Trente-cinq ressortissants mauritaniens, retenus pendant près de trois semaines dans les geôles maliennes, ont regagné leur pays ce mercredi 12 août 2026. Une libération obtenue à la suite d'une vive tension diplomatique et d'une intervention au plus haut sommet de l'État mauritanien.
Arrêtés alors qu'ils revenaient de Côte d'Ivoire, ces citoyens étaient soupçonnés par Bamako d'accointances avec des groupes terroristes, sur fond de dégradation sécuritaire marquée par les récentes offensives combinées du JNIM et des indépendantistes du FLA dans le nord du Mali. Des accusations fermement balayées par le gouvernement mauritanien.
Face à la presse mercredi soir, le porte-parole du gouvernement mauritanien, Houssein Ould Medou, n'a pas mâché ses mots : « Il s'agit de citoyens mauritaniens innocents qui ont été victimes de mauvais traitements et parfois de torture de la part des autorités maliennes », a-t-il martelé, déplorant que la psychose sécuritaire qui frappe Bamako ne conduise à des « soupçons totalement infondés » contre des civils.
Durant leur captivité, plusieurs de ces détenus avaient réussi à publier sur les réseaux sociaux des témoignages poignants et des vidéos attestant de spoliations, de vols d'argent, d'effets personnels et d'actes de maltraitance.
La crise a finalement débloqué la situation vendredi dernier grâce à l'intervention directe de l'ambassade de Mauritanie à Bamako et l'implication personnelle du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Rapatriés à bord d'un vol de la compagnie Mauritanian Airlines, les 35 rescapés ont atterri mercredi après-midi sur le tarmac de l'aéroport de Néma, dans le sud-est du pays, où ils ont été pris en charge par les autorités locales.
Source : AFP via Seneweb
Arrêtés alors qu'ils revenaient de Côte d'Ivoire, ces citoyens étaient soupçonnés par Bamako d'accointances avec des groupes terroristes, sur fond de dégradation sécuritaire marquée par les récentes offensives combinées du JNIM et des indépendantistes du FLA dans le nord du Mali. Des accusations fermement balayées par le gouvernement mauritanien.
Face à la presse mercredi soir, le porte-parole du gouvernement mauritanien, Houssein Ould Medou, n'a pas mâché ses mots : « Il s'agit de citoyens mauritaniens innocents qui ont été victimes de mauvais traitements et parfois de torture de la part des autorités maliennes », a-t-il martelé, déplorant que la psychose sécuritaire qui frappe Bamako ne conduise à des « soupçons totalement infondés » contre des civils.
Durant leur captivité, plusieurs de ces détenus avaient réussi à publier sur les réseaux sociaux des témoignages poignants et des vidéos attestant de spoliations, de vols d'argent, d'effets personnels et d'actes de maltraitance.
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Source : AFP via Seneweb

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