Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Mauritanie - Les nouveaux habits de Mohamed Ould Abdel Aziz


Mauritanie - Les nouveaux habits de Mohamed Ould Abdel Aziz
Décrié par la communauté internationale au lendemain de son putsch de 2008 contre un président démocratiquement élu, Mohamed Ould Abdel Aziz a officiellement pris ses fonctions le 6 août dernier. Issue de l’élection présidentielle du 18 juillet dernier, sa victoire est contestée par l’opposition, mais il est tout de même redevenu fréquentable.

Elu, le 18 juillet, au premier tour de la présidentielle avec 52,47 % des voix, Mohamed Ould Abdel Aziz ne boudait pas son plaisir le 6 août dernier au stade olympique de Nouakchott. Non content d’avoir organisé sa cérémonie d’investiture dans une grande enceinte sportive, ce qui est inédit dans les annales de la vie politique mauritanienne – d’habitude, elle a lieu au Palais des congrès –, il s’est offert un bain de foule, à pied, pour saluer ses nombreux partisans. Un peu à son image, la cérémonie a été sobre, sans feux d’artifice, ni spectacle de musique traditionnelle. Car pour lui, l’essentiel était ailleurs. Certes, des doutes sérieux planent encore sur la crédibilité de sa victoire dès le premier tour. Une incertitude qui s’est épaissie avec la démission spectaculaire du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), à cause de « doutes dans son esprit sur la fiabilité de l’élection quant au fond » et du souhait exprimé par l’Union européenne que « les allégations de fraude électorale fassent l’objet d’enquêtes appropriées ».

Bien sûr, les chefs d’État africains ne se sont pas bousculés à la cérémonie d’investiture, mais, le plus important aux yeux de Mohamed Ould Abdel Aziz, c’est que ses pairs du Sénégal, Abdoulaye Wade, et du Mali, Amadou Toumani Touré, deux des poids lourds de la sous-région ouest-africaine ont effectué le déplacement. Tout comme des représentants de la Libye, de l’Algérie, du Maroc, du Koweit, de l’Égypte, de l’Europe ou encore du Japon. Pour sa part, Alain Joyandet, le secrétaire d’État français à la Coopération qui représentait l’ancienne puissance coloniale encore très influente dans le pays, s’est ouvertement félicité que la Mauritanie redevienne pour la France « un partenaire de premier plan dans la région ». Autant dire que Mohamed Ould Abdel Aziz est désormais devenu un chef d’État comme les autres. La performance n’est pas mince pour celui qui passait il y a un an pour un putschiste infréquentable.

Plutôt emprunté et longtemps enfermé dans sa tour d’ivoire, il s’était dans un premier temps comporté en autocrate borné. Ses premiers pas comme chef de la junte militaire ont ainsi été marqués par d’inquiétantes atteintes aux libertés publiques avec l’interdiction de toute manifestation organisée par l’opposition, la répression et la multiplication des arrestations des partisans de l’ancien président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, lui-même mis aux arrêts, et un contrôle accru sur la presse. Parallèlement, Mohamed Ould Abdel Aziz semblait se soucier comme d’une guigne des critiques de la communauté internationale, refusant obstinément de céder aux pressions de l’Union européenne, des États- Unis et de l’Union africaine, qui avaient exigé la libération de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Mais lentement, il va se muer en homme politique avisé, faisant preuve d’une habilité et d’un pragmatisme étonnants. Se gardant d’abord de dissoudre le Parlement, ce qui est rarissime après un coup d’État militaire, il a réussi à semer la division dans la classe politique mauritanienne.

Le Rassemblement des Forces démocratiques (RFD), le principal parti d’opposition, dirigé par Ahmed Ould Daddah qui avait soutenu dans un premier temps le coup de force s’est par la suite ravisé, ce qui a contribué à entamer la crédibilité de l’opposition. Tout s’est passé comme si ce militaire auparavant discret – qui avait déjà fait partie de la junte menée par son cousin, le colonel Ely Ould Mohamed Val, entre 2005 et 2007 – a fini par comprendre qu’un interminable bras de fer avec la communauté internationale risquait de ternir pour longtemps son image, et d’être à terme fatal à ses ambitions présidentielles.

Aussi, a-t-il fini, après moult hésitations, par saisir la perche que lui a tendue le chef de l’État du Sénégal Abdoulaye Wade, qui lui a proposé ses services en tant que médiateur pour sortir de la crise. Une médiation qui a abouti à un accord signé à Dakar le 5 juin dernier entre toutes les parties. « Le nouveau président, avec qui nous avions été très fermes l’année dernière, a accepté quasiment toutes les demandes faites par la communauté internationale, à savoir démissionner de la Haute autorité de transition, de l’armée, accepter le retour de l’ancien président et se comporter en candidat comme les autres pendant la campagne », a déclaré Alain Joyandet, pour expliquer l’inflexion de la France à son égard. Sauf que tout en lâchant du lest, Mohamed Ould Abdel Aziz a fait en sorte de ne jamais laisser les choses lui échapper, allant à son rythme et selon son propre agenda. En réalité, il n’a jamais cessé d’être le maître du jeu.

Ainsi, s’il s’est résolu à démissionner à la fois de son poste de président de la Haute autorité de transition, et de l’armée. Dans les faits, il n’a jamais cédé à la demande de la communauté internationale de restituer les clés du palais présidentiel à l’infortuné Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Mieux, c’est lui et personne d’autre qui a fixé la date et les règles du jeu de l’élection présidentielle avant de faire quelques concessions à l’opposition dans l’accord de Dakar. Admettant notamment que son prédécesseur recouvre sa totale liberté de mouvement et que la date du scrutin présidentiel initialement prévue le 6 juin, soit reportée au 18 juillet.

Mais, il n’est pas sûr que tout cela aurait suffi à faire de lui, un chef d’État à nouveau fréquentable sans un coup de pouce fortuit du destin. À savoir, l’inquiétante montée en puissance des réseaux islamistes en Mauritanie et dans la bande soudano- sahélienne. En décembre 2007, quatre Français avaient été assassinés en Mauritanie par un commando, et un attentat suicide s’est produit début août devant l’ambassade de France à Nouakchott, deux actes revendiqués par Al Qaïda. Jusque-là considéré comme taciturne, cet ancien général et chef d’état-major de l’armée mauritanienne apparaît en effet, aux yeux de certains pays occidentaux, comme l’homme à poigne idoine pour combattre efficacement le terrorisme.

Dès lors, selon certaines sources, le chef de l’État français, Nicolas Sarkozy, aurait activement œuvré pour sortir Mohamed Ould Abdel Aziz de l’isolement international, ce qui n’a pas dû lui valoir des trésors d’énergie. Tant la lutte contre le terrorisme est désormais devenue une priorité, aussi bien pour les pays de la sous-région que pour les États- Unis et l’Europe.

Valentin Hodonou

http://www.continentalmag.com/
Mardi 8 Septembre 2009 - 12:34
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