En ce mois de ramadan, les Bamakois subissent des restrictions d'électricité.
Au Mali, les coupures d'électricité s'amplifient en ce mois de ramadan. Depuis quelques jours, les Bamakois subissent une distribution restreinte durant cette période de grande consommation. Officiellement, cette dégradation est due à un incendie dans un poste de Manantali, une infrastructure stratégique du système électrique du pays.
Mais la crise énergétique perdure dans le pays depuis désormais cinq ans, malgré les multiples changements opérés au niveau du département de l'énergie et de l'eau, ainsi que de l'EDM, la société Energie du Mali.
Pas de glace, pas de maraîchage
Pour cette famille du Quartier des pêcheurs de Bamako, aussi appelé Bozo Kin, en langue nationale bamanan, le ramadan signifie d'intenses activités domestiques qui dépendent de l'électricité.
Les femmes profitent ainsi de cette période, qui coïncide avec une grande vague de chaleur, pour faire de bonnes affaires à travers la vente de la glace, ou encore de jus de fruits faits maison.
Mais en raison des coupures d'électricité, Mamou, mère de famille, explique avoir cessé cette activité :
"Nous avons de l'électricité au maximum huit heures par jour, ou souvent moins. Difficile, dans ces conditions, d'avoir de la glace en vue de la rupture du jeûne.
En tant que vendeuse de glaces, cela constitue une grosse difficulté pour moi. J'ai décidé d'arrêter cette activité à cause des coupures intempestives d'électricité. À côté de la vente de la glace, je cultive aussi mon jardin maraîcher pour subvenir aux besoins de la famille. Mais en raison de la crise du carburant, j'ai également cessé cette activité."
Sa voisine, Yamou, qui s'occupe de l'entretien et du nettoyage de ses ustensiles de cuisine, se plaint, pour sa part, de la chaleur nocturne.
Une chaleur difficile à supporter
Avec les coupures d'électricité, il n'est pas possible de profiter des ventilateurs. Cela rend la température plus difficile à supporter, surtout pendant le ramadan qui est une période durant laquelle le système nerveux est fortement sollicité.
"Normalement, c'est la nuit que l'on doit se reposer. Mais en raison du manque d'électricité et de la chaleur, il n'y a nulle part où trouver du repos, une fois que le soleil est couché. Après la rupture du jeûne, la nuit demeure pourtant le meilleur moment pour se détendre. Mais il est impossible de s'asseoir dehors, à cause des moustiques. Notre souhait est que nous puissions en finir avec cette crise énergétique. En résumé, nous obtenons difficilement les jus ou l'eau fraîche et au moment de la coupure, les ventilateurs ne fonctionnent pas. Nous souffrons vraiment de cette situation."
Une réponse insuffisante des autorités
Avant le début du mois de ramadan, le gouvernement de transition avait promis un ‘'plan unique‘' dont l'objectif était de fournir, durant cette période, 19 heures d'électricité par jour.
En lieu et place, les Bamakois n'ont plus que quatre heures, voire six heures de courant par jour, dans certains quartiers de la capitale malienne.
Mahamadou Kane
Source : DW (Allemagne)
Au Mali, les coupures d'électricité s'amplifient en ce mois de ramadan. Depuis quelques jours, les Bamakois subissent une distribution restreinte durant cette période de grande consommation. Officiellement, cette dégradation est due à un incendie dans un poste de Manantali, une infrastructure stratégique du système électrique du pays.
Mais la crise énergétique perdure dans le pays depuis désormais cinq ans, malgré les multiples changements opérés au niveau du département de l'énergie et de l'eau, ainsi que de l'EDM, la société Energie du Mali.
Pas de glace, pas de maraîchage
Pour cette famille du Quartier des pêcheurs de Bamako, aussi appelé Bozo Kin, en langue nationale bamanan, le ramadan signifie d'intenses activités domestiques qui dépendent de l'électricité.
Les femmes profitent ainsi de cette période, qui coïncide avec une grande vague de chaleur, pour faire de bonnes affaires à travers la vente de la glace, ou encore de jus de fruits faits maison.
Mais en raison des coupures d'électricité, Mamou, mère de famille, explique avoir cessé cette activité :
"Nous avons de l'électricité au maximum huit heures par jour, ou souvent moins. Difficile, dans ces conditions, d'avoir de la glace en vue de la rupture du jeûne.
En tant que vendeuse de glaces, cela constitue une grosse difficulté pour moi. J'ai décidé d'arrêter cette activité à cause des coupures intempestives d'électricité. À côté de la vente de la glace, je cultive aussi mon jardin maraîcher pour subvenir aux besoins de la famille. Mais en raison de la crise du carburant, j'ai également cessé cette activité."
Sa voisine, Yamou, qui s'occupe de l'entretien et du nettoyage de ses ustensiles de cuisine, se plaint, pour sa part, de la chaleur nocturne.
Une chaleur difficile à supporter
Avec les coupures d'électricité, il n'est pas possible de profiter des ventilateurs. Cela rend la température plus difficile à supporter, surtout pendant le ramadan qui est une période durant laquelle le système nerveux est fortement sollicité.
"Normalement, c'est la nuit que l'on doit se reposer. Mais en raison du manque d'électricité et de la chaleur, il n'y a nulle part où trouver du repos, une fois que le soleil est couché. Après la rupture du jeûne, la nuit demeure pourtant le meilleur moment pour se détendre. Mais il est impossible de s'asseoir dehors, à cause des moustiques. Notre souhait est que nous puissions en finir avec cette crise énergétique. En résumé, nous obtenons difficilement les jus ou l'eau fraîche et au moment de la coupure, les ventilateurs ne fonctionnent pas. Nous souffrons vraiment de cette situation."
Une réponse insuffisante des autorités
Avant le début du mois de ramadan, le gouvernement de transition avait promis un ‘'plan unique‘' dont l'objectif était de fournir, durant cette période, 19 heures d'électricité par jour.
En lieu et place, les Bamakois n'ont plus que quatre heures, voire six heures de courant par jour, dans certains quartiers de la capitale malienne.
Mahamadou Kane
Source : DW (Allemagne)

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