Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Présidentielles 2009. L'enjeu des jeunes


Kane Limam, alias Monza, rappeur et organisateur du festival Assalamalekoum Hip Hop
Kane Limam, alias Monza, rappeur et organisateur du festival Assalamalekoum Hip Hop
La campagne présidentielle commence dans dix jours, et les candidats au fauteuil suprême ne cachent pas leurs efforts de tirer vers eux le vote des jeunes, qui sera un déterminant majeur de la victoire lors de l'élection du 6 juin. Ceux-ci en ont conscience, et certains s'organisent en initiatives de soutien à tel ou tel candidat pour en tirer un profit matériel. D'autres affichent une indépendance farouche et rêvent d'une nouvelle Mauritanie.

Les jeunes (18 à 35 ans) en âge de voter représentent 30% de la population mauritanienne. Une masse importante d'électeurs qui se retrouve être l'enjeu principal des pré-campagnes des candidats à l'élection présidentielle. Hamidou Baba Kane «dédie sa candidature à la jeunesse» et promet des changements en profondeurs pour casser la spirale du chômage structurel des jeunes mauritaniens. Quant à Abdel Aziz, il rappelle qu'il est du «devoir des jeunes d'être à l'avant-garde en toutes choses dans le pays.» De son côté, Ibrahim Moctar Sarr est particulièrement poussé par les jeunes de l'AJD/MR. Le mot «jeunes» n'a jamais autant été usé par les politiques que ces dernières semaines, en pleine période de pré-campagne. Et la jeunesse en a conscience. Limam Kane, dit monza, organisateur du festival hip-hop Assalamalekoum en sait quelque chose.

«Des politiciens ont essayé de récupérer le festival qui a réuni plus de dix mille personne en avril dernier, mais nous avons marqué notre distance par rapport au jeu politique.» révèle-t-il. Mais il endosse parfaitement et sans complexe le rôle d'agitateur de conscience: «ce genre de festival par son exposition et sa diffusion peut contribuer à éveiller la conscience citoyenne des jeunes mauritaniens pour qu’ils gardent les yeux ouverts. Je considère que le rap constitue aujourd'hui la vraie opposition politique, car le rap parle au peuple. Finalement, ceux sont les chanteurs de rap qui deviennent les vrais représentants du peuple.» revendique-t-il.

Le temps de l'insolence

Cette jeunesse qui se retrouve au centre des convoitises électorales, voit naître des associations, des mouvements, dont la plupart n'arrivent jamais à réaliser les objectifs bien souvent louables qui avaient été la source de leur création. Mais d'autres se veulent plus volontaristes et pragmatiques, et ne sont pas forcément en Mauritanie.

En France, un mouvement prend de l'ampleur, et sème ses petites graines. «Jeunesse consciente» réunit de jeunes étudiants mauritaniens, et de jeunes professionnels, soucieux de l'avenir du pays, mais qui ne voient plus celui-ci sous l'œil politique. «Franchement, en mesurant le travail politique concernant la jeunesse, depuis l'indépendance de la Mauritanie, on peut le calculer proche de zéro; ça nous a fait prendre conscience que si les jeunes ne se levaient pas et ne prenaient pas ce qu'ils méritent dans ce pays, on ne leur donnera jamais. C'est à nous de nous prendre main, et de dire «merde» à tous ces politicards; leur dire qu'une autre Mauritanie est possible, mais pas sans nous.» s'emporte Sidi N'Diaye, doctorant en sciences politiques à Paris, et président du mouvement. «Il est temps d'être insolent, dans le bon sens du terme, d'émerger, et de mettre les dirigeants face à leurs contradictions.» continue-t-il.

Cet échec auquel aurait largement participé une classe politique sclérosée, rendue invisible par des années d’immobilisme et de complaisance, «pose donc la question de l’émergence d’une deuxième voie, à savoir la jeunesse. Marginalisée et souvent tenue à distance par des procédés de disqualification propres au champ politique, elle s’est convaincue au fil des années que sa parole ne pouvait être digne d’intérêt dans cet espace clos qu’est celui des professionnels de la politique. Or, dans toute société, l’engagement de la jeunesse a toujours été un facteur d’évolution, de changement et d’espoir en l’avenir.» martèle le Sidi N'diaye.

Éviter le syndrome des «initiatives»

Ces volontés affirmées, trouvent leur pendant dans les «initiatives» multiples qui fleurissent à l'approche d'enjeux électoraux. Des initiatives de «cadres de tel endroit», des «jeunes de telle commune» sortis ex-nihilo et qui s'invitent dans le champ politique, recherchent le maximum de membres, pour monnayer un soutien à tel ou tel candidat; comme les associations-cartables dans la vie de la société civile, ces initiatives plombent le travail de fourmi des rares associations et mouvements de jeunes réellement revendicateurs. «Au fond ça n'a pas vraiment d'importance; les politiques seront bientôt confrontés à une réalité qui est qu'une jeunesse délaissée trop longtemps sombre dans la délinquance. Et la hausse fulgurante des actes de violence particulièrement dans les quartiers périphériques devrait en faire réfléchir plus d'un. Espérons que de vrais actes seront posés avant que les choses n'empirent» explique un membre de l'association des jeunes entrepreneurs mauritaniens.

MLK

Source: http://barrada.unblog.fr/tag/actualites/
Mardi 12 Mai 2009 - 19:02
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