Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

AVOMM

Mme Béguin et le Passif Humanitaire par Ciré KANE


Mme Béguin et le Passif Humanitaire par Ciré KANE
L'Europe plaide le passif humanitaire

Ciré KANE- Nouakchott

I - La résolution du Parlement plaide le règlement du passif humanitaire et même plus…

Nul doute que la résolution adoptée le 4 septembre 2008 par le parlement européen a été inspirée par des experts sur la Mauritanie. Elle accomplit un devoir de mémoire et sert la consolidation de notre unité nationale. Au-delà des condamnations de principe, l'Europe, grâce au lobbying permanent de notre diaspora, comprend parfaitement les subtilités de notre pays.

Certains acteurs politiques, focalisant sur les revendications de leur mémorandum pour la défense de la démocratie, n'ont retenu que la disparition de leur exigence fondamentale de rétablir dans ses fonctions leur bienfaiteur Sidi ould Cheikh Abdallahi.

D'ailleurs, la simple libération du Président déchu ne constituerait plus une avancée à leurs yeux, car déjà considérée comme acquise par l'Union Africaine, cette turgescence des pressions de l'Union Européenne et des USA. Kwame Krumah ne voyait pas les Etats Unis d'Afrique sous cet angle servile.

Et pourtant le document voté par les députés européens était plus fouillé et loin de cette guéguerre pour ou contre le coup d'Etat. Le putsch y est toujours condamné sans ambiguïté.

La confusion était inévitable car toutes les interventions sont parties d'un communiqué de presse effectuant la synthèse de la plénière tenue dans l'après midi du 4 septembre 2008 et consacrée aux Droits de l'Homme dans le monde. On y retrouvait pêle-mêle la Mauritanie, les pendaisons en Iran et le massacre des albinos en Tanzanie.

Mais personne n'a songé à exhiber le texte adopté sur la Mauritanie après débats, laissant ainsi la part belle aux accusations sans fondement contre la Députée verte Marie Anne Isler Béguin. Armée d'une baguette magique et d'un pouvoir caché d'hypnose, elle aurait entraîné ses pairs à voter un texte les yeux fermés. Ainsi, ce parlement européen tant courtisé par le FNDD et le HCE, ne serait qu'une chambre d'enregistrement de la voix d'un député, donc il aurait carrément des leçons à recevoir des parlementaires mauritaniens sous l'ère Taya car ceux-là au moins recevaient leurs ordres du Chef de l'Etat. Invraisemblable!

Pour vous faire votre opinion propre, trouvez l'intégralité de la résolution à la fin de cet article. Certains ont suggéré de protester en écrivant à Mme Béguin, encore faudrait-il savoir que ce n'est pas une affaire individuelle, ce texte engage l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy en tête.

Cela dit, les motifs de ma satisfaction justifiant cet écrit sont ailleurs. Après avoir lu la résolution et saisi les importants jalons posés pour le règlement du passif humanitaire, c'est sa date qui surprend tout militant des droits de l'homme de la première heure.

N'est-ce pas le 4 septembre 1990 – nay jeenay pour Ibrahima Moctar Sarr, MurtuDo et tant d'autres – que furent libérés les combattants de la liberté et de la dignité humaine bafouées sous la dictature du Colonel Taya ?

Cette coïncidence troublante a un sens pour qui sait interpréter les signes du tout puissant Allah, surtout en plein mois béni de ramadan.

Les rescapés du mouroir de Walata, des camps de la torture et de la mort essaimés un peu partout par le régime raciste de l'époque, ont constitué le fer de lance de la vulgarisation de l'horreur perpétrée contre les négro-mauritaniens. Cette résolution porte leurs empreintes et non celle d'un homme ou d'une femme, elle est l'écho de toute une communauté meurtrie par les égarements d'un Etat de non Droit et anéantie par la barbarie d'un système qui cherche encore aujourd'hui à se perpétuer sans muer.

Les auteurs présumés du manifeste du négro-mauritanien opprimé en 1986, ou ceux qui avaient eu la malchance de les croiser, de partager avec eux un verre de thé ou simplement de jouer une partie de belote, respirant à grands poumons l'air encore chargé du discours de la Baule à leur sortie de prison, et même ceux malheureusement disparus, auraient sans doute avalisé les paragraphes 5 à 7 de la résolution que voici :

5. accueille favorablement le retour des réfugiés, l'adoption d'une loi criminalisant l'esclavage et le projet de loi de libéralisation des médias; déplore l'absence de règlement démocratique en ce qui concerne le passif humanitaire et les exactions commises au cours de l'année 1990 contre la communauté négro-mauritanienne, alors que des engagements pour la mise en place d'une commission d'enquête avaient été pris par le président,

6. demande que les réfugiés qui sont retournés en Mauritanie soient rétablis dans leurs droits en leur restituant les biens dont ils ont été spoliés,

7. demande que le peuple mauritanien, déjà particulièrement touché par les crises économique et alimentaire, ne soit pas pris en otage par la crise actuelle et demande à la Commission de mettre en œuvre les projets de soutien à la société civile dans le cadre de l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme,

Ils auraient juste fait remarquer que la période des exactions commises contre les négro-mauritaniens ne se limite pas à la seule année 1990. Samba THIAM et Ibrahima SARR auraient peut-être demandé la datation des chaînes qui les liaient dans les geôles de Taya pour confirmer la période du calvaire noir allant de 1986 à 1991.

Le paragraphe 4 de la résolution que voici

4. considère qu'un débat franc et sincère entre les principales forces politiques doit déterminer les voies et les formes constitutionnelles nécessaires pour mettre fin à la crise,

satisferait tous ceux qui militent en faveur d'un véritable débat national, au-delà des seules forces politiques bien entendu et loin de tout esprit de haine ou revanchard. C'est un système qui a commis toutes ces atrocités, nous voulons vivre en paix avec nos frères arabes sur cette terre qu'Allah nous a sommée de partager. On devrait y arriver en suivant les préceptes de notre sainte religion l'Islam.

Voilà l'autre lecture de la résolution du Parlement européen que je voulais partager avec vous, il aurait été immoral de noyer ces avancées significatives dans le chemin de la réconciliation nationale, enregistrées au-delà de nos frontières, par un débat stérile pro ou anti putsch.

Oui, la démocratie n'est pas qu'une histoire d'élections. Le peuple, en plus d'être nourri, a besoin de jouir de tous ses droits, dont ceux fondamentaux à la dignité et à la vie. D'où l'importante victoire acquise à Bruxelles. Si Mme Béguin y a été pour quelque chose, on ne peut que lui souhaiter de rempiler pour un nouveau mandat en juin 2009. Remercions aussi nos organisations de défense de droits humains, la FIDH et tant d'autres acteurs infatigables des causes justes. Mohamed Lemine ould Dadde en est un, il a joué un rôle important pendant les journées nationales de concertation de novembre 2007 sur les déportés et le passif humanitaire, honorant Conscience & Résistance. Les premiers arabes qui ont réagi aux événements de 1989 et exprimé par une déclaration leur condamnation se comptent dans les rangs de cette organisation.

Au moment de la publication de cet article, j'apprends que l'Union Européenne durcit le ton pour un retour rapide des militaires dans les casernes. Encore la faute à Mme Béguin ? Soyons acteurs de notre destin ou rendons notre souveraineté. Accepter que son pays plie aux injonctions extérieures par l'activation du seul levier de l'aide escomptée est en soi une forme vilaine et aboutie de haute trahison.

II – Vous avez dit légalité constitutionnelle ?

On entend parler à tout bout de champ de la légalité constitutionnelle, il faudrait peut-être commencer par la définir. Il sera vite constaté qu'elle n'a pas la même signification, tout dépendra du Référentiel de valeurs de votre interlocuteur.

A l'AJD/MR, j'étais avec quelques autres membres du Bureau Politique favorable à la condamnation par principe du putsch. Mis en minorité, je me suis rangé sans mal pour simplement prendre acte que les militaires avaient repris le pouvoir, position somme toute très cohérente avec la prophétie du Président Ibrahima Moctar SARR exposée dans son célèbre article rédigé en avril 2006. Le pronostic d'une transition en dérive s'est réalisé. Vont-ils se ressaisir cette fois ?

La vérité crue est qu'il n'y a pas encore de démocratie en Mauritanie.

Sinon est-il légal de nier constitutionnellement l'existence de majorités visibles pour fonder une démocratie ? Le parlement doit être à l'image du peuple qu'il est sensé représenter.

Est-il constitutionnellement légal d'imposer à notre peuple un illustre inconnu avec l'unique choix de l'auréoler d'une couronne d'épines pour mieux l'empailler au moment opportun ? Oui, la couronne d'épines est un excellent combustible pour enflammer les hommes de paille, ceux là qu'on expose dans les champs de mil et qui ne font peur qu'aux oiseaux.

Est-il légalement constitutionnel de faire adopter un amendement de la constitution qui ne règle pas les problèmes politiques connus depuis l'indépendance ? La cohabitation entre les différentes communautés est un sujet ardent, la Mauritanie a perdu 34 ans pour en débattre afin de dépasser ses contradictions et tracer sa vraie histoire. Certains discours marxisants avaient décrété en 1974 que la question nationale était secondaire, la lutte des classes et la dictature du prolétariat allaient tout régler. Ce sont ceux là même qui ont récemment défendu la Chine, avant les jeux olympiques de Pékin, justifiant les exactions contre le peuple tibétain au nom du combat contre l'impérialisme occidental.

Aujourd'hui, on nous parle encore d'amendements constitutionnels pour avoir un régime parlementaire à la british. Est-ce légal ? Non messieurs les députés et sénateurs, soyez gênés de renforcer vos propres pouvoirs. Si vous êtes démocrates, soumettez cette question au peuple. Vous ne réglerez rien tant que vous n'inscrirez dans cette constitution la vraie identité de la Mauritanie, l'officialisation des langues nationales et le partage du pouvoir. Le cas échéant on pourra alors parler de Seconde République.

On peut s'arroger le titre de défenseurs de la démocratie dès lors qu'on respecte les aspirations du peuple à un avenir meilleur, cette trajectoire est incompatible avec le choix d'un guide sous les ordres de nos militaires. Ce personnage amovible sur simple instruction du responsable de sa sécurité immédiate, les mauritaniens n'en veulent plus.

Je reste persuadé que les positions des partis de l'opposition historique finiront par converger au fur et à mesure que l'ancien système achèvera de se reconstituer pour revenir aux équilibres contraints d'avant le 3 août 2005.

Le Président du Haut Conseil d'Etat a cet avantage d'être intègre, aucune plainte n'est enregistrée contre lui, son nom ne figure pas dans les listes connues de présumés tortionnaires ou assassins. Ces atouts fondraient comme neige au soleil s'il lui vient l'idée de régner longtemps. Qu'il rectifie le tir et renonce aux délices du pouvoir, là est la voie royale (démocratique ?) pour rentrer dans l'Histoire.

Les mauritaniens continueront de préférer un nouveau saut vers l'inconnu plutôt que la résignation à vivre éternellement dans la misère. Ce n'est pas une question de Sidi ould Cheikh Abdallahi, de Mohamed ould Abdel Aziz ou même de Ely ould Mohamed Vall. Non, il s'agit de changer de République!

Nouakchott le 10 septembre 2008

Ciré KANE

Texte integral de la résolution
Résolution du Parlement européen du 4 septembre 2008 sur le coup d'État en Mauritanie

Le Parlement européen,

— vu les déclarations de son Président, de la Présidence en exercice du Conseil, au nom de l'Union européenne, du haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, de la Commission, du Conseil de sécurité des Nations unies, de l'Union africaine (UA), de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et de l'Organisation internationale de la francophonie, à la suite du coup d'État en Mauritanie,

— vu la seconde visite, en Mauritanie, depuis ce coup d'État, du représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, M. Saïd Djinnit,

— vu l'acte constitutif de l'UA qui condamne toute tentative de prise du pouvoir par la force,

— vu l'article 115, paragraphe 5, de son règlement,

A. considérant qu'un coup d'État a eu lieu en Mauritanie le 6 août 2008, le Président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ayant été renversé par un groupe des plus hauts généraux qu'il avait démis de leurs fonctions dans la journée,

B. considérant que les élections législatives de novembre et décembre 2006, les élections sénatoriales de janvier 2007 et l'élection du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de mars 2007, ont été considérées comme équitables et transparentes par les observateurs internationaux, y compris les observateurs de l'Union européenne, en particulier les missions d'observation envoyées par le Parlement européen, qui s'est ainsi porté garant de la légalité de ces élections,

C. considérant que plus des deux tiers des membres du parlement de Mauritanie ont signé une déclaration de soutien en faveur de l'instigateur du coup d'État, Mohamed Ould Abdel Aziz, et des autres généraux; considérant qu'au mois de juin 2008 le pouvoir législatif a adopté une motion de défiance invitant instamment le Président Abdallahi à remanier son gouvernement, et que 49 membres se sont retirés du parlement après que le Président Abdallahi a nommé 12 ministres parmi ceux qui avaient servi sous le très impopulaire régime précédent,

D. considérant que les décisions concernant l'avenir politique, économique et social de la Mauritanie appartiennent aux seuls représentants élus du peuple et que la démocratie implique un équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, bénéficiant tous deux de la légitimité électorale,

E. considérant que le coup d'État intervient dans un contexte économique et social dégradé et que le développement est le meilleur gage de réussite de la démocratie,

F. reconnaissant l'avancée accomplie pour le retour des réfugiés et l'adoption de la loi criminalisant l'esclavage dans le pays,

G. considérant le soutien de l'Union à la transition démocratique et le "programme d'appui" de 156 000 000 EUR pour la période 2008-2013, dans le cadre du 10e Fonds européen de développement, en complément de l'assistance déjà en cours et de l'aide de 335 000 000 EUR octroyée depuis 1985,

H. considérant que la Banque mondiale a suspendu une aide de 175 000 000 USD en faveur de la Mauritanie et que la suspension de ces versements affectera quelque 17 projets nationaux en Mauritanie ainsi que la participation de cette dernière à des projets régionaux de la Banque mondiale, notamment en matière de développement rural, de santé, d'éducation, d'infrastructures et de construction de routes,

I. considérant que la Mauritanie démocratique représenterait un pôle de stabilité dans une sous-région particulièrement fragile avec, d'une part, la présence, dans le Sahara, à la frontière Nord-Est avec l'Algérie et le Mali, du groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu AlQaïda dans le grand Maghreb islamique, et, d'autre part, la rébellion touareg,

J. considérant que "l'ordonnance constitutionnelle" dans laquelle la junte définit ses pouvoirs et qui lui permet de gouverner par décrets n'a aucune base légale,

1. condamne le coup d'État militaire perpétré par les généraux de Mauritanie, le second en trois années dans ce pays, qui constitue une violation de la légalité constitutionnelle et des résultats démocratiques des élections, validés au niveau international; regrette ce recul par rapport aux avancées considérables en matière de développement de la démocratie et de l'état de droit au cours des dernières années en Mauritanie; demande qu'il soit mis un terme aux tensions politiques actuelles en Mauritanie dans le cadre institutionnel mis en place à l'issue de la phase de transition vers la démocratie et que l'ordre constitutionnel et civil soit rétabli dans les meilleurs délais,

2. demande que le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi soit immédiatement libéré, ainsi que le Premier ministre Yahya Ould Ahmed el-Waghef et d'autres membres du gouvernement qui se trouvent toujours en résidence surveillée en divers endroits du pays,

3. demande le plein respect de la légalité constitutionnelle des pouvoirs du président et du parlement mauritanien, ce qui implique que les mécanismes de cohabitation entre le président et le parlement et les mécanismes d'équilibre entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif soient réglés dans le respect et dans le cadre de la Constitution, dont les modifications pour assurer une plus grande stabilité ne peuvent intervenir que conformément aux dispositions de celle-ci, après un large débat regroupant toutes les forces politiques,

4. considère qu'un débat franc et sincère entre les principales forces politiques doit déterminer les voies et les formes constitutionnelles nécessaires pour mettre fin à la crise,

5. accueille favorablement le retour des réfugiés, l'adoption d'une loi criminalisant l'esclavage et le projet de loi de libéralisation des médias; déplore l'absence de règlement démocratique en ce qui concerne le passif humanitaire et les exactions commises au cours de l'année 1990 contre la communauté négro-mauritanienne, alors que des engagements pour la mise en place d'une commission d'enquête avaient été pris par le président,

6. demande que les réfugiés qui sont retournés en Mauritanie soient rétablis dans leurs droits en leur restituant les biens dont ils ont été spoliés,

7. demande que le peuple mauritanien, déjà particulièrement touché par les crises économique et alimentaire, ne soit pas pris en otage par la crise actuelle et demande à la Commission de mettre en œuvre les projets de soutien à la société civile dans le cadre de l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme,

8. prend note de l'annonce, par la junte militaire, de nouvelles élections présidentielles, mais déplore que, contrairement à la junte au pouvoir de 2005 à 2007, aucun engagement de neutralité n'ait été pris; demande aux forces militaires au pouvoir de s'engager sans délai sur un calendrier de restauration des institutions démocratiques, en concertation avec l'ensemble des forces politiques,

9. soutient les efforts de l'UA en faveur d'une solution de la crise par la voie de la raison,

10. demande à la Commission d'entreprendre un dialogue politique, conformément à l'article 8 de l'accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autres part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 (1) , tel que modifié à Luxembourg le 24 juin 2005 (accord de Cotonou), en vue de restaurer la légalité constitutionnelle et d'informer le Parlement du résultat de ce dialogue; si ce dernier n'aboutit pas, demande la réactivation de l'article 96 de l'accord de Cotonou, ce qui pourrait entraîner un gel de l'aide, à l'exception de l'aide alimentaire et humanitaire,

11. invite instamment la Présidence en exercice du Conseil à continuer à suivre de près la situation politique dans ce pays, en étroite collaboration avec l'UA, et à assurer la sécurité des ressortissants de l'Union,

12. demande d'envoyer au plus vite une délégation de parlementaires qui rencontrerait leurs homologues et proposerait une aide pour sortir de la crise,

13. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et aux gouvernements des États membres, ainsi qu'aux institutions de l'Union africaine, à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, à l'Organisation internationale de la francophonie et au Conseil de sécurité des Nations unies. (1)


______________
Ciré KANE

Jeudi 11 Septembre 2008 - 01:07
INFOS AVOMM
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 542