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Vendredi 25 Mai 2012

Hommage à Mohamed Dogui par Hamdou Rabby Sy

Hommage à Mohamed Dogui par Hamdou Rabby Sy

«Toute véritable grandeur
implique la simplicité»


La disparition de notre camarade Mohamed Dogui est une immense perte pour la Mauritanie, surtout pour celles et ceux qui, comme lui, aspirent à la justice, à la liberté et à la démocratie. Il a très tôt pris conscience de l’orientation raciste du système, en se positionnant contre toutes les formes d’injustice et d’impunité par un engagement ferme. Mohamed Dogui avait un sens de la dignité, une générosité reconnue par ceux et celles qui l’ont connu. Il a fait, tout le long de sa vie, preuve d’un engagement sans faille, d’une radicalité critique et ouverte. De cette radicalité des personnalités douées d’une intelligence authentique et d’un amour de la vie. Mohamed Dogui a combattu un système violent avec la plus grande humanité. Tous les témoignages sont unanimes sur la profondeur et la sincérité de son engagement humaniste. Il s’est inscrit dans la longue lignée des combattants de la liberté.

Depuis les événements de1989, jusqu’à sa mort en passant par ses années d’exil au Maroc, il a été fidèle à la lutte contre le racisme, l’esclavage et l’impunité.

Un militant courageux qui a défié toute sa vie un système dans lequel, s’il avait abdiqué comme d’autres, il aurait bénéficié des avantages et des privilèges d’appartenance à la composante dominante. Dogui n’a jamais cédé à la facilité et au confort de la médiocrité. Il a vécu avec sobriété, partageant la souffrance et l’humiliation des victimes, en payant un lourd tribut à son engagement pour les victimes contre la politique raciste qui a sévi depuis l’avènement de Ould Taya.

Mohamed Dogui a dit non à la discrimination, à l’oppression et à la haine raciale. La posture éthique du militantisme tel qu’il l’a pratiqué nous inspire quant au projet d’une Mauritanie débarrassée du tribalisme, du racisme et de l’esclavage. Contrairement à bon nombre de militants rattrapés par la solidarité mécanique et les intérêts personnels, il a su résister jusqu’à sa mort.

Homme de convictions, de courage, volontariste, humaniste, Mohamed Dogui occupera une place importante dans l’histoire de la lutte contre le système raciste et esclavagiste qui a étouffé la perspective de construction d’une citoyenneté mauritanienne. Sa disparition nous prive du messager de la paix, de l’égalité, de l’appel à une Mauritanie fondée sur un humanisme intégral et une politique de la civilisation. Un homme convaincu de l’éthique de l’amitié, de l’hospitalité et du vivre ensemble respectueux de la diversité qui constitue la première richesse de la Mauritanie. Il a incarné une certaine idée de la justice, de l’humanité et de l’exigence de dignité et de respect de tous les mauritaniens sans aucune forme de distinction.

Sa passion pour la justice, sa vocation pour la fraternité universelle ont marqué sa vie et son rapport à ses compatriotes. Sa traversé du désert, les péripéties d’une vie difficile ont nourri et entretenu son idéal d’une Mauritanie démocratique, fraternelle et solidaire. Mohamed Dogui a vécu en homme juste, en militant intransigeant, lucide et civilisé. Sa constance et sa victoire sur les préjugés doivent être une source d’inspiration et d’encouragement. Son courage et son attachement au devoir de mémoire l’ont conduit à faire partie des acteurs du voyage d’Inal, comme pour marquer les derniers mois de son existence.

Mohamed Dogui est parti de cette terre, de sa patrie, dont la politique raciste et esclavagiste ne faisait pas sa fierté. Il continuera à porter le message de la justice devant l’Eternel. Il veillera désormais sur nous; nous essayerons de mériter d’avoir été ses compagnons. La Mauritanie vient de connaître une perte immense avec la mort de cet homme que l’Histoire retiendra. La grandeur de son âme et sa vision de l’avenir resteront gravées sur notre mémoire. Il a vécu en homme généreux, vertueux et digne. Sa vie et son engagement sont des preuves éclatantes du sens du sacrifice et du dévouement à des causes nobles. La Mauritanie officielle devrait en tirer les conséquences.

Quant à nous, nous poursuivrons plus que jamais notre combat.

A la mémoire de notre camarade, nous organiserons une journée pour lui rendre l’hommage qui ne saurait traduire notre profonde tristesse.

Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM

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Un groupe évangélique veut brûler en public un Coran le 11 septembre


Un groupe évangélique veut brûler en public un Coran le 11 septembre
Le général américain David Petraeus s'inquiète pour ses troupes en Afghanistan. Des chrétiens évangéliques de Floride envisagent de brûler un Coran en public pour commémorer le 9e anniversaire des attentats du 11 septembre. Un projet qui pourrait avoir des répercussions en Afghanistan et dans l'ensemble du monde musulman.

L'église baptiste qui veut mettre de l'huile sur le feu porte pourtant un nom poétique : « Atteindre un monde de paix ». Comment ? En organisant un autodafé.

Ces fondamentalistes chrétiens parlent de l'islam comme d'une religion diabolique. Ils ont donc prévu de livrer aux flammes le livre sacré des musulmans, le 11 septembre prochain, en public dans la petite localité de Gainesville en Floride.

Cette communauté évangélique ne compte qu'une cinquantaine de membres mais son projet suscite déjà l'indignation un peu partout dans le monde. Des manifestations ont été organisées à Kaboul, les églises chrétiennes d'Indonésie demandent à Barack Obama d'intervenir pour empêcher un geste digne du Moyen Age. L'Iran a prévenu : la provocation déclenchera des réactions incontrôlables.

On se souvient du tollé et des violences qui avait suivi la publication au Danemark en 2005 des caricatures de Mahomet. Mais le pasteur américain qui est à l'origine de cette initiative, Terry Jones, semble déterminé. « Nous devons envoyer un message clair aux radicaux musulmans. Nous ne seront plus dominés et contrôlés par la peur et les menaces », dit-il.

Un projet unanimement condamné dans le monde

Le projet du « Dove World Outreach Center », groupe évangéliste américain, de brûler le Coran le 11 septembre, a suscité à travers le monde de fermes mises en garde. Pour la Maison Blanche, ce projet « place les troupes en danger », un point de vue similaire à celui précédemment émis par le général David Petraeus, commandant des forces internationales en Afghanistan. Le général, avait évoqué les répercussions de cette action qui servirait la propagande des talibans en Afghanistan. « Cela renforcerait le sentiment anti-américain », a-t-il ajouté.

Lors d’un diner de rupture du jeûne (Iftar) organisé au département d’Etat, Hillary Clinton, le chef de la diplomatie américaine a déclaré être «encouragée par la condamnation claire et sans équivoque de ce geste irrespectueux qui est venue des chefs américains de toutes les religions, ainsi que des dirigeants américains laïques et des leaders d’opinion » .

Le ministre américain de la Justice, Eric Holder a reçu le 7 septembre seize associations religieuses, toutes croyances confondues, dans le but d’examiner les mesures pouvant être prises contre les attaques antimusulmanes.

En Europe, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne a à son tour, clairement condamné ce projet, et rappelé la nécessité de « respecter toutes les croyances religieuses » .

A l’instar du général David Petraeus, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan, tout en condamnant ce projet, a souligné son risque : des conséquences néfastes sur la sécurité des troupes.

Du côté du monde musulman, Amr, Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a dénoncé le projet « d’un fanatique ». L’institution sunnite d’Al-Azhar du Caire a estimé que « si le gouvernement américain ne parvient pas à l’arrêter (le projet), cela nuira les relations de l’Amérique avec le monde musulman, et constituera une opportunité pour le terrorisme ».

L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, s’est fait lui aussi l’écho des multiples condamnations, et titre ainsi ce mardi 8 septembre : « Que personne ne brûle le Coran ».

Auteur: RFI

Un groupe évangélique veut brûler en public un Coran le 11 septembre
Photo : Des manifestants indonésiens du groupe islamique Hizbut Tahrir protestent à Jakarta, le 4 septembre 2010, contre le projet du pasteur Terry Jones de brûler un Coran en public
Mercredi 8 Septembre 2010 - 17:21
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1.Posté par adza chris le 12/04/2011 19:08
J'aimerais assisté cette manifestation .
merci beaucoup pour votre comprehension.
votre adza

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