Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

De la diplomatie et de l'armée au service du rayonnement de la Mauritanie.


De la diplomatie et de l'armée au service du rayonnement de la Mauritanie.
Qu'est ce qui pourrait bien unir notre diplomatie à notre armée?Rien à priori.Par quel tour de passe-passe ou quelle entourloupe serait-il donc possible de faire s'articuler cet attelage bizarre «diplomatie-armée» qui semblerait aussi inconciliable que l'eau et le feu comme aurait dit le manichéiste Persan Zaratoustra?Quels avantages pourrait aussi tirer le pays d'une éventuelle heureuse et judicieuse articulation des questions diplomatiques avec celles plus martiales de défense?

Autant d'interrogations auxquelles le présent essai s'appliquerait à répondre, dans la mesure du possible et sans grandes prétentions du reste.En fait, la relation contre nature, d'apparence seulement, qui opposerait ces deux volets de la politique d'un pays quelconque serait beaucoup plus étroite qu'elle n'y semblerait.Et pour illustrer cette assertion, il suffirait de rappeler que les diplomates prennent invariablement le relais là où les militaires auront échoué et vice versa les militaires bombent le torse là où les diplomates se seront plantés.Le fameux binôme « guerre et paix » pour les éventuels mordus de L.Tolstoi et de littérature russe.

De fait, il se trouverait justement que les guerres, les conflits et leurs incontournables corollaires que sont les efforts de médiation auront connu un emballement rarement égalé à travers le monde, surtout en Afrique, à la suite de l'effondrement du bloc soviétique même si la relation de causalité entre ces deux évolutions n'est pas évidente ou plutôt si, de mon avis.Mais, une autre paire de manches vraiment que cela.Autant constater tout de suite que le niveau de conflictualité se sera dangereusement aggravé à travers le monde.Par conséquent et je ne vous le ferai pas encore dire, il y aurait éventuellement bien du pain sur la planche et pour notre diplomatie et pour notre armée, pour peu qu'il y'ait un affiché et assumé volontarisme d'Etat dans ce sens.De surcroît, il y aurait aussi des «marrons à tirer du feu» et c'est vraiment le cas de le dire, sans cynisme aucun.En clair et je crois que vous aurez déjà aisément subodoré là où j'aurai voulu en venir avec cette entrée en matière:

De la diplomatie au service du rayonnement de la Mauritanie.

Notre diplomatie se doit d'aller à la rencontre du monde et de ses malheurs (ses bonheurs aussi) en s'impliquant davantage dans la gestion et la prévention des conflits endémiques dans notre continent l'Afrique voire ailleurs aussi.Peut être que ce faisant retrouverait-elle un peu de son lustre d'antan perdu.Plus prosaïquement, il s'agirait de camper autant que faire se pourrait les beaux rôles de médiation et de bons offices car «minhoum el hajje we eziyara».L'introversion en politique étrangère, tout comme de mise en psychiatrie aussi, ne conduirait nulle part sinon à la «névrose diplomatique» soit à un déphasage d'avec les réalités politiques du monde, ce petit village.Cela dit qu'on n'aille surtout pas me prêter l'intention de militer pour une débridée «mégalo-diplomatie tous azimuts» même si derrière toutes les grandes réalisations et entreprises du monde se profileraient presque toujours des hommes et des femmes un tantinet mégalomanes sur les bords.Mais soit.Qu'on ne s'y méprenne surtout pas, il ne s'agirait point d'aller jouer inconséquemment aux m'as-tu-vu pimpants et claironnants du genre d'une de nos vieilles voire récentes connaissances de la sous-région.Il serait plutôt question de s'extraire de la masse anonyme des pays apathiques et sans «projets diplomatiques» réels et opposables au sein de leurs sous-région, région voire du monde; pourquoi pas donc?L'attentisme résigné et moutonnier dans lequel se sera complue notre diplomatie dès la fin des années fastes de l'ère feu le président Mokhtar Ould Daddah n'aura été qu'une suite d'expédients improvisés et sans cohérence aucune.De la navigation à vue voire carrément aveugle bien des fois.D'où un bien prévisible déclin de la renommée du pays et de son image de marque.Tout le monde à l'étranger semblerait connaître feu le président Ould Daddah mais curieusement personne n'aurait entendu parler du dictateur Ould Taya qui aura pourtant régné sans partage sur le pays 21 longues et pénibles années durant, soit 3 de plus que le «père de la Nation».

Normal, avec la diplomatie introvertie du culte du silence qui était la sienne !Juste retour des choses.Cela dit, d'autres bonnes raisons nous donneraient bien à croire que le tout nouveau président Mr Ould Abdel Aziz ferait preuve de plus d'imagination et d'esprit d'innovation.En tout cas le fait qu'il se soit choisi une femme comme MAEC, choix inédit dans le monde arabe, en la personne de la bien nommée Mme Mint Mouknass serait en soi une indication autorisant un certain optimisme et surtout une certaine originalité dans la conduite de notre politique étrangère.Un regard de femme c'est toujours une autre vision du monde.Cela dit, serait-il besoin de rappeler que la diplomatie se joue royalement des règles génétiques de l'hérédité, pas plus qu'en politique, là aussi il n'y aurait point d'atavisme.Loin de moi aussi l'idée de porter au pinacle un président et une ministre qui auront encore à faire leurs preuves en la matière.J'aimerais tant distribuer des compliments à tout le monde avec la même prodigalité dont je saurais faire montre, dit-on, pour infliger des dérouillées aux vilains méchants.Mais hélas!Pour clore le volet «Diplomatie» de cet essai, quelques conseils pratiques ne seraient point de trop, comme d'habitude et humblement:

1)Compte tenu du haut degré de conflictualité prévalant dans les mondes africain et arabo-musulman auxquels nous appartenons indifféremment, il y aurait lieu que notre diplomatie s'implique davantage dans les médiations de prévention ou de gestion des conflits et des différends en cours ou à survenir dans ces régions.

2)Pour ce faire, la présidence et le MAEC devraient faire preuve d'un nouvel esprit d'initiative et de coordination en rompant avec le culte avatar Tayiste du «motus et bouche cousue» pour proposer et soumettre les bons offices de notre pays à toutes les bonnes causes du monde afro-arabo-musulman voire du monde tout court.

3)Des animateurs potentiels qualifiés de médiation devraient être identifiés et disponibilisés au sein de l'intelligentsia de notre classe politico-intellectuelle et mis à contribution en cas de besoin.Notre pays regorge de talents insoupçonnés et insoupçonnables, j'en connaîtrais bien un rayon là dessus.

4)Participer de façon coordonnée et interministérielle aux grands forums internationaux et conférences internationales sans lésiner sur les moyens humains et financiers.Retour sur investissements garanti.


5)enfin et de façon pas exhaustive du tout, étoffer et trier sur le volet les chefs de mission et le personnel diplomatique dans nos principales ambassades et représentations d'Europe, d'Amérique, d'Asie et d'Afrique: New York, Génève, Addis Abéba, Washington, Paris, Bruxelles, Rome, Pékin, Dakar...etc Cela dit, je ne suis toujours pas candidat, pas dans des conditions inchangées en tout cas et ce ne serait point pour demain la veille à moins que ne surviennent «une révolution ou un séisme diplomatique».Un véritable champ de ruines à refonder mais l''espoir serait toujours permis cependant.

6)ETC....

De l'armée au service du rayonnement de la Mauritanie.

Assurément, c'en serait presque indécent que de soutenir que notre armée aurait un rôle éminemment politique et diplomatique à jouer en participant aux opérations de maintien de la paix de l'ONU et de l'UA (OMP) conséquences invariables, encore une fois, de la «situation de conflictualité» toujours croissante dans le monde, tantôt évoquée.Surtout si l'on sait que d'éventuelles participations de contingents militaires Mauritaniens aux OMP ne seraient pas sans avoir de sensibles et immédiates incidences positives sur l'image de marque et la renommée sévèrement mises à mal de notre pays.Il y a bien des marchands de canons qui prospèrent sur le compte des malheurs des autres, mais notre armée, ce faisant, ne ferait que contribuer à soulager les misères de certains peuples souvent frères accablés.Notre pays aura ainsi contribué à l'appropriation par l'Afrique de la gestion de ses propres conflits, noble et louable dessein de surcroît.Voilà pour la morale et l'acquit de conscience et tant mieux pour le rayonnement éventuel de la Mauritanie après!

Et je m'empresserais bien de rassurer les grincheux râleurs et autres Moufcidines toujours «trop près de nos sous» (sic) que d'éventuelles participations aux OMP ne coûteraient pas un kopeck ni un radis à notre pays.Bien au contraire, on risquerait même d'en dégager un «excédent financier» (sic) à faire pâlir d'envie les "Golden boys" cambistes et un inestimable capital d'expériences militaires acquises sur le terrain.Un peu à l'image des USA à la fin de la 1ère guerre du Golf qui se sont retrouvés avec des surplus financiers de plusieurs dizaines de milliards de Dollars sur les bras qu'ils ont dû bien se résigner à rembourser aux différents contributeurs alliés.Je m'explique donc.


Les OMP conduites par l'ONU ou par les organisations régionales ou sous-régionales (UA, CEDEAO, SADEc, IGAD...) qui sont en fait autant de déclinaisons possibles de l'action Onusienne déconcentrée ou décentralisée bénéficient d'une aide financière, technique et en matériels aussi de la part de ladite organisation.J'ai pris le soin de vérifier:l'ONU alloue à chaque soldat sans spécialité engagé dans une OMP une solde mensuelle de 1100usd, le même soldat spécialisé recevra 1400usd.A charge pour son pays de lui octroyer le traitement qu'il jugera le mieux approprié à ses propres barèmes.Salaire toujours inférieur à la solde assumée par l'ONU, de fait.Imaginez donc quelle manne ce serait pour nos soldats impécunieux chroniques!A titre de comparaison, un de nos "policiers-nababs" aux Emirats AU perçoit exactement 1100usd, je le sais pour y avoir servi dans une autre vie.Voilà pour les sous, ce nerf de toutes les guerres fussent-elles dans le cadre d'une OMP.

Plus substantiellement encore, des programmes comme le RECAMP de la France (Renforcement des Capacités de Maintien de la Paix) sont conçus et toujours disposés à venir en aide aux pays pauvres engagés dans une OMP, comme le nôtre éventuellement.Le Recamp ne proposerait rien moins que de fournir au pays demandeur un contingent clefs en main:formation, armements, équipements de transport, transport et encadrement du déploiement sur le théâtre des opérations etc....Une aide financière pourrait aussi être accordée en sus de celle de l'ONU.Et ce n'est pas fini, des programmes strictement identiques et aussi généreux que le Recamp français existent aux USA (ACRI ou African Crisis Response Initiative, ACOTA, African Contingency Operations Trainings Assistance).La GB n'est pas en reste non plus avec son bien doté Fond pour la Prévention des Conflits en Afrique, sans compter les diverses offres d'aide de la CE dans le cadre de sa PESC (Politique Etrangère et de Sécurité Commune), et j'en passe...etc.Enfin , même si les risques encourus par nos soldats ne seraient pas nuls, il n'y aurait pas lieu de s'alarmer outre mesure compte tenu des excellentes conditions de sécurité dans lesquelles ils auront à évoluer en compagnie de frères d'armes provenant de divers pays.


Conclusion:Comme on l'aura vu tout au long de cette revue, ce ne seraient certainement pas les occasions ni les moyens de s'impliquer diplomatiquement et/ou militairement dans la prévention et la gestion des crises dans une Afrique mise justement sous veille diplomatique et militaire par la CI qui viendraient à manquer.Et cela en Afrique voire ailleurs aussi.Nous pourrions même nous préparer dès à présent pour une éventuelle participation à la Mission des Nations Unies en Somalie encore en préparation et en état de projet.Heureuse coïncidence, cette mission est pilotée par un compatriote Ahmedou Ould Abdallah, représentant spécial du SG des NU en Somalie.C'est plus que faisable, nous disposerions aussi des compétences civiles et militaires pour le faire, c'est à portée de main et très gratifiant de surcroît.Il suffirait d'un volontarisme résolu et ambitieux pour y arriver.Sans plus./.

NB:«minhoum el hajje we eziyara» =Aphorisme:"le beurre et l'argent du beurre" à peu près.
Publié par Khalil Balla Gueye
http://voxpopuli-kbg.blogspot.com/2009/10/de-la-diplomatie-et-de-larmee-au.html
Mercredi 21 Octobre 2009 - 10:45
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