Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

Le bureau exécutif de l'AVOMM

AVOMM

Rétro/ La Mauritanité ! Qu’en dit l’histoire ?, par Boubacar Diagana & Ciré Ba

NON À L'OUBLI - NON À L'OUBLI - NON À L'OUBLI - NON À L'OUBLI


Photo avomm.com
Photo avomm.com
Du non règlement de la question nationale à la reconnaissance du génocide

28 Novembre 1960 – 28 Novembre 2011 : Un demi siècle de vie commune, d’oppression, d’injustices, de domination, de persistance de l’esclavage, de déportation, de luttes et …. un pays à reconstruire. Pourtant, à la veille de l’accession du pays à la souveraineté internationale des signaux clairs avaient été lancés de part et d’autre. Mais celui qui présidait aux destinées du pays, croyant en sa bonne étoile, s’est lancé comme si de rien n’était dans la construction « d’un Etat moderne, trait d’union entre l’Afrique Noire et le Maghreb » dans lequel devraient disparaitre tous les particularismes. Cet équilibre affiché sera foulé dès les premières années de l’indépendance à travers une série de politiques préparant l’ancrage de la Mauritanie à l’ensemble maghrébin et arabe :

- Une conduite tendancieuse des affaires de l’Etat visant à donner une image exclusivement arabe du pays à l’étranger. Cette diplomatie a tellement réussi que bon nombre de Noirs Mauritaniens sont régulièrement suspectés de mentir sur leur nationalité ; pour cause « la carte postale Mauritanie » est autre. Il n’est pas rare de voir des compatriotes mondialement connus par leurs talents, par honte ou par facilité, être catalogués originaires du Mali ou du Sénégal.

- l’imposition de la langue l’arabe dans le système éducatif s’avèrera être un subtil moyen de sélection par l’école : en quelques années les résultats des examens de l’entrée en sixième et au baccalauréat, jusque là marqués par un fort taux de réussite d’élèves francophones, majoritairement Noirs, vont s’inverser en faveur des élèves arabophones. Comme langue de travail, le rôle de l’arabe va être déterminant dans la réussite aux examens et concours, notamment d’accès à la fonction publique. En tant qu’unique langue officielle à travers la politique d’« arabisation des ministères qui n’ont pas un caractère technique et qui sont en relation directe avec l’ensemble de la population comme la Justice et l’Intérieur », l’utilisation de l’arabe dans la sphère administrative se révèlera comme un puissant outil de domination et d’exclusion : l’Etat laisse entendre sa volonté de s’adresser à toute la population mauritanienne au moyen de la seule langue arabe.

- la concentration de l’essentiel des pouvoirs économiques, politiques et militaires depuis le coup d’Etat de Juillet 1978 entre les mains d’une partie de la composante maure. Cette armée budgétivore, véritable fonction publique parallèle, qui dirige le pays depuis, a trouvé le moyen de se débarrasser de sa composante noire ou de l’écarter des centres de décisions.

- l’entrée en vigueur brutale à partir de 1983 d’une réforme foncière mal préparée et dont le seul objectif est l’expropriation, eut pour conséquence l’accentuation de la pression sur les terres agricoles de la vallée du Fleuve Sénégal d’investisseurs privés maures, bénéficiant de largesses de bailleurs arabes, et plus récemment d’investisseurs étrangers.

- Plus généralement, les frustrations et les injustices ressenties par les Noirs, nées des traitements différenciés qui leur sont réservés et autrement plus sévères que ceux rendus pour les Maures. L’opinion publique noire a souvent du mal à comprendre que les auteurs du dernier coup d’Etat manqué en Mauritanie, (appelé « coup d’Etat de Hannana », mai 2004, certainement le plus violent du genre), n’aient été condamnés qu’à des peines d’emprisonnement de quelques mois. Moins compréhensible encore la reconversion de deux des présumés auteurs qui se sont présentés à leur libération aux suffrages de nos compatriotes et réussi à se faire élire à la représentation nationale. Leur mandat court toujours. Alors que quatorze années plus tôt, en 1987, pour une tentative de coup d’Etat qui n’a jamais connu de début d’exécution, le régime d’alors, a, au terme d’une procédure expéditive, jugé, condamné et exécuté trois officiers Noirs. S’en est suivie une purge au sein de la grande muette qui a laissé dans le secret des tombes hâtivement creusées à Inal, Jreida, Akjoujt, Azlat, … des dizaines d’hommes qui s’étaient engagés au service de leur pays.

Les effets cumulés de tous ces facteurs présageaient d’une explosion de conflits. Une partie des Maures, embrigadés par les mouvances pan arabistes et ayant le sentiment de plus en plus renforcé, et le disent, d’être chez eux, le seul chez qui leur soit propre (ça rappelle quelque chose), où l’Etat leur garantit tout : sécurité, impunité. La majorité des Noirs vivent cette condition comme un non choix, une condamnation à cohabiter, avec le recensement discriminatoire (enrôlement) en cours, ils ont fini par se dire qu’ils ne sont que tolérés ? Leurs revendications ont toutes été réprimées dans le sang ; sans qu’à aucun moment le régime en place ne prenne le temps de réfléchir sur les motivations réelles de ces crises à répétition, et ne propose des solutions qui aillent dans le sens du maintien de l’unité nationale.

Cela peut-il durer encore ? Combien de temps ?

Les gouvernants, tous régimes confondus – exception faite des parenthèses Ould Haidalla et Sidi Ould Cheikh Abdallah - ont invariablement œuvré au maintien et au renforcement de l’option arabe irréversible de la Mauritanie. Une option que même l’opposition dans son écrasante majorité ne remet pas en cause, en dépit des conflits et les risques d’explosion auxquels elle a exposé notre pays en cinquante et une années de vie commune.

L’exacerbation de cette politique raciste, injuste et d’exclusion donnera naissance aux évènements de 1989 et suivants, avec des massacres massifs des populations noires du Sud. Des actes que l’on peine encore à qualifier avec les mots qui conviennent.

La victoire a beaucoup de pères : Génocides reconnus

Historiquement, ce sont les vainqueurs qui ont imposé leur volonté quand il s’est agi de qualifier les faits. Leur camp ayant eu le soutien des instances internationales, quand il ne les a pas créées, pour traduire les bourreaux : le Tribunal de Nuremberg pour qualifier le traitement réservé aux Juifs lors des deux grandes guerres de crime contre l’Humanité, ceux d’Arusha pour le génocide des Tutsi au Rwanda et de la Haye pour le génocide des Musulmans de Bosnie Herzégovine. La Cour Pénale Internationale pour Charles Taylor et récemment Laurent Gbagbo pour les crimes commis contre les peuples Sierra Léonais et Ivoirien respectifs.
La défaite est hélas orpheline : Génocide voilé

Ce qui s’est passé en Mauritanie entre 1989 et 1992 présente toutes les caractéristiques d’un génocide au sens retenu par les Nations Unies en 1948 dont une des conventions reconnait comme tel tout acte « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Abstraction faite du débat que peut soulever l’usage des concepts renvoyant au nombre de victimes, à l’ethnie, à la race, voire à la religion notamment chez certains scientifiques puristes, cette définition lève toute ambiguïté sur le caractère des massacres commis lors de la période référencée.

Trois facteurs accablants sont à considérer ici, pris séparément ou mis ensemble.

Premier facteur : l’intention (de détruire tout ou partie d’un groupe national). Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle y était, on est allé les chercher là ils se trouvaient : villages, lieux de travail (bureaux, écoles et marchés), au sein des forces armées et de sécurité.

Deuxième facteur : le motif apparent pour désigner puis massacrer les cibles, était leur appartenance à une ethnie. A l’exclusion des exécutions au sein de l’armée, les pogroms le long de la vallée ont ciblé les peulhs. La population victime a donc délibérément été sélectionnée (tous ceux qui ont été massacrés avaient la particularité d’être Noirs).

Troisième facteur : ces massacres ont été pensés, planifiés, et exécutés au nom d’une idéologie raciste dont l’objectif était la purification ethnique. Le maître d’œuvre en était le Colonel Ould TAYA, conseillé par des idéologues civils se réclamant du Baathisme.

Il en découle que les crimes commis l’ont été sur la base d’une sélection, un tri. Une effroyable opération qui a précédé l’exécution collective des victimes. La sélection confère donc à ces crimes la condition nécessaire de leur qualification en génocide, tandis que le caractère collectif érige le mal en crime d’Etat.

Faut-il encore un argument supplémentaire pour convaincre qu’il s’agit bien là d’un génocide. La réponse est assurément NON.

A l’évidence, ce drame est bien issu d’une volonté systématique et planifiée d’extermination. La Mauritanie doit porter un regard apaisé sur son passé d’autant que certaines franges pan arabistes n’hésitent pas à accuser les exilés et déportés Mauritaniens au Sénégal d’avoir participé aux massacres de leurs compatriotes en 1989 dans ce pays, telle la réplique de l’Etat Turc accusant la France de génocide en Algérie en réponse au vote par le Parlement Français, le 22 décembre 2011, de la proposition de loi pénalisant la contestation du génocide Arménien.

Pourquoi alors s’obstine-t-on à utiliser d’autres qualificatifs ?

D’abord parce que les bourreaux sont encore en activité, dans les premiers cercles du pouvoir. Conscients de leur responsabilité certainement directe dans les forfaits commis, ils font tout pour retarder ou empêcher la manifestation de la vérité.

Ensuite, la majorité des partis politiques ont préféré laisser les ONG sous-traiter la question, désertant ainsi cet épineux terrain rendu glissant par sa connexion avec la question nationale. Le débit des autres partis est faible, presqu’inaudible, en raison d’un réseau saturé par des dissensions des associations des victimes.

Enfin les divisions au sein des associations de victimes elles mêmes, liées peut être aux traumatismes subis, sont un pain béni pour les présumés coupables, pourtant répertoriés, qui n’ont eu aucun mal à surfer sur ces divergences pour essayer de passer la solution de cette question par pertes et profits. Victimes et ayant droit s’accommoderont du discours édulcorant les crimes en « passif humanitaire ». En acceptant ainsi de suivre les autorités dans cette démarche, ils espéraient peut-être donner une chance à ces dernières de cheminer vers une véritable réconciliation, impliquant réparations et pardon.

Mohamed Ould Abdel Aziz aurait été épargné pour accorder une chance supplémentaire à la chance de réconcilier la Mauritanie avec elle-même. Ce fut un coup de poker perdant. La « prière aux morts » qu’il a orchestrée en grande pompe, n’avait d’autres motivations que mystiques. La campagne qui l’a suivie, autour du pardon participait à une démarche de diversion, visant à faire passer les victimes pour des haineux, des rancuniers qui ne pouvaient pardonner. N’entendions-nous pas les chantres de cette campagne répéter à qui voulait l’entendre que « Allah, dans Son infinie bonté, accordait Son pardon à Ses créatures (fautives) qui le Lui demandaient ». Ce qu’ils omettaient de dire, c’est qu’Allah n’a jamais fait de mal à personne. Les victimes des exactions n’ont pas de contentieux avec Allah, mais bien avec des créatures comme elles qui se sont adonnées à des abominations, dont elles doivent répondre ici bas, avant de devoir en rendre compte devant notre Créateur et Ses Anges. Ils semblent être frappés d’amnésie, oubliant que certains de ces crimes ont été commis pendant le mois de Ramadan.

Faute d’avoir pu l’empêcher de se produire, nous n’avons pas le droit de laisser les autorités ajouter au crime la bêtise de le minimiser. En effet, les expressions utilisées pour qualifier ces faits de « passif humanitaire », l’ont été, parfois sous la pression des bourreaux et de leurs amis au pouvoir. Comme si ce qui s’est passé n’était pas suffisamment grave pour mériter d’être qualifié autrement.

Le « passif » (et l’ « actif »), usité en comptabilité ou en grammaire, ne peut ni ne doit en aucun cas être employé pour parler de cette abomination. On est en politique. En politique, comme en tout autre domaine, il est préférable d’utiliser les mots qui conviennent pour désigner les maux causés au risque de tomber dans le négationnisme. Les propos tenus récemment par le Général Meguett en constituent un début de commencement.

Souvenons nous qu’Hitler, tirant la leçon de la non application des résolutions du traité de Sèvres, signé le 10 août 1920 entre les Alliés et l’empire Ottoman, qui prévoit la mise en jugement des responsables du génocide arménien, aurait lancé en 1939 « Qui se souvient des massacres des Arméniens » à la veille de massacrer les handicapés, l’extermination des Juifs viendra deux ans plus tard.

Rappelons aussi que le général père de la nation Turque, Moustapha Kemal avait pris soin de faire voter une amnistie générale des dits crimes le 31 mars 1929.

En Mauritanie le colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed TAYA a fait voter une loi d’Amnistie de ses crimes, adoptée en 1993 par une Assemblée à ses ordres. La tentation de tracer un trait sur les faits était déjà là.

Le temps ne doit donc pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer pour la reconnaissance de ces crimes en génocide et la traduction pendant qu’il encore temps de leurs commanditaires devant la Cour Pénale Internationale.

Suivra : AZIZ NOUS A TUÉS - Les sacrifiés de l’enrôlement

Boubacar DIAGANA & Ciré BA


Source: Ciré Ba et Boubacar Diagana
avomm.com
Mercredi 4 Décembre 2019 - 15:10
INFOS AVOMM
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte



1.Posté par Amadou le 26/12/2011 18:53
Que c'est bon! mes amis, vous avez su ressortir et mettre les qualificatifs.
Je suis juriste et vous tire le chapeau pour votre esprit de méthode.
Vous avez eu raison de parler de l'Armenie, j'ai aimé les expressions: la victoire a beaucoup de pères et la défaite est orpheline.
Vous ouvrez un débat, un grand débat de spécialistes et l'honneur revient à tous les participants. C'est une invitation au débat.

2.Posté par Alassane le 26/12/2011 20:06
C'est un article clair et instructif qui met en lumière des violations graves , et le pire c'est l’indifférence des "gens biens" .
A quoi l'Union Africaine ? Que fait l'ONU ?

3.Posté par Bader le 26/12/2011 20:53
C'est très bien écrit et facile à comprendre par tt le monde. S'il ya une volonté de faire table rase de ttes ces atrocités et ts ces crimes ,il reste que vous êtes là pour rappeler aux bourreaux qu'ils n'échapperont à la justice des hommes moins encore à celle de Dieu.POURSUIVEZ

4.Posté par sock le 27/12/2011 00:14
Rien à ajoueter, très émouvant . des bons soldats et intellectuels ont disparu pour oser reclamer le droit de leur peuple .On n'a plus une armées républicaines,fondée sur les bases de compétence, loin de toute idéologie.L'attaque d'Adel-begrou est une parfaite illustration,on est dans un pays où même les forces de l'odre ne sont pas en sécurité plus forte raison qu'un citoyen lamda.

5.Posté par BA Djibril le 27/12/2011 01:21
Dieu vous protège.

Djibril BA

6.Posté par abdoulaye djibril deh du " PLEJ" le 27/12/2011 09:21
S'il vous plait, ce n'est pas Mai 2004 le coup de hannana mais plutôt le 08 juin 2003.
Donc de rectifier un peu vite merci.
Toutefois, votre contribution est formidable!

7.Posté par Moulaye Dioum le 27/12/2011 09:38
Toutes mes félicitations.
Par ailleurs je souhaiterai que nos honorables historiens nous expliquent pourquoi la Mauritanie devait être une république islamique. Quel est le soubassement théorique et idéologique qui se cache derrière ce concept de "république islamique"?

8.Posté par Biram Dah ABEID le 27/12/2011 17:41
Je suis particulièrement fier des contributions hautement pertinentes des deux frères Boubacar et Ciré; leur ligne intellectuelle, dans l'analyse, l'état des lieux et les prévisions, est la notre; longue vie à vous, la victoire s'en suivra.
Biram Dah ABEID

9.Posté par Ousmane LY le 27/12/2011 20:06
C'était pour couper l'herbe sous le pied aux islamistes. Proclamer que la République est islamique, empêcherait ou dissuaderait les islamistes de créer un parti d'obedience islamique. Il s'agissait pour les pères fondateures de la République Islamique de Mauritanie , à travers cette appelation, d'interdire la formation de partis islamiques.

10.Posté par Moussa MBaré Ba le 28/12/2011 02:13
Chapeau aux grands une contribution plein d'enseignements.

Merci Beaucoup

11.Posté par seybane Diagana le 28/12/2011 02:47
En même temps que je me réjouis de cet éclairage historique qui qualifie comme je le pense les atrocités dont les noirs subissent les ressacs dans leur quotidien,je ne cesse aussi de m’interroger sur la nature,la stratégie de cet autre combat qui peut porter la réponse -la riposte - à ce "négationnisme" ambiant,silencieux ,dont sont complices les différents partis politiques qui animent bon an mal an à la cadence du général putschiste le jeu politique.Par delà l'histoire qui chapeaute et prolonge les pratiques racistes sous le couvert du discours hypocrite qui prostitue l'unité nationale,il est important de déceler dans cette démarche politicienne la volonté manifeste de réhabilitation de la composante negro africaine qui dépasse le cadre aléatoire des mots ,pour s'inscrire et à juste titre dans une mise en équation dont les contours définissent une politique claire de partage au risque d'assister à la perpétuation de ce système insultant et délictueux qui ne cache plus son extrémisme et sa charge nocive :le racisme.En tout chers amis comme les précédentes ,cette contribution,en plus de la richesse de son contenue ,livre au lecteur encore sensible aux questions nationales une voie royale à ne jamais baisser pavillon sur le chemin du combat,le combat de l'unité dans la diversité ayant pour socle,pour rampe le DROIT.encore une fois merci .

12.Posté par N'DIAYE Aboubacry le 28/12/2011 11:22
Comme d'habitude, les sorties de Monsieur BA et DIAGNA ne nous laissent jamais indifférentes. Ils nous ont fait un rappel sur le système de nos régimes à l'égard de notre communauté et la politique d'extermination menée par les autorités Mauritaniennes depuis l'indépendance. Le texte est pertinent et plein de renseignements. Ce texte a été fait avec classe et vos lignes intellectuelles dans cette profonde analyse ne peuvent qu'avoir l'echo au delà de notre communauté.

je reprends:

Le temps ne doit donc pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer pour la reconnaissance de ces crimes en génocide.

cela ne dependera que de notre volonté. Il faut peut etre changer notre façon de mener le combat car dans l'union, on s'en sort facilement mais dans la dispersité, le temps aura certainement de prise. A nous de reviser notre façon de faire.

Longue vie Monsieur BA et DIAGANA et toutes celles et ceux qui défendent la liberté, la justice et la démocratie en Mauritanie et dans le Monde.




13.Posté par Daouda Diop le 28/12/2011 13:10
On vous encourage,nous sommes derrières vous.

Nous n'avons pas pour le moment un véritable contre pouvoir , à part quelques associations et la partie civile qui essayent de faire reculer les autorités mauritaniennes avec leurs dérapages ou du moins de revoir leurs copies.
Nos partis politiques n'ont pas été à la hauteurs d'être des véritables garde-fou contre l'abus autorité.

14.Posté par Boubacar DIAGANA le 28/12/2011 14:50
Nous prenons bonne note de la précision apportée par Abdoulaye Djibril DEH concernant la date exacte du "coup d'Etat de Hannana" et l'en remercions.

Boubacar DIAGANA

15.Posté par Abou ciré le 28/12/2011 19:01
Depuis très longtemps, il (gouvernement), avait joué sur le sens des mots, au lieu de dire le GENOCIDE, il préfère dire le Passif Humanitaire alors qu'il n' en existait pas en Mauritanie. Ce que les gens n'osaient pas dire, M;r Ba Ciré et Boubacar Diagana l' ont dit: LE GENOCIDE. Ce qui s'est passé dans les années 89-90, c'est vraiment LE GENOCIDE.I l faut que les génocidaires qui sont en libertés soient traduits devant les tribunaux afin qu' ils répondent de leurs actes. Comme disait Poutine:" on viendra vous cherchez même si vous êtes dans les toilettes". Encore 1000, merci à ton Ciré et Boubacar Diagana.

16.Posté par Mariame Kane le 28/12/2011 23:57
Félicitations à Bouba et Ciré, vous êtes les meilleurs

17.Posté par diallo le 02/01/2012 14:41
Tout d'abord bonne année et puis je felicite les auteurs BA et DIAGANA et le site de l'avomm pour les informations et le combat pour les droits de l'homme et des victimes. J'aime cette contribution qui m'a convaincu sur la qualification de genocide.
Je prône l'unité des organisations autour du combat contre l'impunité pour la justice pour tous mauritaniens.
Merci au webmaster de pubier mon commentaire et mes voeux.

18.Posté par mamadou Dia le 02/01/2012 20:21
du blabla, je dirai tjrs des blabla

Bures-sur-Yvette

19.Posté par DJIGO le 03/01/2012 18:12
Tous les articles signés de deux frères sont pertinents. Depuis 50ans c'est toujours le même débat. La question qu'il faut se poser aujourd'hui, est ce que la cohabitation entre négro mauritanien et Arabo berbères est possible? A mon avis il faudrait s'inspirer de l'exemple soudanais dés l'instant où les arabo berbères ne veulent de nous ni comme musulmans ni comme être humains. Tous les présidents qui se sont succédés à la tête de notre pays n'ont jamais œuvré pour l'unité nationale. Ils se sont tous évertués à maintenir l'esclavage et le racisme.
Tous les biens de ce pays sont accaparés par 20% de la population Mauritanienne. Il est temps de réagir sinon nos enfants et petits enfants continueront à vivre dans l'esclavage et le racisme.

20.Posté par timera le 03/01/2012 19:46
C'est très bien argumenté et écrit. Bonne année avec plus de justice

21.Posté par wague le 26/03/2012 18:23
tres belle analyse convaincante mais personne ne suivra. On a perdu la motivation et la perseverance. Franchement je vous felicite mes freres c'est du costaud. Merci aussi à l'avomm qui nous tient en éveillés. Merci aussi à monsieur sy hamdou et bravo M'Pakari et Ciré BA pour votre grandeur

22.Posté par Adama NGAIDE le 27/03/2012 04:41
Toujours brillants. Merci chers freres de vos contributions qui mettent en relief la rigueur, le desir d'accomplir le travail qui sied a toute posture intellectuelle.

Excellent travail chers freres. Qu'allah nous guide p[our sortir notre pays des griffes des faux intellectuels qui courtisent la caste militaire corrompue.

23.Posté par Ould Lemrabott le 28/03/2012 14:13
C'est bien rédigé et sans haine contre la composante arabe qui n'est pas responsable de ces tueries. Je suis arabe et je n'approuve pas ce qui s'est passé et je vous felicite. Je trouve plus interessant qu'on vous ecoute dans une conference sur cette question, je lis tous vos écrits que je trouve bien. We salam.

24.Posté par Abou le 23/07/2012 20:00
Bien fait.

25.Posté par Almudo le 25/07/2012 18:03
Mamadou DIA;

Comme d'hab; tu es en décalage et hors sujet. Compare ta sortie ringarde et improductive avec celle de tous les autres et examine ta conscience qui en a bien besoin.
On dirait que tu nourris une jalousie maladive; voire une haine meurtrière pour deux Mauritaniens honnêtes; constructifs qui ne font que rétablir des faits souvent transformés par des espèces; heureusement en voie de disparition; de ton acabit.
Ta haine recuite; ton obsession maladive et ton ressentiment malveillant n'entameront en rien la quiétude et la sérénité de ces deux braves messieurs que tout le monde salue. Il est d'ailleurs heureux de savoir que tu es dans le camp des négationnistes: va rejoindre TAYA et sa clique; tu y seras plus à l'aise. Tu n'es vraiment pas en phase avec nos aspirations. ADIEU et va voir ailleurs si les braves gens y sont.

Sans rancune
Almudo

26.Posté par bill le 27/07/2012 21:58
texte bon dans le fond et la forme.excellente sortie.Continuons le combat par des idées.Nous vaincrons si nous sommes unis.

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 555