Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy

La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.

Félicitations au Président de l’AJD/MR, par Hamdou Rabby Sy
La prestation du Président de l’AJD/MR, Monsieur Ibrahima Moctar SARR, le dimanche 12 mai 2013 à la Télévision Mauritanienne, est incontestablement, une intervention politique d’envergure nationale et internationale. Avec justesse, lucidité et pertinence, Monsieur SARR a mis en lumière  la nature du système politique, sa principale faille et le processus historique de sa construction, depuis la gouvernance du  père fondateur et ses conséquences négatives sur le destin du peuple mauritanien et, particulièrement sur la condition de sa composante noire : haratine et africaine mauritanienne.
 
Par un raisonnement clair, précis et sans ambiguïté, il a fait preuve de rigueur et de cohérence, en évoquant des problèmes aussi sensibles que le racisme, l’esclavage, l’impunité, les déportations, les massacres, le déni de nationalité, l’exigence de justice. Il a évoqué également les années sombres du régime d’Ould Taya, sa lourde responsabilité dans la crise politique, sociale, économique et identitaire de la Mauritanie actuelle. Il a invité  la composante arabe mauritanienne à une prise de conscience de la vraie réalité du système politique marqué par la ségrégation, l’esclavage et l’impunité.
 
Monsieur SARR a, en effet,  mis en relief les différentes péripéties de l’histoire politique de la Mauritanie, à travers la gouvernance de ses dirigeants les plus importants, leur rôle déterminant dans la constitution de l’Etat mauritanien et de ses institutions. Les téléspectateurs, ont eu droit, à une prestation qui a fourni des éléments de compréhension de sa place dans l’opposition, de ses rencontres avec l’actuel Président Mohamed Ould Abdoul AZIZ, et des différentes phases de la participation de l’AJD/MR à la majorité présidentielle. Il a donné sa vision de l’avenir de la Mauritanie, dans toutes ses dimensions. Son expérience l’a confronté à la dure réalité du système, la prison, l’impossible réintégration en tant que journaliste, la non-prise en compte de ses droits à une pension de retraite, l’injustice, l’humiliation, la torture et l’exclusion de la composante africaine noire.
 
Il a martelé que le problème fondamental de la Mauritanie est un problème de cohabitation de toutes ses composantes, le partage politique du pouvoir, la répartition équitable des richesses du pays, une gestion politique fondée sur la justice, l’égalité et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays. Il a également montré l’absurdité et l’aberration que constitue le choix du monolinguisme, par l’imposition idéologique et politique de l’arabe contre la richesse linguistique de la Mauritanie.  Il a mis en lumière sa réelle connaissance du système, la cécité de l’élite dirigeante devant l’impérieuse nécessité de prise en compte de la mondialisation.
 
Monsieur Ibrahima SARR a alerté sur le danger que représente le système mis en place par Moctar Ould Daddah, continué et approfondi, de manière catastrophique, par Ould Taya, aujourd’hui poursuivi par Ould Abdoul AZIZ, par l’opération du recensement.
 
Avec beaucoup de dignité, et ce, sans amertume, il a exprimé les espoirs que représentait Ould Abdoul AZIZ et la chance historique que l’actuel président aurait pu saisir pour amorcer un tournant pour la réconciliation nationale. Il a donné des pistes et des propositions politiques concrètes et claires pour sortir de l’impasse et de la crise politique actuelle : l’instauration d’un espace véritable d’un débat politique sans tabou. Il a exhorté Ould Abdoul AZIZ et la classe politique à prendre leurs responsabilités pour éviter à la Mauritanie le chaos. Le système a atteint sa saturation, a-t-il souligné, avec une argumentation aussi profonde qu’explicite. Il faut concevoir une alternative politique crédible et, selon Monsieur SARR, elle est possible et il en est porteur et animateur en tant que militant et acteur, depuis plusieurs années.
 
Tout en reconnaissant la dure réalité, Monsieur SARR, est résolument convaincu de l’avenir de la Mauritanie, en s’inscrivant dans une logique de construction d’une société fondée sur la reconnaissance sans réserve de sa diversité. Celle-ci constitue un incontournable dans la résolution du problème politique fondamental de la Mauritanie et l’éradication du système qui n’a jamais été viable.
 
C’est avec hauteur de vue, un sens de la responsabilité et la simplicité, que le Président de l’AJD/MR a répondu aux questions des journalistes. Avec clarté et sérénité, Monsieur SARR a exposé le projet politique de son parti pour une Mauritanie tournée vers l’avenir. L’intervention du premier responsable de l’AJD/MR, par son analyse de la situation politique, sociale et économique et les propositions qu’il a exposées, présente une alternative crédible. On ne pourra plus faire l’impasse sur un des hommes politiques les plus capables, de contribuer à l’avènement d’une société mauritanienne fondée sur la justice, la liberté et la fraternité. La construction de la Mauritanie ne peut faire l’impasse sur l’éradication de la ségrégation raciale et l’esclavage a-t-il exprimé avec insistance, et un sens de la mesure.
 
L’enjeu politique programmatique du discours du Président de l’AJD/MR est une énonciation claire et constructive d’une politique de civilisation. A cet égard,  l’intervention télévisée de Monsieur Ibrahima Moctar SARR n’est pas une révélation, mais la confirmation de la cohérence d’un engagement et de son enracinement dans une conception respectueuse de la diversité constitutive de la société mauritanienne. Le discours politique présenté par le premier responsable de l’AJD/MR est remarquable par sa constance et sa fidélité au choix éthique qui fonde et anime sa volonté à être au service de son pays. Il a toujours fait le choix avec courage, détermination et dignité de combattre un système injuste et dépassé.
 
La qualité de la prestation, ses analyses substantielles, son contenu programmatique, ses propositions crédibles et consistantes, nous ont convaincus à en prendre acte.
 
AVOMM adresse toutes ses félicitations à Monsieur Ibrahima Moctar SARR, Président de l’AJD/MR, à ses collaborateurs et à tous les militants de cette formation politique qui a fait le choix d’une alternative politique crédible et courageuse pour la Mauritanie.  Il ressort de cette brillante intervention, que Monsieur Ibrahima Moctar SARR est convaincu qu’une autre Mauritanie est possible et, que sa réalisation passe par une volonté politique commune de rompre avec le système ségrégationniste, esclavagiste de domination et d’oppression de la composante noire.
 
 
Hamdou Rabby SY
Porte-parole de l’AVOMM
Paris le 14 mai 2013

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HISTOIRE: Contribution au rétablissement de la vérité sur le peuplement historique de la Mauritanie (Suite) Par Oïga Abdoulaye


HISTOIRE: Contribution au rétablissement de la vérité sur le peuplement historique de la Mauritanie (Suite) Par Oïga Abdoulaye
Vers le sud le Fuuta Tooro enjambait le fleuve et englobait le territoire situé au nord de la vallée du Ferlo. Lorsque le Fuuta Tooro a été réduit à sa plus simple expression, il a fini par désigner la région comprise entre la mosquée de Dagana et Dembakani sur le fleuve principalement peuplée par des Fulbé et Toucouleurs.

C’est le berceau de l’ancien royaume du Tekrur (Vème -XII ème siècle), la partie la plus vivante de l’empire Déniyanké et l’essentiel de la République oligarcho théocratique des Tooroobé.

Avant l’avènement de l’empire Deniyanké sous la direction de Koli Tenella, la république théocratique des Tooroobé de Thierno Souleymane Baal et la domination du Djolof, le Fuuta a été dirigé par les cinq (5) dynasties suivantes :

- Les Jaaoogo de 508 à 720
- Les Tonjon de 720à 826
- Les Manna de 826 à 1082
- Les laam-Taaga de 1082 à 1122
- Les Laam-Termess de 1122 à 1456

La domination du Fuuta par le Djolof de 1456 à 1506

- La dynastie des Jaaoogo (508 à 720)

Les Faddubé sont plus connus sous le nom de Jaaoogo. Toutes les traditions s’accordent à les considérer si non comme les introducteurs du moins comme les vulgarisateurs de la métallurgie du fer dans le pays. De la même façon que Soumaaaoro Kanté, le roi forgeron a dominé le plateau du mandé avant Soundiata Keïta, de même les forgerons Jaaoogo ont eu le mérite d’avoir fondé la première dynastie dont on a gardé la mémoire du Fuuta.

Certains en font des Fulbé jaaoobé : le terme Jaaoogo signifiant le premier Jaaoo. Leur nom patronymique serait Jah dont descendent les Bandelnaabé de Cilon les plus grands propriétaires de la région.

D’autres en revanche pensent que les Bandelnaabé sebbé, fixés sur les collines de Ngeelaan entre Cilon et Baarga sont d’anciens sujets des Jaaoogo qui ont abandonné le métier de forgeron. Mais la tradition la plus admise est que la Jaaoogo est le titre porté par le roi des Faddubé. Il signifierait le maitre du minerai (oogo). Il détenait le monopole et le secret de la transformation du minerai (latérite et hématie) en métal et celui de la fabrication des outils de base (enclume, tenailles, ciseaux).

On les présente comme des étrangers de grande taille venus du nord-est et portant d’énormes… outres- on trouve les traces de leurs fourneaux partout où l’on trouve de la latérite ou de l’hématite en abondance. Leur dynastie qui n’a régné que 130 ou 170 ans sur le Fuuta a vu se succéder au pouvoir trois rois qui ont joui d’une longévité exemplaire : Kumnba Waali (30 ans), Demmba Ndoom (64 ans) et Waali Njaw (56 ans).

La dynastie des Tonjon (720 - 826)

La dynastie des Tonjon est un peuple Seerer qui à remplacé les Jaaoogo après la chute de leur dynastie en 720. Les Seerer ont régné sur le Fuuta de 720 à 826. Ils ont été chassés par les Soninké de la dynastie des Manna en 826. La dynastie des Manna 826-1082 :

Ce sont les soninké du Haayré eux même originaires du Wagadu qui ont conquis le Fuuta aux dépens des Tonjon et fondé en 826 la dynastie des Manna dont la tradition n’a retenu que le premier et le dernier souverain, Mamudu Sumaaré et Cengaan Sumaaré. Avant leur arrivée au Fuuta, ces Soninké étaient en contact avec les commerçants du monde arabo-berbère islamisé. Ils ont servi d’intermédiaires entre ces derniers et les populations du sud en particulier celles des vallées du fleuve Sénégal et du Niger.

Ils étaient donc des « Jula » très acquis à l’islam. Nombre d’entre eux étaient islamisés avant le règne de Waar Jaabi. Avant 826, le Tékrur était probablement une dépendance de l’empire du Ghana. A ce titre, il était fréquenté par les « Jula » gangara qui servaient de relai entre les grands centres du commerce transsaharien et les mines d’or du Buré et du Bambuk. Ils ont atteint la vallée du Sénégal, riche de son agriculture et des produits de son élevage et de pêche. Ils sont de ceux qui ont contribué à faire des berbères Sanhaja des consommateurs du mil.

Le dernier roi des Manna se nomme comme on l’a vu plus haut Cengaan Sumarré. Il passe pour être le plus sanguinaire des tyrans que le Fuuta ait connu. Il avait été renversé par une fraction des Laam –Taaga d’Abu Bakr qui avait pu se maintenir dans le Litaama après la mort de leur Emir.

La Dynastie des Laam Taaga 1082-1122


Les Laam- Taaga sont des Lamtuna qui ont renversé la dynastie des Manna 1082 après la conquête du pays par Abu Bakr Ibn Umar. Ils avaient pour capitale Taaga au pied de la colline située entre Kumballi (Maghama actuel) et Daw. La dynastie des Laam Taaga a été renversée à son tour par les Fulbé originaires du Termess.


Par Oïga Abdoulaye
Sud quotidien


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Samedi 11 Août 2012 - 16:53
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