Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Des "larmes de crocodile" en 2009 à l’outrage au passif humanitaire


Le Rénovateur Quotidien - Le Président vient de donner raison à ceux qui se doutaient de la prière de l’absent organisée en 2009 à Kaedi à la mémoire des victimes de la « boucherie héroïque » des années 90 -91 d’Inal et d’ailleurs dans les garnisons nationales, érigées en camps de pendaison.

8 ans après cette oraison funèbre vachement politisée, le président est revenu sur ses pas dans cette même ville où le 57ème anniversaire de l’indépendance sera célébré cette fois sous le signe d’un changement des symboles. Rien sur le passif humanitaire et rien ne sera épargné pour arrêter les voix qui ne réclamaient que justice rien que justice.

La voix de ceux qui ont perdu injustement un mari, un père, un fils, un oncle, un frère. Ironie de l’histoire : Kaedi revêtit « les nouvelles couleurs » d’un 28 novembre d’arrestation et de violence à l’égard de ceux –là qui doivent mériter compassions et dont le seul tord était de faire entendre leurs voix pacifiquement, « passiffement ».

L’instinct de la domination policière aveugle se retourna encore contre ces victimes civiles sans défense. Telle est la seule réponse dont dispose si bien le système répressif pour briser la manifestation pacifique des familles des martyrs d’Inal. Morts sans sépultures et exclus du champ sémantique du rouge-drapeau de soldats morts pour la patrie.

Combien parmi ces pendus se sont si illustrés à la guerre du Sahara quand mourir pour la patrie n’était l’œuvre de ceux qui s’occupent à bouffer les richesses du pays. Voilà qu’une violence s’ajoute à une autre, sans ménagement. Voilà comment le 28 novembre à Kaedi réservera un triste souvenir aux victimes aux cœurs trop meurtris par des années de répression inouïe. Le règlement « monétaire » de la question du passif humanitaire n’avait –il donc comme répondant que des indemnisations pour taire les abominations commises ?

2009 à Kaedi, n’était que larmes de crocodile et ballets de caïmans venus racketter les ayants droits que l’argent ne consolera du sang qui coula. Le Président a raté encore l’occasion de rendre d’abord hommage à ces soldats morts dans le silence et dire plus jamais ça ! La plaie qui attend de se cicatriser est devenue béante en ce 28 novembre paradé au Gorgol, où pas un traite mot ne fut dédié aux victimes d’une bêtise humaine !

La célébration du 57ème novembre serait l’ultime phase consacrant le chemin de la renonciation et de l’unité si des actes forts étaient posés dans un discours prenant en considération la gravité des faits commis sans autre raison que d’épurer rageusement une composante nationale de l’armée. Comme des êtres sans dignité qu’on livre en pâture à un rituel occulte. L’irréparable tragédie devrait obliger les auteurs de ces crimes de demander pardon aux victimes sinon à l’Etat de prendre ses responsabilités en le faisant solennellement.

Le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, avait eu le courage de prononcer ce mot lors de son discours historique sur son projet de refonder l’unité nationale sur des bases justes et égalitaires. Sans ce premier pas, le retour des réfugiés serait-il vraiment envisagé ? La meilleure façon d’extirper les démons de la haine et de la surenchère, c’est de traiter le peuple de manière juste sans préjugé de race ou de couleur en ancrant dans les mœurs politiques et sociales la notion de l’Etat et de la nation en lieu et place de la tribu, de l’ethnie, de famille.

Un sorte de ministère chargée de « la cohésion nationale et de l’élimination des disparités sociales » trouverait une place dans une nomenclature gouvernementale d’un pays sous menaces identitaires. Tant que la citoyenneté est définie sous le prisme de la suprématie d’un groupe sur un autre, l’Etat cède son autorité à des forces rétrogrades, génératrices de chaos. Plus que jamais un débat national s’impose pour vider les rancœurs et trouver des solutions consensuelles et constructives.

CTD

Source : Le Rénovateur Quotidien
Lundi 4 Décembre 2017 - 11:40
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