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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Au Niger, un site stratégique à Niamey visé par une attaque d’ampleur inédite


Au milieu de la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 janvier, l’aéroport international de la capitale a été la cible de tirs nourris. Aucune revendication n’a été publiée, mais le mode opératoire correspond à celui des groupes djihadistes actifs dans la région.


Jamais Niamey, la capitale nigérienne, n’avait subi une telle attaque. Durant une heure, au milieu de la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 janvier, l’aéroport international de la ville a été la cible de tirs si nourris qu’ils ont fait trembler les murs des maisons sur des kilomètres à la ronde et plongé 1,6 million de Niaméyens dans un long vacarme. Des scènes filmées par des passagers à l’intérieur du bâtiment témoignent de la panique qui y régnait, tandis qu’au moins deux vols internationaux ont été déroutés. Des vidéos filmées à l’extérieur montrent des traces lumineuses dans le ciel, signes probables de défenses anti-aériennes face à une attaque de drones.

Jeudi, le chef de la junte au pouvoir, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux de l’attaque, mais les autorités nigériennes n’ont pas fait de déclaration sur d’éventuelles victimes et l’identité des assaillants. Des images satellites consultées par Le Monde montrent des zones brûlées çà et là dans l’espace aéroportuaire. La compagnie aérienne ivoirienne, Air Côte d’Ivoire, a annoncé qu’un de ses avions, un A319, avait été touché par des tirs et était désormais immobilisé.

Aucune revendication n’a été publiée, mais le mode opératoire correspond à celui des groupes djihadistes actifs dans la région, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou JNIM), filiale d’Al-Qaida au Sahel, et l’organisation Etat islamique au Sahel (EIS).

C’est la première fois qu’un site aussi stratégique est pris pour cible au Niger. Outre l’aéroport international stricto sensu, le lieu abrite la base 101, une base militaire aérienne qui fut occupée par les forces françaises et américaines jusqu’à leur départ forcé, respectivement fin 2023 et 2024.

Moscou, nouveau parrain de la région

Suite à son coup d’Etat contre le président Mohamed Bazoum, en juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani a renversé les alliances scellées par son pays et, en avril 2024, les soldats occidentaux ont été remplacés par des Russes. L’arrivée en grande pompe de paramilitaires de l’Africa Corps avait été mise en scène pour célébrer le rapprochement entre le régime souverainiste et Moscou, le nouveau parrain de la région.


Dans cette zone, se trouve également le commandement militaire de la force de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), une force unifiée qui doit à terme compter plusieurs milliers d’éléments du Niger, le Mali et le Burkina Faso, trois pays dirigés par des juntes. Surtout, une partie protégée de la base aérienne héberge depuis peu 1 000 tonnes de yellow cake. Ce stock de concentré d’uranium a été produit par le groupe nucléaire français Orano, dans son ancienne mine d’Arlit, et est l’objet d’un vif contentieux avec la junte qui s’en est emparé avec pour objectif de le vendre à la Russie.


Mais son convoyage semble poser des difficultés. En décembre 2025, 34 camions ont acheminé le yellow cake jusqu’à l’aéroport de Niamey. Puis début janvier, après des semaines d’attente en bordure du site, les conteneurs ont un à un été transférés 2 kilomètres plus loin, dans un lieu mieux protégé.

Aucune information ne permettait jeudi de savoir si le yellow cake avait été en partie endommagé ou dérobé durant l’attaque. Mais selon certaines sources nigériennes, la présence de l’uranium a pu attiser les convoitises. Depuis plusieurs semaines, des informations circulaient sur l’avancée de combattants djihadistes dans les faubourgs de Niamey. Des rumeurs faisaient même état d’un possible assaut contre l’aéroport.

Le 16 janvier, l’Autorité nationale de l’aviation civile nigérienne avait convoqué une réunion de crise et annoncé que des « mesures exceptionnelles » avaient été prises et que « d’importants moyens » avaient été déployés pour se « prémunir contre une attaque terroriste imminente ». En parallèle, la junte avait mobilisé ses soutiens au sein de la société civile pour, selon ses termes, assurer « la défense de la patrie ».
« Un tournant pour le Niger »

L’assaut de jeudi rappelle d’autres attaques au Sahel, dont celle qui avait visé, durant plusieurs heures, l’aéroport de Bamako, en septembre 2024. « S’il se confirme qu’elle a été commise par un groupe terroriste, cela marque un tournant pour le Niger, qui était jusqu’alors moins frappé et moins attaqué que ses voisins maliens et burkinabés », explique un spécialiste qui a requis l’anonymat. Cela attesterait également d’une évolution des « stratégies des groupes djihadistes sur l’ensemble du Sahel et qu’ils sont en train de passer à une nouvelle phase », poursuit-il.

Alors que depuis le début des années 2010, Al-Qaida et l’organisation Etat islamique concentraient leurs offensives sur les zones rurales, ils ciblent de plus en plus les sites stratégiques et les zones urbaines. « Ils tentent de toucher au cœur ce qu’il reste de la stabilité de ces Etats », conclut cette source.

Au Mali voisin, le GSIM a attaqué mi-janvier trois sites industriels dans l’ouest du pays. Depuis plusieurs mois, il orchestre de nombreuses attaques sur les axes principaux du pays et cible des convois de camion transportant de l’essence. Depuis plus de quatre mois, il empêche la capitale Bamako d’être correctement ravitaillée en carburant, l’asphyxiant peu à peu, et exerçant une pression sans précédent sur les militaires qui dirigent le pays.

Anna Sylvestre-Treiner

Source : Le Monde
Jeudi 29 Janvier 2026 - 19:05
Jeudi 29 Janvier 2026 - 19:08
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