Le futur pont de Rosso doit renforcer les liaisons entre le Sénégal et la Mauritanie, en tant qu'infrastructure soutenant les flux de personnes et de biens, améliorant la connectivité régionale et réduisant les contraintes à la circulation entre les deux pays.
Face aux retards accumulés sur le chantier du pont de Rosso qui doit relier le Sénégal et la Mauritanie, le ministre sénégalais des Infrastructures, Déthié Fall, et son collègue mauritanien des Transports, Ali Sayed Ahmed Al-Fayrak, ont donné le week-end écoulé un ultimatum à l’entreprise en charge des travaux, fixant le délai contractuel au 25 décembre 2026. Derrière ce coup de pression politique se dessine un enjeu plus large : celui d’un projet structurant dont le décalage pèse la fluidité des échanges et l’intégration régionale.
Lancé en décembre 2021 pour une durée prévisionnelle de 30 mois, le chantier devait en effet être livré à la mi-2024. Selon des propos attribués par la presse locale à Déthié Fall, les retards relèvent de « responsabilités partagées ». Sont évoqués, un défaut de respect de certains engagements du côté étatique, et une défaillance organisationnelle du constructeur.
Un projet à fort enjeu, soutenu par plusieurs partenaires
Évalué en 2019 à 87,62 millions d’euros, le projet est financé par plusieurs bailleurs de fonds. La Banque africaine de développement (BAD) en assure près de 46,5 % du coût total, aux côtés de la Banque européenne d’investissement (BEI), de l’Union européenne (UE) ainsi que des gouvernements sénégalais et mauritaniens.
L’ouvrage doit relier les 1461 mètres linéaires séparant les deux rives du fleuve Sénégal à Rosso. Pour la BAD, l’absence d’un franchissement permanent du fleuve qui constitue à cet endroit une frontière naturelle, représente un frein majeur à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale comme continentale.
Un retard qui prolonge les contraintes logistiques
Actuellement, le passage transfrontalier continue de dépendre du bac, dont le fonctionnement limité à certaines heures induit des files d’attente, des incertitudes et des délais variables pour les voyageurs et les transporteurs de marchandises. Chaque report de la mise en service prolonge ainsi une situation où les coûts logistiques restent élevés, un facteur qui peut peser sur la compétitivité des échanges transfrontaliers et l’attractivité du corridor Dakar - Nouakchott.
Au-delà du cas du pont de Rosso, ceci illustre les défis récurrents d’exécution des grands projets d’infrastructures dans la sous-région ouest-africaine : coordination entre États et entreprises, respect des engagements contractuels, gestion logistique et maîtrise des calendriers.
Henoc Dossa
Source : Agence Ecofin
Face aux retards accumulés sur le chantier du pont de Rosso qui doit relier le Sénégal et la Mauritanie, le ministre sénégalais des Infrastructures, Déthié Fall, et son collègue mauritanien des Transports, Ali Sayed Ahmed Al-Fayrak, ont donné le week-end écoulé un ultimatum à l’entreprise en charge des travaux, fixant le délai contractuel au 25 décembre 2026. Derrière ce coup de pression politique se dessine un enjeu plus large : celui d’un projet structurant dont le décalage pèse la fluidité des échanges et l’intégration régionale.
Lancé en décembre 2021 pour une durée prévisionnelle de 30 mois, le chantier devait en effet être livré à la mi-2024. Selon des propos attribués par la presse locale à Déthié Fall, les retards relèvent de « responsabilités partagées ». Sont évoqués, un défaut de respect de certains engagements du côté étatique, et une défaillance organisationnelle du constructeur.
Un projet à fort enjeu, soutenu par plusieurs partenaires
Évalué en 2019 à 87,62 millions d’euros, le projet est financé par plusieurs bailleurs de fonds. La Banque africaine de développement (BAD) en assure près de 46,5 % du coût total, aux côtés de la Banque européenne d’investissement (BEI), de l’Union européenne (UE) ainsi que des gouvernements sénégalais et mauritaniens.
L’ouvrage doit relier les 1461 mètres linéaires séparant les deux rives du fleuve Sénégal à Rosso. Pour la BAD, l’absence d’un franchissement permanent du fleuve qui constitue à cet endroit une frontière naturelle, représente un frein majeur à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale comme continentale.
Un retard qui prolonge les contraintes logistiques
Actuellement, le passage transfrontalier continue de dépendre du bac, dont le fonctionnement limité à certaines heures induit des files d’attente, des incertitudes et des délais variables pour les voyageurs et les transporteurs de marchandises. Chaque report de la mise en service prolonge ainsi une situation où les coûts logistiques restent élevés, un facteur qui peut peser sur la compétitivité des échanges transfrontaliers et l’attractivité du corridor Dakar - Nouakchott.
Au-delà du cas du pont de Rosso, ceci illustre les défis récurrents d’exécution des grands projets d’infrastructures dans la sous-région ouest-africaine : coordination entre États et entreprises, respect des engagements contractuels, gestion logistique et maîtrise des calendriers.
Henoc Dossa
Source : Agence Ecofin

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