Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Stratégies - Mise en œuvre de politiques économiques : A l’Afrique de penser son développement


Stratégies - Mise en œuvre de politiques économiques : A l’Afrique de penser son développement
Les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) doivent être repensés car ils ne prennent pas en compte les préoccupations de toutes les franges de la population, et la mesure de la croissance sur la base du Pib fait la promotion des entreprises étrangères. Ce sont là quelques unes des positions adoptées par l’économiste Yassine Fall qui animait la 3e session de formation de l’Ong Awomi à Richard Toll.

Les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) sont une nouvelle forme de colonisation économique. C’est l’amère constat fait par Mme Yassine Fall, présidente de l’Ong African women’s millenium initiative (Awomi) à l’occasion de la troisième session de formation des femmes et des jeunes qui a réuni pendant trois jours, 120 leaders d’association de développement, élues locales et professionnels de la communication à Richard Toll. En effet, après le démantèlement des systèmes agricoles des pays pauvres sous la dictée du Fmi et de la Banque mondiale dans le cadre des politiques d’ajustement structurel (Pas), les années 2000 ont vu naître les Dsrp. Au Sénégal comme ailleurs, ces documents se sont révélés des échecs. La raison réside, selon elle, dans le fait que «l’élaboration de ce document n’est pas partie des populations locales. Il doit être repensé».

Mme Fall estime que le Dsrp est une émanation des Programmes d’ajustement structurel (Pas). «Un pays en développement qui n’est pas dans une économie de marché ne peut pas avoir une politique macroéconomique articulée en dehors de la politique de développement social.» Pour Mme Fall, toute stratégie de développement devrait être formulée en se basant sur des priorités comme le développement humain et local. Ainsi selon elle, à la lecture, on se rend compte que dans ces documents, «aucun budget n’est alloué à la démarche Genre, aux jeunes ou aux femmes. Dans tout le Dsrp, vous ne verrez pas le mot fistule qui est pourtant la représentation du manque de dignité d’une femme africaine».

Le séminaire sous-régional d’Awomi a ainsi placé l’économie au cœur des débats avec le cours magistral de Yassine Fall. Une occasion pour elle d’expliquer aux participants venus également de pays comme la Mauritanie, la Guinée et la République démocratique de Congo (Rdc), les fondements de la situation économique du continent de la période de l’esclavage à aujourd’hui. Economie, politiques publiques et inégalités, ce thème développé par Mme Fall a porté sur le cycle de l’endettement des pays africains et la mainmise des institutions financières internationales sur les politiques économiques. Une situation qui a favorisé le développement de la pauvreté dans la mesure où ces politiques ont toujours été favorables aux intérêts des Occidentaux. En atteste la mesure de la croissance du pays qui est proportionnelle au niveau du Produit intérieur brut (Pib) alors que l’utilisation du Produit national brut (Pnb) serait plus appropriée.

Yassine Fall estime ainsi que le Pib, qui se définit comme «l’ensemble des biens et services produits par des nationaux et des étrangers dans le pays en une année», masque les inégalités et le caractère extraverti de nos économies. Cela revient à faire la promotion des entreprises étrangères qui, ajoute-t-elle, ne laissent pas leurs bénéfices dans le pays mais les réexpédient plutôt dans leur pays. En plus, cette formule ne prend pas en compte l’apport financier des émigrés, «dont la contribution dans l’économie nationale est plus importante que celle des bailleurs et même des bénéfices du commerce extérieur. Nous ne sommes pas une économie de marché comme on l’entend», souligne l’économiste. D’ailleurs, Mme Fall prévient que de façon globale, les capitaux qui sortent de l’Afrique sont supérieurs à ceux qui entrent. Preuve de l’exploitation dont le continent est victime et qui le laisse à la merci des pays développés. Yassine Fall dénonce la tendance des pays africains à vouloir calquer des modèles économiques qui ne correspondent pas à nos réalités. Il en est ainsi des politiques de libéralisation du marché, qu’on cherche à imposer aux pays africains à travers les Accords de partenariat économique (Ape). «On ne peut pas mettre au même niveau des économies faibles qui sont en train de se construire et des économies développées. Le protectionnisme est une bonne politique pour nous», souligne Yassine Fall. L’Afrique a les moyens de son développement aussi bien du point de vue des ressources naturelles que des ressources humaines. Il s’agit dès lors, de faire preuve de volonté politique mais aussi d’impliquer les populations dans l’élaboration des politiques. «Aucun continent ne travaille plus que l’Afrique et les Africains sont condamnés à parler d’une seule voix», a conclu la présidente d’Awomi.

Mame Woury THIOUBOU



Source: lequotidien
Lundi 11 Janvier 2010 - 13:34
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