Le gouvernement mauritanien a fermement rejeté, ce lundi 16 mars, les accusations de l’état-major des forces armées maliennes selon lesquelles des militaires maliens, détenus par des groupes terroristes, se seraient échappés d’un camp de réfugiés situé sur le territoire mauritanien.
Dans un communiqué publié par le ministère mauritanien des Affaires étrangères, les autorités de Mauritanie ont exprimé leur «stupéfaction et indignation » face à ces affirmations attribuées à l’état-major des forces armées de Mali, les qualifiant d’« accusations totalement infondées et profondément offensantes ».
Rejet catégorique des accusations
Selon le communiqué, les autorités mauritaniennes dénoncent des allégations formulées « sans la moindre preuve ni consultation préalable par les canaux appropriés», estimant qu’une telle démarche constitue une accusation grave contre l’État mauritanien.
Le gouvernement souligne notamment que le camp de M’Berra accueille depuis près de trois décennies des dizaines de milliers de réfugiés, majoritairement originaires du Mali. Le site est placé sous la supervision permanente du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi que de nombreuses organisations humanitaires internationales et ONG indépendantes.
Selon Nouakchott, ces acteurs disposent d’un accès permanent au camp et assurent un suivi quotidien des conditions de vie et de sécurité des réfugiés.
Un dispositif transparent
Les autorités mauritaniennes rappellent également que des responsables du gouvernement malien ont déjà visité le camp par le passé, en présence de la presse, saluant à cette occasion le professionnalisme des services locaux et l’hospitalité des populations d’accueil.
Le communiqué insiste sur le fait que la règle appliquée depuis plusieurs décennies dans ce site humanitaire garantit la protection des personnes secourues, tant qu’elles s’abstiennent de toute activité hostile à la paix de part et d’autre de la frontière.
Dans ce contexte, « laisser entendre que des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes relève d’une accusation grave », souligne le texte.
Appel au dialogue entre Nouakchott et Bamako
Malgré la sensibilité de la situation sécuritaire dans la région sahélienne, la Mauritanie affirme privilégier la retenue et le dialogue direct avec les autorités maliennes afin d’éviter toute escalade et de préserver les relations entre les deux peuples.
Tout en réaffirmant son attachement aux relations de bon voisinage avec le Mali, le gouvernement mauritanien appelle les autorités maliennes à davantage de rigueur dans leurs communications officielles et à recourir aux canaux diplomatiques appropriés pour traiter les questions sécuritaires sensibles.
Nouakchott indique enfin qu’elle se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre « son image, sa souveraineté et la vérité factuelle ».
Source : Le Calame (Mauritanie) - Le 16 mars 2026
Dans un communiqué publié par le ministère mauritanien des Affaires étrangères, les autorités de Mauritanie ont exprimé leur «stupéfaction et indignation » face à ces affirmations attribuées à l’état-major des forces armées de Mali, les qualifiant d’« accusations totalement infondées et profondément offensantes ».
Rejet catégorique des accusations
Selon le communiqué, les autorités mauritaniennes dénoncent des allégations formulées « sans la moindre preuve ni consultation préalable par les canaux appropriés», estimant qu’une telle démarche constitue une accusation grave contre l’État mauritanien.
Le gouvernement souligne notamment que le camp de M’Berra accueille depuis près de trois décennies des dizaines de milliers de réfugiés, majoritairement originaires du Mali. Le site est placé sous la supervision permanente du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi que de nombreuses organisations humanitaires internationales et ONG indépendantes.
Selon Nouakchott, ces acteurs disposent d’un accès permanent au camp et assurent un suivi quotidien des conditions de vie et de sécurité des réfugiés.
Un dispositif transparent
Les autorités mauritaniennes rappellent également que des responsables du gouvernement malien ont déjà visité le camp par le passé, en présence de la presse, saluant à cette occasion le professionnalisme des services locaux et l’hospitalité des populations d’accueil.
Le communiqué insiste sur le fait que la règle appliquée depuis plusieurs décennies dans ce site humanitaire garantit la protection des personnes secourues, tant qu’elles s’abstiennent de toute activité hostile à la paix de part et d’autre de la frontière.
Dans ce contexte, « laisser entendre que des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes relève d’une accusation grave », souligne le texte.
Appel au dialogue entre Nouakchott et Bamako
Malgré la sensibilité de la situation sécuritaire dans la région sahélienne, la Mauritanie affirme privilégier la retenue et le dialogue direct avec les autorités maliennes afin d’éviter toute escalade et de préserver les relations entre les deux peuples.
Tout en réaffirmant son attachement aux relations de bon voisinage avec le Mali, le gouvernement mauritanien appelle les autorités maliennes à davantage de rigueur dans leurs communications officielles et à recourir aux canaux diplomatiques appropriés pour traiter les questions sécuritaires sensibles.
Nouakchott indique enfin qu’elle se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre « son image, sa souveraineté et la vérité factuelle ».
Source : Le Calame (Mauritanie) - Le 16 mars 2026

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