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Dimanche 19 Mai 2013

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy

La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy
La prestation du Président de l’AJD/MR, Monsieur Ibrahima Moctar SARR, le dimanche 12 mai 2013 à la Télévision Mauritanienne, est incontestablement, une intervention politique d’envergure nationale et internationale. Avec justesse, lucidité et pertinence, Monsieur SARR a mis en lumière  la nature du système politique, sa principale faille et le processus historique de sa construction, depuis la gouvernance du  père fondateur et ses conséquences négatives sur le destin du peuple mauritanien et, particulièrement sur la condition de sa composante noire : haratine et africaine mauritanienne.
 
Par un raisonnement clair, précis et sans ambiguïté, il a fait preuve de rigueur et de cohérence, en évoquant des problèmes aussi sensibles que le racisme, l’esclavage, l’impunité, les déportations, les massacres, le déni de nationalité, l’exigence de justice. Il a évoqué également les années sombres du régime d’Ould Taya, sa lourde responsabilité dans la crise politique, sociale, économique et identitaire de la Mauritanie actuelle. Il a invité  la composante arabe mauritanienne à une prise de conscience de la vraie réalité du système politique marqué par la ségrégation, l’esclavage et l’impunité.
 
Monsieur SARR a, en effet,  mis en relief les différentes péripéties de l’histoire politique de la Mauritanie, à travers la gouvernance de ses dirigeants les plus importants, leur rôle déterminant dans la constitution de l’Etat mauritanien et de ses institutions. Les téléspectateurs, ont eu droit, à une prestation qui a fourni des éléments de compréhension de sa place dans l’opposition, de ses rencontres avec l’actuel Président Mohamed Ould Abdoul AZIZ, et des différentes phases de la participation de l’AJD/MR à la majorité présidentielle. Il a donné sa vision de l’avenir de la Mauritanie, dans toutes ses dimensions. Son expérience l’a confronté à la dure réalité du système, la prison, l’impossible réintégration en tant que journaliste, la non-prise en compte de ses droits à une pension de retraite, l’injustice, l’humiliation, la torture et l’exclusion de la composante africaine noire.
 
Il a martelé que le problème fondamental de la Mauritanie est un problème de cohabitation de toutes ses composantes, le partage politique du pouvoir, la répartition équitable des richesses du pays, une gestion politique fondée sur la justice, l’égalité et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays. Il a également montré l’absurdité et l’aberration que constitue le choix du monolinguisme, par l’imposition idéologique et politique de l’arabe contre la richesse linguistique de la Mauritanie.  Il a mis en lumière sa réelle connaissance du système, la cécité de l’élite dirigeante devant l’impérieuse nécessité de prise en compte de la mondialisation.
 
Monsieur Ibrahima SARR a alerté sur le danger que représente le système mis en place par Moctar Ould Daddah, continué et approfondi, de manière catastrophique, par Ould Taya, aujourd’hui poursuivi par Ould Abdoul AZIZ, par l’opération du recensement.
 
Avec beaucoup de dignité, et ce, sans amertume, il a exprimé les espoirs que représentait Ould Abdoul AZIZ et la chance historique que l’actuel président aurait pu saisir pour amorcer un tournant pour la réconciliation nationale. Il a donné des pistes et des propositions politiques concrètes et claires pour sortir de l’impasse et de la crise politique actuelle : l’instauration d’un espace véritable d’un débat politique sans tabou. Il a exhorté Ould Abdoul AZIZ et la classe politique à prendre leurs responsabilités pour éviter à la Mauritanie le chaos. Le système a atteint sa saturation, a-t-il souligné, avec une argumentation aussi profonde qu’explicite. Il faut concevoir une alternative politique crédible et, selon Monsieur SARR, elle est possible et il en est porteur et animateur en tant que militant et acteur, depuis plusieurs années.
 
Tout en reconnaissant la dure réalité, Monsieur SARR, est résolument convaincu de l’avenir de la Mauritanie, en s’inscrivant dans une logique de construction d’une société fondée sur la reconnaissance sans réserve de sa diversité. Celle-ci constitue un incontournable dans la résolution du problème politique fondamental de la Mauritanie et l’éradication du système qui n’a jamais été viable.
 
C’est avec hauteur de vue, un sens de la responsabilité et la simplicité, que le Président de l’AJD/MR a répondu aux questions des journalistes. Avec clarté et sérénité, Monsieur SARR a exposé le projet politique de son parti pour une Mauritanie tournée vers l’avenir. L’intervention du premier responsable de l’AJD/MR, par son analyse de la situation politique, sociale et économique et les propositions qu’il a exposées, présente une alternative crédible. On ne pourra plus faire l’impasse sur un des hommes politiques les plus capables, de contribuer à l’avènement d’une société mauritanienne fondée sur la justice, la liberté et la fraternité. La construction de la Mauritanie ne peut faire l’impasse sur l’éradication de la ségrégation raciale et l’esclavage a-t-il exprimé avec insistance, et un sens de la mesure.
 
L’enjeu politique programmatique du discours du Président de l’AJD/MR est une énonciation claire et constructive d’une politique de civilisation. A cet égard,  l’intervention télévisée de Monsieur Ibrahima Moctar SARR n’est pas une révélation, mais la confirmation de la cohérence d’un engagement et de son enracinement dans une conception respectueuse de la diversité constitutive de la société mauritanienne. Le discours politique présenté par le premier responsable de l’AJD/MR est remarquable par sa constance et sa fidélité au choix éthique qui fonde et anime sa volonté à être au service de son pays. Il a toujours fait le choix avec courage, détermination et dignité de combattre un système injuste et dépassé.
 
La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.
 
AVOMM adresse toutes ses félicitations à Monsieur Ibrahima Moctar SARR, Président de l’AJD/MR, à ses collaborateurs et à tous les militants de cette formation politique qui a fait le choix d’une alternative politique crédible et courageuse pour la Mauritanie.  Il ressort de cette brillante intervention, que Monsieur Ibrahima Moctar SARR est convaincu qu’une autre Mauritanie est possible et, que sa réalisation passe par une volonté politique commune de rompre avec le système ségrégationniste, esclavagiste de domination et d’oppression de la composante noire.
 
 
Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM
Paris le 14 mai 2013

avomm.com

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Tchad: vers un procès au Sénégal de l'ex-président Hissène Habré pour crimes contre l'humanité


Tchad: vers un procès au Sénégal de l'ex-président Hissène Habré pour crimes contre l'humanité
La création d'un tribunal spécial pour faire juger au Sénégal pour crimes contre l'humanité l'ex-président tchadien Hissène Habré marque une étape importante vers un procès attendu de longue date alors que la défense de M. Habré dénonce "une violation du droit international".

"Nous nous acheminons directement vers l'ouverture de l'instruction et avec l'instruction commence le procès. Nous allons commencer à parler de recrutement de juges pour mettre en place les chambres spéciales et commencer le travail", a déclaré mercredi soir à Dakar la ministre sénégalaise de la Justice Aminata Touré.

Mme Touré venait de signer avec l'Union africaine (UA) l'accord sur la création de "chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises" pour juger M. Habré, accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture, et réfugié à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir (1982-1990).

Cet accord, qui marque la dernière ligne droite vers un procès à Dakar de l'ex-dirigeant tchadien après plusieurs années de tergiversations, prévoit quatre chambres spéciales: deux pour l'instruction et l'accusation, une Cour d'assises et une Cour d'appel. Elles seront formées de juges africains et sénégalais nommés par l'UA.

"Nous devons démontrer que nous sommes capables d'exercer ce niveau de responsabilité qui consiste à lier l'acte à nos engagements (...). Nous avons perdu beaucoup de temps", a indiqué Aminata Touré.

L'accord a été salué par le ministre tchadien de la Justice, Abdoulaye Sabour Fadoul, qui a évoqué "une grande joie pour tous les Tchadiens".

"Enfin les choses sérieuses peuvent commencer (...) C'est la première fois depuis plus de 20 ans que des actes concrets sont posés dans cette affaire", a-t-il dit à l'AFP.

"Violation du droit international"

La défense de l'ex-dirigeant tchadien conteste le processus judiciaire.

L'accord entre le Sénégal et l'UA "viole le droit international" et est "parfaitement illégal. Aucune structure (de justice internationale) n'a été créée de cette manière" car "une intervention de l'ONU" est toujours nécessaire, "l'UA n'a pas qualité pour rendre la justice et donner un mandat à un pays pour juger", a affirmé Me François Serres, un des avocats de M. Habré.

Selon Me Serres, cet accord "viole l'arrêt rendu par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour trois raisons". "Il remet en cause les principe de l'autorité de la chose jugée et de non rétroactivité du droit pénal. La Cour de la Cédéao avait également estimé que l'UA n'a pas compétence pour exercer la justice", a-t-il ajouté, en indiquant se "réserver le droit de saisir à nouveau" cette juridiction ouest-africaine.

La Cour de la Cédéao avait estimé le 19 novembre 2010 que le Sénégal seul ne pouvait juger M. Habré, préconisant la création d'un tribunal spécial.

A travers deux jugements, en novembre 2005 et en mars 2011, la justice sénégalaise s'était déclarée incompétente pour juger Hissène Habré.

Un autre problème à régler est le financement du procès.

"Nous pensons que le budget pourra être mobilisé. Nous démarrons avec les ressources dont nous disposons", a affirmé Aminata Touré, sans préciser de montant.

Le budget du procès avait été évalué à 8,6 millions d'euros devant provenir de plusieurs contributeurs: Tchad, Union européenne, Belgique, Pays-Bas, UA, Allemagne, France et Luxembourg mais cet argent "promis n'existe plus", avait récemment déclaré à Dakar Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch (HRW).

Le Sénégal avait été mandaté en juillet 2006 par l'UA pour juger M. Habré mais l'ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, n'a jamais organisé de procès.

Son successeur, Macky Sall, qui a pris ses fonctions en avril, a exclu d'extrader Hissène Habré en Belgique et s'était engagé à organiser un procès, mettant fin à une controverse sur les procès de dirigeants africains hors d'Afrique.

La Belgique avait saisi en février 2009 la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, qui a ordonné en juillet à Dakar de poursuivre "sans aucun autre délai" Hissène Habré ou de l'extrader.

Par Malick Rokhy BÂ


Source: AFP
Jeudi 23 Août 2012 - 19:00
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