Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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AVOMM

Ibrahima Moctar Sarr, président de l'AJD/MR, invité de "Projecteurs"

L’AVOMM reçoit dans cette édition de Projecteurs un dirigeant charismatique de l’opposition Mauritanienne, Monsieur Ibrahima Moctar Sarr, Président de l’AJD/MR.

Pour ceux qui le connaissent ou ont eu tout simplement l’occasion de l’écouter dans les nombreux meetings et rencontres où il a eu à s’exprimer, il ne fait aucun doute que l’homme fait partie de ces leaders dotés d’une grande capacité mobilisatrice.

En effet, Ibrahima Moctar Sarr est incontestablement un orateur de grand talent capable de galvaniser les foules venues l’entendre et l’applaudir à chacune de ses sorties. Il est aussi l’homme qui a su développer la qualité qui distingue les grands leaders politiques et qui n’est autre que le courage.

Le courage de s’être battu contre la mort programmée dans le mouroir de Walata dont il est l’un des rescapés.

Le courage d’avoir continué son combat dans son pays sous le régime qui l’avait envoyé à la mort.

Le courage d’avoir résisté à toutes les tentations, les incertitudes, les frustrations, les attaques, les jalousies et les incompréhensions.

A toutes ces qualités s’ajoute une autre et pas des moindres, Ibrahima c’est aussi une référence dans la poésie Haalpulaar. Poète de grand talent, poète engagé, poète militant.

Ibrahima, c’est un parcours politique sans concessions. Rappelez-vous des prises de position du député qui n’avait pas peur de dire le fond de sa pensée dans une assemblée toute acquise au système.

Ibrahima c’est l’homme qui s’est porté deux fois candidat à la présidentielle avec un score plus qu’honorable.

Ce sont là des vérités que tout le monde connaît. Pour nous il s’agit, à travers cette rencontre de partager avec nos lecteurs, les positions de ce dirigeant sur certains problèmes, de connaître ses projets et les perspectives d’avenir de l’AJD/MR.


Med


Ibrahima Moctar Sarr, président de l'AJD/MR, invité de "Projecteurs"
AVOMM : Bonjour Monsieur Sarr, cette rencontre nous la voulions avant tout une occasion de faire le point sur la rentrée politique du président de l’AJD/MR.

Pourquoi avez-vous pris l’option de participer à l’élection présidentielle du 6 juin 2009 dont la date avait été fixée unilatéralement par le Haut Conseil d’État, élection finalement reportée après les accords de Dakar ?

IMS : Je remercie Allah le Très Grand des faveurs qu’il a données à moi et à mon parti en barrant les vagues furieuses et assassines de l’océan de médisances et qu’à l’extinction des clameurs et des torpeurs, je puisse dans la sérénité et le calme revenir sur ce grand événement de la vie nationale qu’est l’élection présidentielle. L’objectif fondamental de mon parti a été atteint, à savoir le dépassement, avec l’aide et la bénédiction de la communauté internationale, de la crise institutionnelle dont le premier jalon fut le dépôt d’une motion de censure contre l’ex Président Sidi Ould Cheikh Abdalahi. Ainsi, dès notre meeting du 31 janvier 2009, nous exhortions l’ensemble de la classe politique à participer à l’élection présidentielle et proposions à l’opposition de s’unir pour battre le Général. Aux militants venus nombreux démontrer la force de notre parti mettant fin aux rumeurs d’implosion entretenus par quelques membres du bureau politique après leur exclusion pour leur soutien inconditionnel des militaires alors qu’il avait été décidé de ne pas accompagner la transition, j’affirmai sans détours que l’AJD/MR participerait à l’élection du 6 juin si ses instances le décident.

Ce qui fut le cas lors de notre Congrès extraordinaire du 11 avril qui m’a investi comme candidat de l’AJD/MR. Et lors de contacts avec certains partis de l’opposition, nous avions insisté pour qu’ils ne rééditent pas les erreurs stratégiques du boycott de 1992 en pratiquant la politique de la chaise vide.


AVOMM : Le choix de participer à l’élection unilatérale du 6 juin et votre neutralité ni pour Sidi ni pour le Général ont eu pour conséquence votre exclusion des négociations de Dakar. Pourquoi ne pas avoir choisi un camp pour ne pas concentrer tous les tirs sur vous?

IMS : Vous oubliez le RFD, dans quel camp le mettez-vous? AJD/MR a choisi de jouer dans son propre camp.

Certains, comme vous d’ailleurs, ont interprété notre attitude comme une neutralité, mais d’autres plus sourds l’ont habillé comme un soutien des militaires. Qu’ils nous expliquent alors notre refus d’accompagner la seconde transition, l’exclusion de membres du bureau politique qui ont rallié les militaires, mon absence remarquée à Kaédi. Je vous renvoie à notre déclaration sortie le jour du coup d’État où nous constatons tout simplement la reprise du pouvoir par les militaires conformément à nos prévisions d’il y a trois ans ! A savoir que la transition CMJD était ratée et que le Président civil serait dans l’incapacité de gouverner ce pays à cause de son pacte obligé avec les militaires. Pour rappel, nous ne sommes pas considérés comme partie prenante à la crise car nous n’étions pas pour le retour de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et nous n’avions jamais soutenu le HCE, bien que nous ne soyons pas contre la candidature d’un militaire dès lors qu’il démissionnait. Donc l’absence de Dakar ne nous choquait pas.

Contrairement à ceux que d’autres pensent, le véritable risque était que les élections aient lieu sans l’accord de la Communauté internationale, avec tout ce que cela aurait eu comme conséquence pour le pays. C’est pourquoi l’AJD/MR a inlassablement contribué à éloigner ce risque d’instabilité et de menace de la paix civile en posant des actes concrets.

Ainsi, bien que notre décision de participer à l’élection fût déjà prise, nous n’avons cessé de proclamer notre acceptation d’avance de toute solution consensuelle entre les protagonistes. Lorsque j’avais rencontré le Ministre des Affaires étrangères du Sénégal, monsieur Cheikh Tijane Gadio, au début des négociations qui allaient aboutir à l’accord de Dakar, je lui avais donné l’assurance que je ferai tout ce qui est possible pour la réussite de la mission du Groupe International de Contact sur la Mauritanie (GICM).

Souvenez-vous quand le GICM avait demandé aux trois candidats Hamidou Baba KANE, Sghaïr Ould Mbareck et moi-même à l’élection du 6 juin, de suspendre notre campagne pour faciliter les négociations entre le HCE, le FNDD et le RFD. J’avais été le seul à avoir accédé à leur demande en stoppant ma campagne le 22 mai pendant 24 heures avec tout ce que cela comportait comme désagréments et perturbations au niveau du planning des tournées déjà confirmées aux directoires de campagne.

Enfin, quand l’accord de Dakar a été signé nous nous en sommes immédiatement félicités bien que ses premières conséquences étaient notre exclusion du processus de sa mise en œuvre, de la formation du Gouvernement d’Union Nationale à la recomposition de la CENI. Le cynisme a été poussé jusqu’au bout en excluant le représentant de l’AJD/MR de la CENI.

Donc, contrairement à ce que certains peuvent penser, je suis très heureux que la Mauritanie ait pu dépasser cette crise, même si quelque part nous avons servi de « la chose à sacrifier » pour que le vœu soit exhaussé. Je tiens à féliciter le président Mohamed Ould Abdel Aziz pour avoir compris qu’il ne pouvait pas continuer à défier la communauté internationale et plonger le pays dans le chaos et l’incertitude, en acceptant de céder sur certains points qu’il avait jugé non négociables, je salue surtout l’esprit de dépassement de la coalition FNDD/RFD et le président Sidi ould Cheikh Abdallahi, pour avoir permis aujourd’hui, malgré tout ce qui a été dit et fait de bon ou de mauvais, que le nouveau régime soit légal et légitime aux yeux de la communauté internationale; c’est cela qui importait le plus.


AVOMM : En 2007 vous avez créé la surprise en recueillant près de 8% des voix. En 2009 vous chutez à environ 5%. Quelles étaient vos prévisions électorales ?

IMS : La projection que le Directoire de Campagne estimait réaliste était de doubler le score de 2007 mais nous avons voulu nous astreindre au moins, à l’obligation de conserver l’acquis en 2007. Un membre du BP avait même mis en garde sur la possibilité de descendre plus bas que le score de 2007. Ces projections se fondaient sur cinq facteurs d’appréciation.

En 2007, nous n’avions pas de parti, maintenant nous en avons un, structuré.

En 2007, nous avons travaillé dans l’urgence, alors que cette fois nous avons plus de temps pour préparer les élections.

En 2007, nous n’avons pu compter que sur le vote des négro–mauritaniens, cette fois-ci nous avons fait un travail en direction des autres composantes nationales et nous étions en droit d’attendre un résultat.

En 2007, une bonne partie de notre électorat potentiel ne pouvait pas voter, cette année le retour des réfugiés et le vote des Mauritaniens de l’étranger nous donnaient plus d’espoir.

En 2007, nous avons fait une campagne sans moyens, cette année, les promesses que nous avions reçues nous invitaient à beaucoup plus d’optimisme.

En ce qui concerne le parti, il s’est investi plus que le Mouvement pour la Réconciliation Nationale en 2007, mais l’enthousiasme et la combativité des électeurs qui avaient été déterminants en 2007 ont fait défaut cette fois-ci.

Par rapport au temps, on peut dire qu’il a été bien utilisé. Cependant, le changement du calendrier électoral conjugué avec le manque de moyens financiers nous a handicapés gravement. En effet n’ayant pas pu nous déployer à l’intérieur du pays lors de la deuxième campagne, nous avons laissé le champ libre à nos adversaires qui ont développé une campagne nocive à notre endroit sans que nous puissions être là pour nous défendre.

Par rapport au vote arabe, notre score dans le pays maure a progressé, notamment dans certaines localités de l’Assaba; nous savons par ailleurs que les éléments arabes qui ont voté pour nous dans les grands centres urbains ne peuvent pas être quantifiés.

L’illusion de 2007 était que ceux qui avaient voté pour moi dans ces régions à dominante arabe sont des fonctionnaires négro-mauritaniens, enseignants pour la plupart. Le déplacement du calendrier électoral a fait que le 18 juillet les a trouvés dans leurs terroirs où ils étaient revenus passer les vacances, loin de leurs lieux d’affectation où ils étaient déjà inscrits dès mars/avril.

En définitive, l’apport de la communauté arabe dans ce vote n’a pas été à la hauteur de notre attente, nous avons manqué peut-être dans la stratégie, certains évoquent le discours politique.

A notre grande surprise, l’essentiel des réfugiés que nous avions été le seul parti à visiter sur leur site en leur apportant de l’aide dès leur retour au pays n’ont pas voté pour nous, ils ont donné leur suffrage au Général Abdel Aziz. Allez-y savoir pourquoi ! Quant aux Mauritaniens de l’étranger, là où ils ont pu s’inscrire régulièrement, nous avons eu de bons résultats, nous avons gagné en Italie et en Belgique et sommes deuxième ou troisième dans beaucoup de pays mais là où nous sommes le plus représentés c'est-à-dire la France, les États-Unis et le Sénégal, nos militants n’étaient pas inscrits sur les listes électorales pour des raisons diverses liées surtout à l’état civil, d’autres n’ont pas pu simplement se rendre sur les lieux de vote très éloignés de leur résidence.


AVOMM : Et pour le dernier aspect concernant les moyens financiers ?

IMS : Oui, j’allais oublier le facteur qui nous a le plus pénalisés, l’argent est vraiment le nerf de la guerre dans toute campagne électorale. Si on avait pu rebattre campagne après le report de la présidentielle au 18 juillet, les grandes capitales régionales et la vallée n’auraient pas été une promenade de santé pour le Général.

En 2007, j’ai démarré ma campagne électorale avec un prêt de deux millions d’UM que m’avait consenti le PDG de la BCI Monsieur Isselmou oud Tagidine, qui l’a finalement transformé en don, le reste a été l’apport des sympathisants de la diaspora installés en Europe et aux États-Unis,

Une évaluation sommaire de nos frais de campagne en 2007 nous emmène à prés de 6 millions um au maximum. Le reste a été l’œuvre des électeurs anonymes, dans les villes et villages, les campements, les quartiers des grandes villes. En particulier les jeunes qui ont tout fait sans moyens, à l’image de ceux de Bababé vivant à Nouakchott qui ont préféré se cotiser pour aller voter chez eux plutôt que prendre les bus mis à leur disposition par le candidat du pouvoir. A l’image également de ce peulh berger de Sélibaby qui a vendu ses bœufs pour mettre le produit à la disposition de la campagne de Ibrahima Moctar Sarr dans sa localité. Je ne l’ai connu physiquement que durant la campagne de 2009, lors de mon meeting de Selibaby. C’est cet enthousiasme qui a manqué en 2009. Je reviendrais sur les raisons de ce désenchantement.

En 2009, le directoire de campagne avait vu grand pour son budget électoral prévisionnel, prés de 100 millions d’UM. Nos ressortissants du Gabon et de la Libye ont contribué pour prés de 700.000 (sept cent mille ouguiyas), les seuls hommes d’affaires mauritaniens qui nous ont aidés financièrement durant cette campagne de 2009 sont :

- Isselmou ould Tagidine de la BCI pour un million cinq cent mille (1.500.000) ouguiyas
- Mohamed ould Bouhamatou de G.B.M. pour trois millions (3.000.000) d’ouguiyas.

Pour la petite histoire, nous n’avions pas sollicité l’aide de Monsieur Bouamatou. Il m’a téléphoné de lui-même pour m’offrir son aide. J’ai consulté une partie du Directoire de campagne pour voir si nous devions accepter cette aide vu les accointances qui existent entre Bouamatou et le Général (notre adversaire). Il a été admis qu’en général, les hommes d’affaires aident tous les candidats contribuant ainsi à leur manière au développement du pays et de sa démocratie. En acceptant cette aide généreuse que beaucoup de nos plus proches nous ont refusée, cela ne nous liait en rien. J’ai tenu personnellement, tout en remerciant Monsieur Bouamatou, à lui demander s’il ne voyait pas d’inconvénients à ce que son aide soit publiée. Il a répondu que non. Je tiens à préciser ici que les apports substantiels nous sont venus des hommes d’affaire arabes. Que l’on ne me dise pas surtout qu’ils sont les seuls à pouvoir le faire.

Il y a eu quelques rares personnes qui veulent garder l’anonymat et qui ont contribué pour un total de 1.000.000 um (un million d’ouguiyas).

Nous avions auparavant emprunté totalement les cinq millions qui ont servi pour la caution (elle vient juste d’être remboursée).

En argent liquide, le Directoire de campagne n’a pas disposé de plus de dix millions d’ouguiyas mais nous avons engagé des frais et des dépenses ont également été effectuées au nom du Directoire. Nous trainons à ce jour des dettes pour des engagements du parti vis-à-vis des tiers, vis-à-vis même des membres du parti qui ont pris en charge certaines dépenses. Des engagements ont été pris auprès de tiers notamment dans nos directoires de campagne à l’intérieur du pays. Nous avons eu des dons en nature telles que les affiches et les photos. Un imprimeur mauritanien installé au Sénégal nous a fourni l’essentiel de nos photos, nos structures en France ont pris sur elles les T-shirt et autres gadgets de campagne.

Si l’on budgétisait tout ce qui a été produit en matériels et en activité, les déplacements, les réceptions des délégations, le transport des militants, on ne serait pas loin de trente millions d’ouguiyas environ. Ceci est une goutte d’eau par rapport à ce que mes concurrents ont dépensé, tenez-vous bien !!!

Mon ami Kane Hamidou Baba affirme avoir dépensé un million (1.000.000) de dollars (convertissez en ouguiya). Saghair ould Mbarek qui a loué des avions pour sa campagne dit-il devant témoins, a dépensé un milliard cinq cent mille ouguiyas (1.500 000 000). Jémile Mohamed Mansour m’a avoué avoir dépensé prés de deux cent millions (200 000 000) d’um. Que dire de Ely ould Mohamed Vall, de Ahmed ould Daddah, de Messaoud ould Boulkheir et de ould Abdel Aziz, (ce dernier aurait semble-t-il bénéficié d’un apport des hommes d’affaires pour près de six milliards d’ouguiyas (6 .000.000 000).

Après la première campagne électorale nous étions saignés à blanc. Tous les efforts que nous avons déployés pour le remboursement de ces frais de campagne afin de pouvoir engager la deuxième campagne ont été vains. Nous avons été bloqués à Nouakchott faute de moyens.


AVOMM : Tout cela suffit-il pour justifier votre recul « arithmétique » comme certains se plaisent à l’appeler ?

IMS : Il y a que les conjonctures politiques de 2007 et 2009 étaient loin d’être semblables. Comparaison pour comparaison, quels sont les candidats qui sont devant IBRAHIMA MOCTAR SARR à l’issue des élections de juillet 2009 ?

- Le General Abdel Aziz, chef d’état sortant avec le budget électoral que l’on sait et l’apport de ses soutiens au sein de l’état.

- Messaoud ould Boukheir (une grande coalition de 11 partis avec de solides appuis financiers).

- Ahmed ould Daddah, une grande coalition politique et financière, notamment les smassids.

- Jémil Mansour, un parti politique représenté à l’Assemblée Nationale avec le budget électoral que j’ai indiqué étant entendu qu’entre Jamil Mansour et moi la différence est finalement très mince.

On dit que Ibrahima Moctar Sarr est descendu de 7.94 à 4.54% soit une différence de 3.4% , mais s’est-on amusé à voir la différence du score de Ahmed Daddah au premier tour en 2007, 20,68% et son score en 2009 13% environ, soit une chute de 7%.

A-t-on mesuré la distance qui sépare Ould Abdel Aziz 52,% et Messaoud ould Boulkheir 16% (une coalition de 11 partis) tout cela n’est pas important apparemment car c’est de moi qu’il s’agit.

Il fallait continuer à faire payer l’intransigeance de Ibrahima Moctar Sarr qui, en acceptant d’aller aux élections, a voulu se mettre en porte à faux avec le désir de ceux qui voulaient faire échouer ce qu’ils ont appelé le coup d’état du Général que certains parmi eux-mêmes semble-t ils, auraient suscité. Je devenais ainsi l’ennemi principal à abattre. Ma candidature était la plus gênante aux yeux de la coalition FNDD, RFD et autre anti-Aziz. Tous les moyens médiatiques et politiques furent mis en branle pour me discréditer et me tuer politiquement. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la campagne diffamatoire de TAQADOUMY. Elle a apparemment été menée partout à l’intérieur du pays comme à l’extérieur pour faire accepter l’idée selon laquelle IBRAHIMA MOCTAR SARR est un vendu, un suppôt du General, etc.


AVOMM : Justement à propos de ce procès contre Taqadoumy ?

IMS : Bien entendu Taqadoumy ne pouvait fournir aucune preuve, mais le mal est déjà fait et l’objectif de ceux qui voulaient me nuire est atteint. Pour le procès lui-même, il a révélé encore une fois la carence de notre système judicaire. On a laissé croire que nos lois ne prévoient pas de sanctions contre les délits par voie de presse électronique ; c’est une aberration ! En ce qui concerne la diffamation, la loi vise tous les moyens audiovisuels et l’Internet en est un. Plus est, j’ai été membre de la commission qui a préparé cette ordonnance pour le CMJD. Je n’ai pas souhaité ce qui est arrivé à Hanavy, je lui ai exprimé publiquement et devant le procureur ma sympathie, sachant qu’il n’est pas directement responsable. Devant le refus de la rédaction du site de s’excuser, lui-même ne voulant se désolidariser d’avec ses collègues, en bon capitaine de bateau, j’étais obligé de défendre ma dignité.

Pour en revenir aux effets de cette campagne diffamatoire, il faut dire que l’objectif a bel et bien été atteint. Il y a eu une véritable défection parmi mes sympathisants qui avaient accrédité bêtement cette thèse. Les partisans de Ould Abdel Aziz ont participé à cette campagne de désinformation, notamment au fouta et au Guidimakha pour dissuader les électeurs de voter pour Ibrahima Moctar Sarr, affirmant que je suis avec eux et qu’ils m’ont bel et bien acheté.

Pendant la deuxième campagne, cette intoxication a fait des ravages parmi mes électeurs et je n’étais même pas sur les lieux pour apporter un quelconque démenti .On n’est allé jusqu'à dire que j’ai désisté en faveur de Aziz ou de Messaoud. Pour le reste l’argent a coulé à flot et le slogan ‘’Prenez leur argent et votez pour moi’’ a été contourné, il est vrai.

J’en ai accusé le coup, mais ce qui a fini de m’achever est la pétition de 41 personnalités négro-africaines qui, sous le prétexte de prendre distance de tout vote à caractère ethnique ont appelé à voter pour le General Abdel Aziz. Il faut noter au passage que le mouvement qui soutenait leur action a une connotation ethnique car il n’y avait aucun arabe en son sein.

En vérité ce qui c’est passé en 2007 avait pris de court plus d’un et un certain « establishment » avait tiré les enseignements du passé et voulait coûte que coûte contenir cette jeunesse courageuse, base essentielle de mon électorat. Ces cadres négro-africains se sont investis dans la vallée pour aider à l’élection du General Ould Abdel Aziz.

Je m’adresse aux honnêtes gens, non à ceux qui souhaitent la mort politique de Ibrahima Moctar Sarr. Je m’adresse aux politiciens avertis et objectifs, non à ceux qui sont passés maitres dans l’art de travestir la réalité pour refuser le verdict de l’histoire pour dire qu’au vu de tout ce qui précède Ibrahima Moctar Sarr n’a pas démérité, il a certes perdu des électeurs, mais il a conservé son rang pour être le 5eme (cinquième) homme politique du pays sans moyens.

Au regard des résultats obtenus par les différents candidats notamment ceux qui étaient présents à l’élection présidentielle de 2007, son recul par rapport au nombre des suffrages exprimés est moins drastique si on considère que Mr Ould Boukhair qui avait obtenu 9.8% en 2007 et 16% en 2009 est le candidat d’une coalition de 11 partis. Quant à Saleh ould Hanana qui quasiment réalisé le même score que moi en 2007 termine avant-dernier et voit son électorat fondre à 1,3%


AVOMM : Vous avez déjà répondu à beaucoup de questions que nous voulions vous poser mais que répondez-vous à ceux qui relèvent votre prétention à penser que vous pourriez gagner ces élections, le fameux INA WONA, finalement ?

IMS : Certains sont allés vite en besogne en pensant que notre ‘’INA WONA’’ était une réplique du ‘’yes we can’’ de Barak Obama. Le contexte ambiant les y autorise en effet mais en réalité, la première fois que j’ai prononcé le mot ‘’INA WONA’’ c’est bien avant l’avènement de OBAMA. C’était en 2007 à Kiffa lors de la campagne présidentielle. Pour ceux qui peuvent encore en douter la bande vidéo est à ma disposition. Ce ‘’INA WONA’’ c’est exactement celui qui a servi de crédo à mon discours - programme pour les élections de 2009, diffusé par la télévision mauritanienne quand je déclinais les objectifs que je visais pour la Mauritanie, à savoir : réconcilier ses fils, promouvoir un développement harmonieux, être le phare de la sous-région et j’ai conclu en disant ‘’INA WONA’’ (c’est possible).

Alors si en réponse à cela mes détracteurs répliquent en disant ‘’WONATAA HAA LAAKARA’’ (ce ne sera jamais) alors pourquoi luttent-ils, s’ils croient que ces objectifs ne seront jamais atteints en Mauritanie ?

Si par ailleurs, ils n’ont retenu de ‘’INA WONA’’ que : IBRAHIMA MOCTAR SARR veut devenir président de la république, et qu’ils affirment : cela ne sera jamais possible, là je leur réponds qu’ils ne sont pas ALLAH (SWT) qui dit qu’il donne le pouvoir à qui il veut.


AVOMM : Moralité ?

IMS : Il faut être malhonnête intellectuellement ou myope politiquement pour ignorer les luttes multiformes et les sacrifices sans limites jusqu’aux martyrs du 6 décembre 1987, engagées ou consenties par tous, y compris nos frères arabes conscients et conséquents, dans les avancées significatives obtenues pour la solution de la Question Nationale. De même que nier l’apport inattendu, dans ce cadre, du vote historique de 2007 dans la reconfiguration de la géopolitique nationale et la détermination du caractère incontournable des questions posées, est également faire preuve d’une inconséquence maladive, alimentée forcément par des passions inavouées. Il faut rendre un hommage respectueux à ceux qui ont choisi ce jour le candidat IBRAHIMA MOCTAR SARR dont le seul mérite est d’avoir été là.

Je précise pour l’histoire, que ceux qui m’ont porté à leur tête alors que je venais de démissionner d’un grand parti dont j’étais le vice-président avaient mesuré à sa juste valeur la pertinence des positions adoptées à l’époque et que l’histoire a confirmée. Je n’étais pas en vérité un inconnu, non pas seulement pour avoir été l’un des détenus de 1986 le plus médiatisé à cause certainement de mon passé journalistique mais peut-être aussi en tant que Secrétaire Général de Action pour le Changement (AC) de création à sa dissolution et député de ce parti à l’assemblée nationale où j’ai joué un rôle non négligeable dans la défense de nos valeurs et les nobles causes. Comme le président Senghor, j’ai toujours voulu être avant tout un poète, l’engagement politique a été pour moi un sacerdoce à cause de l’oppression nationale que nous vivons; je ne récuse pas le naalanke car il ne m’est jamais arrivé l’idée de minimiser le rôle joué par un Baaba Maal ou une Um Kalsum pour le développement de leur nation. A ces jeunes donc qui m’ont investi, je m’en veux de leur avoir posé tous les problèmes du monde avant d’accepter leur offre. N’eut été l’intervention, in extrémis, du défunt frère et ami Murtudo Diop, je n’aurais certainement pas été candidat comme d’autres pressentis, avaient prudemment évité de se jeter à l’eau.


AVOMM : Tout le monde attendait que le Général fasse un clin d’œil aux partis qui avaient accepté d’aller aux élections du 6 juin ?

IMS : J’avais dit durant la conférence de presse que j’ai tenue à la proclamation des résultats, que notre objectif n’était pas d’entrer au gouvernement. Le président Ould Abdel Aziz ayant gagné, haut les mains, sans aucune aide de notre part, n’a aucune obligation de nous consulter pour former son gouvernement. Mais également personne ne peut nous obliger à participer à la gestion du pouvoir si nous estimons que les conditions ne sont pas réunies. Notre objectif demeure la consolidation de notre parti pour préparer les élections législatives et municipales dont nous demandons la tenue le plus rapidement possible.

Cela dit, le bureau politique sur recommandation du conseil national, au lendemain de la proclamation des résultats, avait décidé de répondre favorablement à toute invite des nouvelles autorités pour participer à la gestion concertée des affaires du pays en cette phase cruciale où la Mauritanie traverse une période difficile où elle a besoin du concours de tous ses fils. Il reste entendu qu’à l’AJD/MR nous n’avons jamais fait de l’entrisme au gouvernement un objectif à atteindre coûte que coûte, sinon, nous aurions pu aller avec Sidi Ould Cheikh Abdallah et Oul Waghef lorsque ces derniers nous avaient sollicités pour participer au gouvernement.

Nous ne le ferons que sur la base d’une plate-forme qui déterminera le rôle que nous pouvons jouer dans la phase actuelle du développement du pays aux cotés du nouveau président de la république, j’ai eu de très nombreux entretiens avec lui et je crois qu’il a de sérieuses ambitions pour la Mauritanie et qu’il est prêt à relever beaucoup de défis. J’ai lu son programme électoral qui comporte des aspects très intéressants notamment sur le plan culturel et la lutte pour l’assainissement des mœurs politiques et économiques.

Cependant, comparativement au programme de l’AJD/MR, il est bien en deçà de nos ambitions. Nous sommes donc prêts à accompagner le président de la République jusque là où il peut s’arrêter par rapport à nos propres objectifs, je lui demande seulement de ne pas oublier la promesse qu’il avait faite à l’issu des États généraux de la démocratie ( EGD) d’appliquer tous les points d’accord de ces journées, je rappelle pour mémoire certains points.

L’application effective de la loi criminalisant l’esclavage, la bonne réinsertion des réfugiés, la prise en compte des rapatriés du Sénégal, la régularisation de la situation des militaires exclus de l’armée, le règlement définitif du passif humanitaire, l’officialisation des langues nationales, le service militaire obligatoire, la séparation des pouvoirs, la révision de la grille des programmes des média audiovisuels publics, la réforme de l’état civil entre autres.

Nous sommes convaincus par ailleurs que les Mauritaniens dans leur majorité écrasante, chemin faisant, trouveront que pour réaliser l’unité et la concorde nationale dans le cadre d’un développement harmonieux, les solutions proposées par l’AJD/MR sont incontournables.


AVOMM : La période de grâce du président semble s’écourter avec ces inondations et les coupures intempestives d’électricité, qu’en pensez-vous?

IMS : On ne peut que remercier ALLAH (SWT)de nous avoir donné un bon hivernage, nous l’avions toujours souhaité, laissons donc au nouveau président le temps de prendre les dispositions nécessaires pour corriger les erreurs de ses prédécesseurs. J’ai peur que pour des raisons de politique politicienne, certains opposants d’hier enfourchent les chevaux de certains opposants d’aujourd’hui qui avaient de tout temps manifesté leur hostilité à toutes réformes progressistes pour chercher à divertir le gouvernement dans ce qu’il peut faire de positif.


AVOMM : Vos rapports actuels avec la classe politique ?

IMS : Au nom de la ‘’Démocratie’’ une certaine classe politique nous a voué aux gémonies parce que nous avons décidé de penser pour nous-mêmes et par nous-mêmes, nous avons été victimes de toutes les attaques, on nous a traité de tous les noms d’oiseaux pour avoir décidé de participer à l’élection présidentielle du 6 juin 2009. Certains sont allés très loin dans leur indélicatesse jusqu'à oublier les rapports de parenté ou de convivialité dans leurs adresses personnelles et assassines. Nous n’avons pas flanché parce que nous avions raison, quand on a raison on ne flanche pas. Maintenant que notre objectif est atteint si donc c’était à refaire nous le referons! Que l’on ne s’y trompe surtout pas. Toute la classe politique a participé au dépassement de la crise il n’y a donc pas de place à la rancune ou à la jalousie. Il reste que chacun n’a qu’à assumer courageusement ses options.


AVOMM : Les anciens dissidents?

IMS : Pour l’AJD/MR c’est une vieille histoire, malheureuse certes, la porte reste cependant ouverte à ceux qui se repentent et veulent rependre la lutte à nos cotés, dans la discipline et le respect du parti et de ses dirigeants. J’ai lu quelque part que mon ex camarade Ba Alassane Hamadi dit BALAS, s’est plaint auprès du président de la république parce que celui-ci n’a pas appelé IBRAHIMA MOCTAR SARR dans son gouvernement…, cela signifie qu’il pense encore que je suis capable de servir à quelque chose, je l’en remercie très sincèrement.


AVOMM : Les FLAM ?

IMS : Je pense qu’elles se trompent de combat, du moins certains de ses dirigeants. IBRAHIMA MOCTAR SARR ne doit pas être leur programme politique même s’il partage avec eux le même programme politique. Je suis le président d’un parti qui fait ce qu’il peut pour faire avancer la cause, notamment le problème de la cohabitation. Nous sommes divergents sur les méthodes et les stratégies, ce n’est pas la fin du monde; cela n’exclut pas les critiques objectives mais il faut savoir raison garder. Chacun n’a qu’à faire ce qu’il peut de son coté pour arriver à la victoire finale.

Je ne sais pas si j’aurai l’occasion d’écrire mes mémoires pour donner un aperçu sur notre itinéraire politique, mais le moment ne m’autorise pas à étaler sur la place publique des aspects de ce combat commun qui peuvent être exploités négativement contre l’objectif essentiel. L’AJD/MR en tant que parti n’a aucune relation avec les FLAM; IBRAHIMA MOCTAR SARR qui considère certains dirigeants de ce mouvement comme de vaillants combattants qui on fait leur preuve et qui peuvent beaucoup apporter à la solution de la question nationale, garde de fortes amitiés avec certains de ses membres qui l’ont toujours accueilli chaleureusement à l’occasion de ses déplacements en Europe et surtout aux USA.

Je profite de l’occasion pour remercier l’Avomm et ses dirigeants non pas seulement pour le soutien moral, intellectuel et politique que vous n’avez jamais cessé de nous apporter dans notre combat si difficile, mais surtout pour le rôle avant-gardiste que vous jouez contre l’impunité des crimes commis sous le régime de terreur de Maouya ould sid’Ahmed Taya.


AVOMM : Vous avez perdu en cascade de grands amis et qui se trouvaient être des compagnons de lutte, après Saidou Kane et Ibrahima Kassoum Ba, Murtudo Diop et Mamadou Oumar Sy dit Saghirou viennent de nous quitter.

IMS : La seule question que je me pose au-delà des hommages qui sont diffusés ça et là, est comment faire pour transmettre leur héritage à la nouvelle génération. J’ai déjà conservé intacte la bibliothèque et les archives de Saidou Kane chez moi, on peut même les consulter sur place en attendant la mise en place de la Fondation qui comprendra une bibliothèque fonctionnelle. Tout ceux qui m’ont rendu visite à la maison ont vu comment le Fonds Saidou Kane est bien arrangé et conservé.

Son dernier manuscrit est entre nos mains, la Fondation s’en occupera. J’ai été très pris ces derniers temps par les activités politiques, c’est le cas de beaucoup d’autres camarades qui travaillent à la mise sur pied de la Fondation. Avec la disparition de Murtudo, certains se demandent s’il n’y a pas lieu de leur faire une Fondation commune vu les rapports qui existaient entre ces deux monuments, à ce niveau je ne peux pas avoir le dernier mot. Ibrahima Kassoum Ba a laissé une œuvre intéressante sur notre période d’incarcération et à ma connaissance, il était la mémoire de notre lutte. Mon défunt ami Saghirou n’était pas un lettré mais il avait le sens de la conservation de tous les documents concernant cette lutte. Pour notre combat politique et la sauvegarde de nos traditions culturelles, il avait mis sur pied un vaste mouvement de près de deux mille femmes organisées en coopératives. Saghirou avait d’autres facettes inconnues du public, je ne sais pas si je pourrais les restituer.

Ces disparitions qui sont de véritables pertes nous renvoient à ce souhait pulaar ‘’YO EN BOOY YAWONDIRDE’’ (soyons encore en vie pour nous faire toujours des misères) et nous exhortent à plus de retenue pour que ceux qui vivront après les autres, puissent faire la part des choses en excluant pas, des hommages à rendre, ceux avec qui on avait des divergences ou des comptes à régler.

Merci Monsieur le président d’avoir bien voulu accepter de répondre aux questions d’avomm.com.


Entretien réalisé par Mireille Hamelin et Mohamed Dogui.


Samedi 22 Mai 2010 - 09:36
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8.Posté par Xmandiallo le 29/09/2009 01:45
Tout combattant qui lira IMS reconnaitra sa bravoure et sa détermination . IMS est conséquent, il est dign e et sincère ce qui est rare de nos jours. Ces détracteurs doivent comprendre aujourd'hui qu'ils n'ont pas affaire à un poltron ni un corrompu, ils doivent reconnaitre son engagement pour un changement de notre beau pays détruit par nos précédents dirigeants.
Bravo IMS, nous sommes fier de toi et te soutiendrons toujours quoi qu'il arrive. Cet interview démontre ton sagesse et ton capacité de réunir, merci à toi et AJD/MR.

7.Posté par Djiné Lô le 29/09/2009 00:31
C'est aprés sa disparition qu'on saura ce qu'il vaut. Un véritable patriote et sincère militant des causes justes.

6.Posté par YAAKAAR le 28/09/2009 23:41
L'Homme habite les habits d'un grand leader!J'ai souvent douté, mais mon regret est tres grand aujourd'hui.La communauté toute entiére devra demandé pardon à cet homme, quelle classe!

5.Posté par Amadou Ba le 28/09/2009 22:11
Ibrahima Moctar Sarr dans une posture de rassembleur. Une grande transparence dans les comptes de sa campagne, les autres ex. candidats se taisent sur ce sujet!!!!! C'est un cas unique dans le paysage politique mauritanien. Cet homme qu'on a voulu abattre est bien là, une bonne nouvelle pour le pays. Merci Ibrahima.

4.Posté par niwa le 28/09/2009 21:15
un grand homme posé intelligent . Merci Mireille Hamelin et Mohamed Dogui d'interroger de grands hommes comme Sarr

3.Posté par Cheikh le 28/09/2009 20:44
a jaaraama president

2.Posté par Alassane Sow le 28/09/2009 20:10
C'est clair, net et précis. Merci Président Ibrahima Moctar Sarr.

1.Posté par NGAARI LAAW le 28/09/2009 19:56
Ceerno Ibrahiima a jaaraama.Allahou AKBARkO DUM WONI NGOONGA.NETTE!!!!

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