Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Médiation sénégalaise : Guorgui va-t-il réussir là où le Roi des rois a échoué ?


Médiation sénégalaise : Guorgui va-t-il réussir là où le Roi des rois a échoué ?
Une médiation que certains qualifient déjà, de la dernière chance, pour mettre fin à la crise politique qui dure depuis 9 mois en Mauritanie a été entamée par le président sénégalais Abdoulaye Wade arrivé jeudi à Nouakchott à la tête d’une forte délégation comprenant Jean Ping, Ali Abdesselam Triki et Said Djinnit.

Le général Ould Abdel Aziz, après sa rencontre avec le président sénégalais, a déclaré à la presse : «Il n’y aura pas de report de la date de l’élection présidentielle.» Cette question du report de la présidentielle prévue le 06 juin 2009 étant au centre des discussions, on a cru un moment à l’échec.

La journée a commencé par un entretien protocolaire avec le Président par intérim Ba Mamadou dit Mbaré ensuite la délégation s’est rendu au domicile de l’ex chef de l’Etat Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi arrivé la veille de son village de Lemden.

La délégation de médiateurs déjeunera avec Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le quittera vers 15 heures pour rejoindre le QG de campagne du Général Mohamed Ould Abdel Aziz où elle restera de 15h30 à 16h30mn. En la raccompagnant, Mohamed Ould Abdel Aziz lancera aux journalistes, avec le sourire : " Il n’y a pas de report… " Le président Abdoulaye Wade et sa délégation se sont rendus ensuite au siège du RFD où ils ont été accueillis par Ahmed Ould Daddah entouré des cadres et élus de ce parti.

L’entretien entre les deux délégations prendra deux heures d’horloge et au sortir, Wade se dira "optimiste" quant à l’issue de sa médiation. Pourtant la salle prévue pour abriter une réunion globale restera porte close et Wade qui s’était reposé quelques instant dans la villa mise à sa disposition au Palais des Congrès, s’ébranlera lui et sa suite en direction de l’Aéroport de Nouakchott.

Avant de quitter la Mauritanie , Wade déclarera à la presse : "Je pars optimiste, je ne dis pas qu'il y a entente à 100% mais je crois que sur l'essentiel, des convergences existent". "Le général Aziz tient à la date du 6 juin, les autres demandent une autre date" "Je leur dis que je prends sur moi que s'il y a consensus entre les différents partenaires sur une date déterminée, je me ferai fort de convaincre le général de l'accepter".

Le président sénégalais a souhaité que des élections aient lieu rapidement en Mauritanie, en argumentant ainsi: "Avec M. Ping et M. Triki, nous sommes arrivés à la conclusion que les transitions doivent être très brèves et que, dans ce cadre précis, les élections en Mauritanie doivent avoir lieu avant l'hivernage (saison des pluies commençant fin juillet début août". Des propos qui sonnent comme un soutien indirect à l'agenda du général Abdelaziz.

Finalement le président sénégalais a dit avoir "laissé sur place" son ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio ainsi que M. Triki qui seront rejoint dès vendredi, par Said Djinnit et, ils doivent selon lui "rencontrer les formations politiques et continuer sur le chemin des avancées constatées pour arriver à un consensus". Il faut souligner que cette médiation a lieu huit jours seulement avant l'ouverture de la campagne pour l'élection présidentielle du 6 juin, boycottée par l'opposition qui la qualifie de" mascarade pour légitimer le coup d'Etat".

Vendredi, le Hall de l’hôtel Tfeila est une véritable ruche, les diplomates, les journalistes et les hommes politiques se mêlent dans un va et vient incessant. Finalement apparaissent Moussa Fall du FNDD et Mohamed Abderrahmane Ould Moine du RFD qui après une quarantaine de minutes quitteront l’hôtel sans faire la moindre déclaration. Après eux ce sera au tour de Mohamed Ould Mouloud et Ahmed Ould Daddah de s’entretenir longuement avec les médiateurs. En quittant l’hôtel, Ould Mouloud déclare «s’il y a échec des négociations ce sera la faute du général Aziz.» Il dira que son camp est animé par une volonté sincère d’aboutir à une solution et il conclue en se demandant si dans le camp adverse il y a les mêmes dispositions.

Premiers pas du dialogue inclusif.

Finalement vers 20 heures, des représentants des différents camps se présentent à l’hôtel Tfeila. Coté général Aziz, la délégation était présidée par Sid’Ahmed Ould Raiss, coordinateur national de la campagne du candidat et elle comprenait le député Sidi Mohamed Ould Maham, le sénateur Ba Abdoulaye, Melainine Ould Towmy et Coumba Ba. Pour le RFD il y avait Mohamed Abderrahmane Ould Moine, vice-président du RFD, Sidi Ould Salem, vice-président, Nana Mint Cheikhna, députée et Yedali Ould Cheikh, président de la commission Communication du parti.

Pour le FNDD : Moussa Fall, Secrétaire Permanent (ADIL), El Khalil Ould Teyib (APP), Saleck Ould Sidi Mahmoud (Tawassoul), Kadiata Malick Diallo (UFP) et Soumaré Outouman. Ainsi donc pour la première fois depuis le début de la crise politique en Mauritanie, les différentes parties se retrouvaient face à face en présence des médiateurs étrangers.

D’après les informations qui ont filtré de la réunion, le Ministre sénégalais des affaires étrangères aurait pris la parole pour dire que les parties devaient proclamer leur volonté ferme et sincère d’engager un dialogue constructif. Ensuite il a dit que le dialogue doit se dérouler en deux phases, l’une préparatoire qui doit se traduire par des gestes de bonne volontés de part et d’autres comme la libération des prisonniers, et l’acceptation du principe du report des élections présidentielles.

Ensuite on passerait à la seconde phase qui consiste en la discussion des autres points qui constituent des pommes de discorde. Puis ce fut au tour de Triki de prendre la parole pour abonder dans le même sens avant de donner la parole aux trois différents chefs de délégations qui, tous les trois ont réaffirmé leur disponibilité à engager un dialogue franc et sincère pour aboutir à une sortie de crise consensuelle.

Bouna Cherif

Ould Daddah, obstacle ?

De l’avis de tous les observateurs, l’étape du RFD a été, et de loin, la plus dure dans le marathon de négociation mené par Abdoulaye Wade avec les différentes parties mauritaniennes. Il semble qu’Ahmed Ould Daddah a failli créer un incident diplomatique en mettant en colère le Libyen Triki. Ahmed Ould Daddah avait dit que la délégation n’était pas représentative de la communauté internationale, qu’il lui manquait l’UE, la France et les USA.

Evidemment ni Wade et encore moins Triki, n’ont apprécié cette remarque. Ensuite le leader du RFD mit en avant l’impossibilité, à ses yeux, pour les militaires auteurs de coup d’état de se porter candidat conformément à une disposition de l’UA. Enfin il commença par demander un délai de Six mois, période indispensable pour organiser et se préparer pour un scrutin équitable.


Source: quotidien nouakchott via cridem
Dimanche 17 Mai 2009 - 15:00
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