
Submergée par un personnel pléthorique, plus de 500 employés dont les trois quarts ne font qu'émarger et vaquer à d'autres occupations, l'Assemblée Nationale a décidé de revoir la situation de ses agents. C'est dans ce cadre qu'une Commission, présidée par le Vice-président Kane Hamidou Baba, a été mise sur pied pour réfléchir à une solution. Hier, une réunion tenue dans la grande salle des audiences a permis aux employés de la Chambre basse d'être informés sur les mesures de dégraissage qui prévoient un départ massif.
A l'instar des autres institutions, départements et entreprises de l'Etat, l'Assemblée nationale croule depuis des décennies sous le poids d'un chapitre salarial qui constitue près de 80 % du budget de fonctionnement. Chaque responsable de l'Etat, chaque député qui arrivait traînait avec lui ses proches ou cousins que l'on fourguait dans les services limités de l'institution dans une anarchie qui ne répondait à aucun besoin. Devenu une véritable structure de bienfaisance, l'Assemblée Nationale traînait son pléthorique personnel comme un fardeau dont elle n'a jamais pu se débarrasser. Pire, ce personnel recruté sur le tas d'une façon complaisante, était dans son écrasante majorité, sans compétence, sans profil et sans expérience. Plus qu'un moteur qui participe au bon fonctionnement de l'institution, le personnel constituait une charge inutile à qui on versait un salaire sans contrepartie en terme d'efficience et de performance.
Hier, dans la grande salle d'audience de la Chambre basse, le député et Vice-président de l'Assemblée Nationale, Kane Hamidou Baba, désigné à la tête d'une Commission chargé de la révision de la situation du personnel n'y est pas allé par quatre chemins. Sur les cinq cent et quelques employés de l'Assemblée Nationale, les trois quart seront probablement remercié. A parti du 29 mars 2010, il n'y aura plus d'émargement jusqu'à ce que la situation de la ressource humaine soit décantée, dira-t-elle en substance du haut de son piédestal. Une utilisation plus rationnelle du personnel sera instituée, avant la prochaine session du Parlement, avec des recrutements qui se feront suivant le système poste/profil. Les chauffeurs, les techniciens spécialisés et le personnel administratif répondront dorénavant à des critères, et l'Assemblée Nationale n'hésitera pas à procéder à des recrutements externes si parmi l'ancien personnel, le profit recherché pour un poste déterminé, serait inexistant.
Telle est la substance des nouvelles mesures que la direction de l'Assemblée national compte instituer à partir de l'année 2010. De plus de 500, le nombre d'employés tournera autour de 150. La nouvelle gestion du personnel sera, selon Kane Hamidou Baba, plus rigoureuse mais également plus juste. Dorénavant, les agents de l'Assemblée nationale seront soumis à un statut qui leur assurera un régime de la retraite, un plan de carrière et une situation régulière aux yeux de la législation du travail.
Il faut dire, de l'aveu même de certains employés interrogés en marge de la réunion, sur les cinq cent et poussières d'agents de l'Assemblée, pas plus de cinquante travaillent réellement. Les autres se contentent chaque mois d'émarger et de repartir. Certains travaillent dans l'informel, ou se prélassent en brousse et à la fin du mois, ils se bousculent devant la comptabilité pour percevoir leur salaire. Un phénomène qui est d'ailleurs le lot de plusieurs secteurs de l'administration publique mauritanienne où les recrutements obéissent à des critères clientélistes.
C.Aïdara
Source: authentique VIA AJD/MR
A l'instar des autres institutions, départements et entreprises de l'Etat, l'Assemblée nationale croule depuis des décennies sous le poids d'un chapitre salarial qui constitue près de 80 % du budget de fonctionnement. Chaque responsable de l'Etat, chaque député qui arrivait traînait avec lui ses proches ou cousins que l'on fourguait dans les services limités de l'institution dans une anarchie qui ne répondait à aucun besoin. Devenu une véritable structure de bienfaisance, l'Assemblée Nationale traînait son pléthorique personnel comme un fardeau dont elle n'a jamais pu se débarrasser. Pire, ce personnel recruté sur le tas d'une façon complaisante, était dans son écrasante majorité, sans compétence, sans profil et sans expérience. Plus qu'un moteur qui participe au bon fonctionnement de l'institution, le personnel constituait une charge inutile à qui on versait un salaire sans contrepartie en terme d'efficience et de performance.
Hier, dans la grande salle d'audience de la Chambre basse, le député et Vice-président de l'Assemblée Nationale, Kane Hamidou Baba, désigné à la tête d'une Commission chargé de la révision de la situation du personnel n'y est pas allé par quatre chemins. Sur les cinq cent et quelques employés de l'Assemblée Nationale, les trois quart seront probablement remercié. A parti du 29 mars 2010, il n'y aura plus d'émargement jusqu'à ce que la situation de la ressource humaine soit décantée, dira-t-elle en substance du haut de son piédestal. Une utilisation plus rationnelle du personnel sera instituée, avant la prochaine session du Parlement, avec des recrutements qui se feront suivant le système poste/profil. Les chauffeurs, les techniciens spécialisés et le personnel administratif répondront dorénavant à des critères, et l'Assemblée Nationale n'hésitera pas à procéder à des recrutements externes si parmi l'ancien personnel, le profit recherché pour un poste déterminé, serait inexistant.
Telle est la substance des nouvelles mesures que la direction de l'Assemblée national compte instituer à partir de l'année 2010. De plus de 500, le nombre d'employés tournera autour de 150. La nouvelle gestion du personnel sera, selon Kane Hamidou Baba, plus rigoureuse mais également plus juste. Dorénavant, les agents de l'Assemblée nationale seront soumis à un statut qui leur assurera un régime de la retraite, un plan de carrière et une situation régulière aux yeux de la législation du travail.
Il faut dire, de l'aveu même de certains employés interrogés en marge de la réunion, sur les cinq cent et poussières d'agents de l'Assemblée, pas plus de cinquante travaillent réellement. Les autres se contentent chaque mois d'émarger et de repartir. Certains travaillent dans l'informel, ou se prélassent en brousse et à la fin du mois, ils se bousculent devant la comptabilité pour percevoir leur salaire. Un phénomène qui est d'ailleurs le lot de plusieurs secteurs de l'administration publique mauritanienne où les recrutements obéissent à des critères clientélistes.
C.Aïdara
Source: authentique VIA AJD/MR