable répression par les forces de l'ordre nous rappellent à la triste réalité mauritanienne. La promptitude et l'acharnement à mater toute voix discordante signalent les incertitudes politiques des nouveaux maîtres, obnubilés par la quête de reconnaissance diplomatique. «A la veille de la fin de l'ultimatum de l'UA et du grand oral de Bruxelles, la junte, qui cherche à faire avaler sa feuille de sortie de crise, ne pouvait tolérer un raz de marée contestataire», indique-t-on, de sources proches du ministère de l'Intérieur. D'où l'ampleur de la répression. Chanson connue. Les déportations de 89, les massacres de 91-92, invoquaient, également, l'ordre public et l'argument servi, sert encore, jusqu'au népotisme et à la gabegie. Pour celui qui a vu le maillage de la capitale, le jour des manifestions, ne peut que ne se rappeler le lendemain des élections de 1992. Toutes les dispositions sécuritaires avaient, alors, été prises pour empêcher toute contestation des résultats consacrant la «victoire» d'Ould Taya. Mais ce qu'on semble oublier, c'est qu'Ould Taya n'était pas seul : il y avait tout un système répressif, parfois parallèle, échappant même au président. Ce système n'a pas disparu avec l'homme ; il a, «bel et bien», survécu. Et tous ceux qui y étaient impliqués détiennent, encore aujourd'hui, les leviers du pouvoir.
Le réflexe sécuritaire est encore vivace. Ces hommes sont rompus à la man?uvre, à la psychologie des foules, au pourrissement qui emporta leur ancien maître : celui-ci doit, loin du pays, bien rire de ses élèves. Le déploiement et l'équipement des différentes polices, lors des manifestations, prouve que l'appareil s'est perfectionné. En gilets pare-balles et armés de nouveau fusils, comme si ils allaient combattre A Qaida - comme si : c'est tout de même moins dangereux de s'en prendre à des civils désarmés... Eviter la dérive
Ce qu'on oublie, aussi, c'est que le général qui a (re)conquis le pouvoir - l'avait-il, d'ailleurs, jamais perdu? Le loup est sorti du bois, voilà tout - devant la foule, venue l'acclamer, au lendemain de son coup, avait laissé entendre que les forces armées et de sécurité avaient pris les choses en main pour restaurer la démocratie, et qu'elles demeureraient, toujours, avec le peuple, pour satisfaire ses besoins. Il avait clamé, également, que toutes les libertés seraient respectées. La violence avec laquelle les manifestions du FNDD et des syndicats ont été réprimées serait-elle une nouvelle liberté que nous apporte la junte? Est-ce une manière de «demeurer auprès du peuple», la matraque à la main? Si l'ordre de réprimer est venu du Palais Gris, il y a lieu de s'inquiéter. Si l'ordre est venu d'un autre segment du pouvoir, il faut, vite, rectifier le tir. Eviter la dérive.
Nos forces armées et de sécurité semblent oublier que leur mission première est de garantir la défense du territoire et d'assurer la sécurité des citoyens, de les protéger. Pas de les assommer. En Mauritanie, les militaires qui ont, depuis 1978, manifestement pris goût au pouvoir, semblent avoir oublié cette «nuance». Lancés dans la course à l'enrichissement, enivrés de luxe, parfois de boissons et de poudres suspectes, certains sont devenus de grands propriétaires fonciers, suite à expropriations de pauvres paysans. D'autres possèdent, aujourd'hui, des milliers de têtes de bétail, qui peuvent détruire, impunément, les champs des petits cultivateurs. On comprend que ces organismes raffinés ne supportent plus le «camembert des rangers», la vie sous la tente militaire, les déplacements pénibles et risqués à l'intérieur du pays, l'eau chaude des outres ou des barriques. Conséquences, nos frontières, hier seulement poreuses, béent, aujourd'hui, aux corneilles, on peut faire entrer, dans notre pays, toutes sortes d'armes et drogues, des voitures volées, des terroristes s'y baladent sans être inquiétés, y massacrent des soldats sans être poursuivis. Un commandant de bataillon peut perpétrer un coup d'Etat, sans que la sûreté de l'Etat soit informée. Si nos militaires ont eu à nous sortir de la guerre du Sahara, à nous débarrasser d'Ould Taya, mais pas de son système, organiser des élections reconnues et saluées par l'opinion internationale en 2007, arrêter «la dérive du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi», comme ils nous le matraquent depuis le 6 août, ils doivent arrêter cette immixtion dans la politique ou le faire de façon «intelligente», comme en Algérie ou en Turquie.
Ils doivent, au plus vite, sortir le pays de cette fragilisation de ses acquis démocratiques qui lui avaient valu, il y a peu, une place très respectable et respectée au plan international. Grâce à eux, on ne l'oublie pas, même si c'est à cause de leur choix que la Mauritanie est, aujourd'hui, dans la tourmente. Ca aussi, on ne l'oublie pas.
La Mauritanie est fragile, sur tous les plans. Elle a besoin de stabilité. Tous les patriotes en sont conscients. L'entêtement et le refus de dialoguer, d'une part, l'égoïsme et l'orgueil démesuré, d'autre part, le tout sur fond de calculs aussi stupides qu'incertains, doivent disparaître des deux camps en lice. Il est incompréhensible, pour la population, que, compte-tenu de la gravité de la situation actuelle, le FNDD et le HCE refusent de dialoguer. Toutes les propositions de solutions sorties de crise sont concoctées de façon unilatérale. Aucune passerelle. Pourquoi? Les deux camps doivent comprendre que les intérêts du peuple pour lesquels ils affirment se battre doivent passer avant tout, ils ne doivent pas ignorer que la patience du peuple a, elle aussi, ses limites. Pendant que ces deux camps se disputent, s'observent en chiens de faïence, la Mauritanie d'en bas se consume à petit feu, se débat dans la précarité, laissée qu'elle est à la merci des commerçants cupides et véreux. Après une pause de quelques jours, à l'occasion du mois béni du Ramadan, voilà que les commerçants relèvent les prix du riz, de l'huile et du sucre. Comme à l'accoutumée, le ministère du commerce qui n'a de mérite que d'avoir été, un jour, fondé, se mure dans un silence coupable. Nous avons le gouvernement que nous méritons, comme disait l'autre?

Dalay Lam
LE CALAME
Mercredi 15 Octobre 2008 - 13:12
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