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Dimanche 20 Avril 2014

Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......

Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."

E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif:

Mme Rougui Dia, présidente

M.Amadou Bathily , secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, chargé de la communication et porte-parole

M. Demba Fall, trésorier

M. Ngolo Diarra, secrétaire chargé de l'organisation

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Mme Mireille Hamelin, webmestre

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Réaction de la présidente du CSVVDH, à propos du passif humanitaire : « Pourquoi défendre les criminels ? »


Réaction de la présidente du CSVVDH, à propos du passif humanitaire : « Pourquoi défendre les criminels ? »
« Le règlement du passif humanitaire doit être une question nationale. Sa solution doit être juridique, social et politique. Le fait d’accompagner, d’indemniser les victimes et de prier à Kaédi, ne suffit pas pour régler le passif humanitaire ».

Ces mots émanent de la présidente du comité de solidarité avec les victimes des violences des Droits de l’Homme (CSVVDH) Mme Lalla Aicha qui réagissait pendant le débat du 05 septembre tenu à la TVM, entre des membres de société civile et le Commissaire aux droits de l’Homme.

Les propos tenus par le commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohamed Abdallahi Ould Khattra, concernant le règlement du passif humanitaire et de l’esclavage ont suscité l’indignation dans le rang des militants de droits de l’homme.

Dernier à monter au créneau, la présidente du CSVVDH, Mme Lalla Aicha Sy. Dans son coup de gueule, elle a fustigé les propos tenus par le Commissaire aux droits de l’homme, tout en appelant le Président de la République à défendre l’intérêt des citoyens « le passif humanitaire n’est pas encore clos comme l’a déclaré le commissaire aux droits de l’homme.

Il se trompe s’il croit que le fait d’indemniser une partie des victimes ou d’aller prier à Kaédi suffit pour enterrer le dossier. Le Président de la République a été élu par le peuple, il doit alors défendre leurs droits. Il a déclaré à Nouadhibou qu’il connait les coupables, alors pourquoi les défendre, s’ils ont massacré des centaines de mauritaniens. Je pense qu’un Président de la République est censé défendre ses citoyens et non défendre les criminels, au détriment de la dignité humaine.

Jusqu’à présent les coupables n’ont pas été inquiétés. Le règlement du passif humanitaire doit être le problème de tout un chacun et non celui d’une tierce personne. Les coupables doivent être jugés et punis et sa solution doit respecter les droits des victimes. »

Concernant l’esclavage, Mme Lalla Aicha Sy déclare « l’esclavage et ses séquelles existent bel en bien en Mauritanie. On rencontre partout des familles féodales qui ont des esclavages chez elles. La négation d’une question aussi complexe, n’aide pas à sa solution.

La loi no 2007 criminalisant l’esclavage doit être appliquée et c’est l’Etat seul qui peut veiller à son application. Si les autorités veulent régler ce problème, ils n’ont qu’à reconnaitre l’existence de l’esclavage dans le pays et augmenter les mécanismes de protection, sinon qu’ils sachent que la question de l’esclavage est loin d’être close »

Rappelons que ce débat a été organisé par la Télévision mauritanienne le 05 septembre et qu’il a réuni le Commissaire aux droits de l’homme et quelques membres de la société civile, dont Boubacar Messaoud (SOS-Escalves), Aminetou Mint Moctar (AFCF), Dieng El Housseiny (IRA-Dissident)…

Dialtabé


Source : Quotidien de Nouakchott VIA CRIDEM
Lundi 10 Septembre 2012 - 17:18
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1.Posté par Ahmed Salem Deida le 11/09/2012 12:22
La pratique de l’esclavage a été vécue et pratiquée par les différentes composantes de la société Mauritanienne à des formes et degrés différents selon les zones, les milieux et les ethnies. La persistance des séquelles de cette pratique au sein d’une grande frange des Mauritaniens a fait surgir un nombre très important des citoyens vivants, isolés dans des ghettos privés du minimum de conditions de vie décente. Face à cette réalité, des solutions adéquates pour enrayer ce mal doivent être cherchées par les pouvoirs publics, la société civile et même le simple citoyen. Une solution définitive et durable ne pourra être concrétisée qu’à travers la promotion positive de ce groupe.

Le Mouvement « Mauritaniens unis pour la justice et l’égalité (MUJE) » juge que l'arsenal juridique de lutte contre l'esclavage en Mauritanie est largement suffisant, mais nous constatons aussi que les phénomènes sociaux n'ont jamais été résolus par des arrêtés, des lois ou des ordonnances, à cet effet nous demandons :
1- une activation et application sévères et strictes des lois relatives à l'incrimination de l'esclavage. Ces mesures judiciaires proposés doivent impérativement être accompagnées d’une campagne de sensibilisation pour promouvoir les principes de liberté et des droits de l’homme notre pays

2- Impliquer nos Oulémas et jurisconsultes de droit musulman en vue de la recherche de nouvelles interprétations des textes du Fiqkh.

3- La création d'une institution publique chargée de la lutte contre le phénomène avec des antennes a l'intérieur du pays. Car c'est surtout dans les coins les plus isolés du pays que les séquelles perdurent sous plusieurs formes dans le silence voire même la complicité des autorités locales. Cette institution permettra la prise en charge effective par l’Etat des personnes nouvellement affranchies (Femmes et enfants), au lieu de se contenter de faire de cela l'affaire exclusive des ONG.

4- Piloter un projet de développement de plusieurs composantes dont un volet destiné à améliorer la vie des franges les plus pauvres de la société et particulièrement les Haratines, dans les grandes villes ainsi que dans les agglomérations.

5-Monter un système de conseil juridique au bénéfice des victimes de l’esclavage par:
- la prise en charge des mesures d'accompagnement en vue d'assister les victimes (sans éducation et sans sources de revenu) de ce phénomène.
- Favoriser un système d’éducation en leur faveur par la création des cantines dans certaines régions du pays ;
- Prise en charge des enfants Hratines, surtout ceux venant des familles esclaves ou nouvellement affranchies.

tout en condamnant toutes les formes d’esclavage, MUJE lance un appel à tous pour contribuer à enrayer ce phénomène combien dégradant pour l’être humain
et pour que l’objectif final, pour tous, soit l’innovation d’une politique sociale permettant, à la longue, l'intégration de toutes les couches défavorisées car nous rêvons d’une Mauritanie unie, juste débarrassée de toute tare sociale pour tous.
pour
Le Bureau exécutif
Ahmed Salem deida
Chargé de la communication

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