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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Visa : Washington durcit le ton avec l’Afrique


Les États-Unis imposent des restrictions inédites : caution, gel des visas pour 75 pays et suspensions pour 26 États africains. Une mesure au nom de la sécurité nationale, jugée "stigmatisante" par des acteurs africains.

Les restrictions américaines sur les visas s’articulent autour de quatre volets :

- Le visa bond, qui prévoit le versement d’une caution allant de 5.000 à 15.000 dollars, remboursables si les conditions d’attribution sont respectées – notamment la durée du séjour

- La pause dans la délivrance des visas d’immigration pour 26 pays africains, à compter du 21 janvier et pour une durée indéterminée, au motif d’un "risque de dépendance aux aides publiques américaines". Sont concernés par exemple le Rwanda, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal…

- La suspension partielle de certains visas. Elle touche une vingtaine de pays africains. Mais leurs ressortissants pourront se voir accorder des visas temporaires pour les affaires, les études, la recherche ou les loisirs, délivrés au cas par cas.

- La suspension complète de tous les visas. Elle concerne 19 pays d’Afrique, comme ceux de l’AES, le Tchad, le Soudan ou la Libye, par exemple. Le motif officiel est la défense de la sécurité nationale et de l’ordre public.



Et voici un extrait du communiqué du 16 octobre 2025

expliquait les raisons de cette "liste rouge" :

"Les restrictions et les limitations imposées par la proclamation sont nécessaires afin d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers sur lesquels les États-Unis ne disposent pas d’informations suffisantes pour évaluer les risques qu’ils représentent, d’obtenir la coopération des gouvernements étrangers, de faire respecter nos lois sur l’immigration et de promouvoir d’autres objectifs importants en matière de politique étrangère, de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme."

"Sentiment de discrimination renforcé"

Boubacar Sèye, président de l’association Horizon sans frontières

, à Dakar, qualifie ces mesures de "stigmatisantes et injustes" car elles reposent, selon lui, sur une vision qui présente "à tort" les ressortissants africains "comme une charge alors qu’ils contribuent à l’économie des Etats-Unis". (Ecoutez l'entretien ci-contre)

Il déplore la mobilité réduite pour les étudiants, les familles ou les entrepreneurs.

"Pour le Sénégal, l'impact sera lourd, explique Boubacar Sèye : projets d'études, de travail ou de regroupement familial bloqués, sentiment de discrimination renforcée et de relations humaines fragilisées…

Cette décision envoie un mauvais signal et appelle à une réponse diplomatique et un plaidoyer fort pour défendre la dignité des migrants sénégalais."
L'AES applique le principe de réciprocité

Pour ce qui est de la suspension totale des visas, qui frappe notamment les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, les Etats-Unis justifient leur décision par les activités d’organisations terroristes dans ces pays.

Les dirigeants sahéliens ont décidé d’appliquer des mesures de réciprocité et de ne plus délivrer de visas non plus aux ressortissants américains.

Washington reproche aussi aux autorités burkinabè de ne pas accepter sur leur territoire les personnes expulsables des Etats-Unis.

Le risque d'"overstay"

Quant au Niger, comme pour d’autres pays, les Etats-Unis s’appuient aussi sur le risque de dépassement des durées de séjour autorisées par les visas temporaires. C’est ce que les Etats-Unis appellent l’"overstay". Un argument que réfute Boubacar Sèye.

"L'argument d’"overstay" est largement exagéré et surtout généralisant. Il pénalise toute une population sur la base de comportements d'une minorité.

La majorité des Sénégalais respecte les règles de séjour et voyage pour des raisons légitimes. En réalité, cette justification sert surtout à durcir une politique migratoire restrictive, sans s'attaquer aux vraies causes d'immigration qui sont économiques, sociales et géopolitiques."

Les Etats-Unis ont par ailleurs introduit une taxe additionnelle sur les visas non-immigrants. Cette caution appelée "Visa integrity fee" porte à environ 435 dollars le coût des visas B1 (affaires) et B2 (tourisme, loisirs ou traitement médical). Les procédures de vérification des demandes ont aussi été renforcées, concernant la documentation ou le contrôle des réseaux sociaux.

Sandrine Blanchard Journaliste au programme francophone de la Deutsche Welle

Source : DW (Allemagne)


Jeudi 15 Janvier 2026 - 20:11
Jeudi 15 Janvier 2026 - 20:15
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