L’interpellation du directeur de l’agence indépendante d’Al akhbar cette semaine à Nouakchott, indigne les observateurs qui pointent la crispation du pouvoir face aux médias libres.
Encore une fois, la police de la cybercriminalité est à l’œuvre en interpellant le directeur de l’agence Alakhbar. Cette atteinte à la liberté de la presse indigne les observateurs. Ces interpellations de la police montrent une volonté d’intimidation aux journalistes plutôt que de régulation du secteur. Cette instrumentalisation de la sécurité est devenue depuis 2019, un instrument pour réduire le pluralisme en Mauritanie et surtout de faire taire l’agence indépendante numéro un qui occupe un espace critique gênant le pouvoir. Alakhbar est toujours citée comme un des meilleurs exemples de la presse libre à documenter l’opinion publique sur les violences policières, les discriminations, les conflits fonciers et les abus administratifs. Cette gouvernance autoritaire révèle une crise de confiance entre pouvoir et médias, et un retour des réflexes autoritaires dans un contexte politique marqué par l’incertitude d’un dialogue politique tant attendu par les Mauritaniens et surtout l’opposition qui ambitionne de faire mieux en 2029.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya
Encore une fois, la police de la cybercriminalité est à l’œuvre en interpellant le directeur de l’agence Alakhbar. Cette atteinte à la liberté de la presse indigne les observateurs. Ces interpellations de la police montrent une volonté d’intimidation aux journalistes plutôt que de régulation du secteur. Cette instrumentalisation de la sécurité est devenue depuis 2019, un instrument pour réduire le pluralisme en Mauritanie et surtout de faire taire l’agence indépendante numéro un qui occupe un espace critique gênant le pouvoir. Alakhbar est toujours citée comme un des meilleurs exemples de la presse libre à documenter l’opinion publique sur les violences policières, les discriminations, les conflits fonciers et les abus administratifs. Cette gouvernance autoritaire révèle une crise de confiance entre pouvoir et médias, et un retour des réflexes autoritaires dans un contexte politique marqué par l’incertitude d’un dialogue politique tant attendu par les Mauritaniens et surtout l’opposition qui ambitionne de faire mieux en 2029.
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