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Nous aimons les morts et detestons les vivants.
La mort de Dia Ousmane, Saidou Kane, Mourtoudo m'amenent à dire que nous n'aimons que les morts.
Que n'a t-on pas lu dans le net ces derniers jours, c'est à croire que Dia etait l'ami de tout le monde. Des temoignages ont ete rapidement ecrits et dédiés à la mémoire de l'ami disparu, on est peiné, bouleversé. Nous attendons qu'un site, qu' un forum porte son nom, qu'il ait lui aussi son jaaka. Il etait aussi tres genereux, le refugié Dia Ousmane, on decouvre les petits cadeaux qu'il donnait à la FIDH, (j' ignorais que cette federation etait avide de cadeaux de victimes qui viennent chercher justice chez elle). Tous ces morts, de leur vivant avaient reçus des quolibets, des injures, des moqueries, des attaques de nous qui pleurons aujourd'hui.
Nous aimons les morts et detestons les vivants.
C'est de la fumisterie, de la vraie fumisterie.
Adversaire n'est pas synonyme d'ennemi.Et devant la mort l'adversité n'a plus sa raison d'être, parce que le pardon s'impose de facto sur ceux qui restent, dans notre culture. Le fait que les gens ont eu des divergences avec Dia Ousmane n'empêche pas de lui rendre hommage sincère (ce n'est pas de la fumisterie) et mérité pour ce qu'il a fait pour la communauté. Il avait ses qualités mais aussi ses défauts comme tout le monde. Paix à son âme.
C'est le coeur de Jaafar qui parle et nous comprenons. Il ya du vrai dans son texte et c'est très émouvant , mais nous ne sommes pas des anges, nous sommes des mortels. Peronne ne sera épargné, c'est ça que nous devrons mettre dans nos cranes. La mort est la pour le riche, le pauvre , l'enfant. Il n y a pas d'age pour mourrir . Je ne peux décrire la douleur que nous avons eu du décès de Dia Ousmane. Perdre un camarade de lutte , que tu sois avec lui politiquement ou non n'empêche pas de le pleurer ou de le rendre hommage en tant que défnseur d droit de l'homme, en tant qu'être humain. Nous sommes tous des musulmans et nous croyons en Dieu. Nous devrons à l'avenir pouvoir dépasser les rancoeurs inutiles qui nous rapportent que des divisions et nous devrons respecter la position de tout un chacun. Nous sommes libres de nos positions politiques mais les injures et les critiques personnelles doivent cesser. Nous ne sommes pas des enfants. Nos adversaires Beydanes rient de nos enfantillages , dont le premier ministre qui n'a aucune considération pour la communauté noire .
Calmons nous , tendons nous la main, travaillons ensemble sur nos causes en respectant chaque mouvement ou ONG pour faire face à nos détracteurs.
Que le Dieu tout puissant pardonne Dia Ousmane et lui ouvre les portes de Paradis AMEN
Rendre hommage n'est pas mauvais, ce qui l'est c'est instrumentaliser la mort.
La situation devrait nous inviter à plus de clairvoyance et tolérance. Sans l'unité nous n'arriverons à rien, nous partirons tous un à un sans rien résoudre. Ne lèguons pas la haine et le mépris à nos enfants.
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