Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

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AVOMM

Procès en diffamation contre le Directeur du Groupe Tandian Multimedia : L’ex-Première dame de Mauritanie réclame 200 millions de francs Cfa à Baba Tandian.

Le directeur du groupe Tandian Multimédia, Baba Tandian et Assane Samb, directeur de publication du journal « Le Matin », comparaissaient hier à la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour les délits de diffamation et d’injures pour le premier et de complicité pour le second, à l’endroit de l’ex-Première dame de la Mauritanie, Khattou Mint Et Boukhary.


Procès en diffamation contre le Directeur du Groupe Tandian Multimedia : L’ex-Première dame de Mauritanie réclame 200 millions de francs Cfa à Baba Tandian.
Le verdict est attendu le 19 février prochain. L’allure du procès en diffamation et d’injures en correctionnel d’hier laissait croire à celui d’un règlement de comptes.
L’ex-Première dame de Mauritanie, Khattou Mint Et Boukhary, n’a pas aimé un article du journal « Le Matin » dans lequel Baba Tandian s’exprimait sur « les vraies raisons du mécontentement des militaires en Mauritanie », comme l’indique le surtitre. Le titre donne un avant-goût du contenu de l’article : « la Première dame et les islamistes avaient usurpé ce pouvoir ».

Dans l’interview, parue dans « Le Matin » du 8 août 2008, au lendemain du putsch, M. Tandian, par ailleurs patron du groupe éditant le journal incriminé, soutient que le coup d’Etat n’était pas prémédité, il a été provoqué par l’épouse de l’ex-président de la Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdoullahi. M. Tandian accuse l’ex-Première dame d’avoir menacé de démettre de son poste le général Abdoul Aziz, auteur du putsch.

Pis, dit-il, Khattou Mint Et Boukhary aurait même insulté des officiers dont le général Aziz. D’après le patron de Tandian Multimédia, « c’est là où les choses ont dégénéré pour des militaires qui ont osé à l’époque s’attaquer au tout puissant Ould Taya qui était considéré comme un demi-dieu à Nouakchott ».

Plus loin, il ajoute : « ...c’est la femme qui décidait au niveau de la Présidence. Et elle ne décide même pas dans la discrétion, mais au vu et au su de tout le monde. Elle n’y met même pas les formes. Elle dit que c’est elle qui était élue, que c’est elle le président, que Sidi n’est qu’une ombre. C’est elle qui créait le gouvernement en réalité. (...) Cette femme-là conduit son mari à sa perte. A Sidi, on ne peut rien lui reprocher. Sa femme était au centre, sa fille à droite. Il ne faut pas oublier que cette dernière était pratiquement le numéro deux de la Présidence. Elle faisait office de directeur de Cabinet. C’est elle qui a le calendrier du président ».

Autant de propos qui ont offusqué la Première dame qui a traîné à la barre leur auteur et le directeur de publication du journal « Le Matin », Assane Samb. Au cours du procès, l’un des avocats de la partie civile s’est opposé, avec succès, au souhait de l’un des avocats de la défense qui voulait plaider en arabe. Le prévenu, selon la partie civile, a tenu des propos « graves », « indécents », « diffamatoires » et « injurieux » à l’encontre de l’ex-Première dame.
La plaignante, absente au procès, a estimé, dans la citation directe que Baba Tandian a fait croire à l’opinion qu’elle fréquentait un homosexuel et qu’elle n’avait ni le rang, ni la dignité de Première dame. De même, celui-ci l’aurait taxée de « bergère » voulant ériger le palais de la République en un enclos pour moutons et chameaux.

Taxée de « bergère » à la Présidence

A la barre, Baba Tandian a réitéré ses déclarations. Il voulait apporter un éclairage sur les raisons du coup d’Etat en Mauritanie qui sont, à ses yeux, liées aux comportements de la femme de l’ex-président pour ses relations heurtées avec les militaires, notamment l’actuel chef de l’Etat, le général Abdoul Aziz.




Le directeur de publication du journal « Le Matin », Assane Samb, a précisé, quant à lui, qu’il n’a pas cherché à vérifier les informations contenues dan l’entretien, se fiant à la confiance en l’interviewé.




Pour les trois avocats de la partie civile, les affirmations « non-fondées » de M. Tandian visent à « destituer » et à « salir » l’image de l’ex-président de la Mauritanie et de son épouse. La partie civile a invité le tribunal à déclarer les prévenus coupables et à payer à l’ex-Première dame la somme de 200 millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts.

Les avocats ont demandé au tribunal de déclarer « les Editions du Matin Sarl » civilement responsables et d’ordonner la publication du jugement à intervenir aux frais du prévenu dans les colonnes de trois organes de presse du Sénégal et trois de la Mauritanie et ce, au choix de la plaignante.




Le procureur de la République a réclamé l’application de la loi pénale. Les trois avocats de la défense ont indiqué que dans les affirmations de leur client, il n’y a aucune volonté de nuire à la dignité de l’épouse de l’ex-président de la Mauritanie.

« Il n’y a aucune diffamation. Le rôle de la presse, c’est d’éclairer et fournir des informations aux populations », ont-ils souligné. Selon eux, Baba Tandian s’est exprimé sur ce en quoi l’ex-Première dame de la Mauritanie était responsable de la prise du pouvoir par les militaires. « Il ne s’agit pas de la vie privée de la plaignante mais sa vie publique », ont-ils estimé avant de solliciter la relaxe des prévenus. Le tribunal correctionnel a mis l’affaire en délibéré jusqu’au 19 février 2009.

Souleymane Diam SY

source : Le Soleil (Sénégal)
Vendredi 16 Janvier 2009 - 15:32
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