Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Interview exclusive avec Abdarahmane dit Ndiawar Wone.


SOS Abbere se fait le plaisir de proposer à ses lecteurs un entretien exclusif avec Abdarahmane dit Ndiawar Wone. Né le 16 juin 1973 à Kaédi, Abda Wone que ses aînés en politique surnomment Benjamin par considération et respect à ce garçon qui a rejoint la lutte pendant qu’il était tout petit.


Interview exclusive avec Abdarahmane dit Ndiawar Wone.
Il a consacré l’essentiel de sa vie à la lutte contre la discrimination, le racisme et l’exclusion dans son pays. Membre actif et influant du mouvement FLAM, il s’est aussi fait distingué par ses positions pondérées et par son souci pour l’unité.

Brillant Journaliste et communicateur, Abda Wone est aussi détenteur d’un diplôme de troisième cycle en relations internationales de l’une des plus prestigieuses universités des États-Unis, Columbia University. L’exil et ses contraintes, ont fait de lui aujourd’hui ce qu’il est, un symbole de la lutte pour l’avènement d’une Mauritanie de justice. Symbole, de cette jeunesse montante et progressiste, ce natif de Kaedi est aussi un panafricaniste engagé.

Nous accueillons pour ainsi dire cet intellectuel et journaliste engagé pour la première fois et le remercions vivement d’avoir bien voulu accepter de se prêter à notre jeu de questions réponses.

SOS Abbere : Bonjour Abda. Tout d'abord, Permettez-nous de vous remercier au nom de la communauté abberoise ainsi, que de nos lecteurs pour avoir accepté de répondre à nos questions. Mr Abdarahmane Wone : Que pouvez-vous nous dire au stade actuel de manière générale de ton combat aux USA et au sein des organisations comme les FLAM et quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontées au quotidien dans le cadre de votre mission ?

Abda: Permettez-moi de remercier les femmes, et les hommes qui constituent la communauté des lecteurs de votre site. C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de répondre à vos questions. Jusqu'à l’Assemblée générale des FLAM qui s’est tenue le 4 Juillet 2009, j’étais le Secrétaire chargés des communications et des relations extérieures de notre section.

Depuis cette date, je reste un militant de base sans responsabilités politiques au sein de mon mouvement. Ce qui me donne aussi plus de liberté dans mes agissements, publications et déclarations. Je reste convaincu que les organisations ne sont la que pour servir de cadre pour nous aider à mieux structurer nos revendications. C’est pourquoi il faut toujours les renforcer et au besoin lutter pour qu’elles puissent travailler ensemble à défaut de les fusionner. Une lutte de libération nationale implique toujours des difficultés. Ce fut la prison, les tortures et l’humiliation pour mes ainés en politique. Donc par respect à mes maitres et à leur humilité, je vais taire nos souffrances et les difficultés auxquelles ceux de ma génération et moi sommes confrontés au quotidien dans la lutte que nous menons pour changer la donne en Mauritanie. Cependant, je reste convaincu que malgré les difficultés, la victoire est certaine et une autre Mauritanie est possible et ce d’autant plus que la peur a change de camp.

SOS Abbere : Il est vrai, que les FLAM luttent pour rétablir la justice de ceux ou celles qui en ont fait les frais dans le régime de Taya. Mais, il n'y a pas que les négros mauritaniens qui ont souffert de ses années de braises. Pourquoi devriez-vous rester figée dans un cadre communautaire restreins ? Ne donnez-vous pas l'impression d'un repli plus ou moins contradictoire avec l'unité nationale qui fait le plus souvent l'argument premier dans votre discours ?

Abda: D’abord un détail qui a son importance : les FLAM ne sont pas nées de la répression vécue sous Taya. Les FLAM sont antérieures au dictateur, Taya. Elles sont une fusion de quatre organisations qui menaient déjà une lutte contre la discrimination et la marginalisation constatées depuis les indépendances. Notre constat est clair et il a le mérite d’être simple : la principale contradiction en Mauritanie est la question nationale c’est-a-dire l’inégalité raciale et elle constitue un obstacle à toute entreprise sérieuse. Et les Mauritaniens doivent avoir le courage d’affronter le problème de cohabitation en vue de trouver une solution durable. Le règlement de la question nationale est le préalable à la construction d’une Mauritanie économiquement et socialement stable. Donc on ne saurait l’occulter. Cette analyse des FLAM qui datent des années 80 s’est avérée être une vérité que même les adversaires d’hier utilisent aujourd’hui pour cueillir des voix ; en attestent les déclarations de SIDIOCA et les prières de Aziz à Kaédi. Contrairement aux idées reçues qui sont la résultante d’une politique de diabolisation orchestrée par Taya et son système, les FLAM ne sont pas un mouvement communautariste encore moins un mouvement nationalitaire, mais plutôt une organisation qui œuvre pour la cohésion nationale. Mon combat n’est pas restreint, je lutte pour une autre Mauritanie non raciale, multinationale et démocratique. Il va au-delà la communauté, de l’ethnie, de la Mauritanie, il est un combat universel.

SOS Abbere Vous avez entamés dernièrement une plainte pour crimes contre Ould Taya aux USA ? Qu'en est-il au juste ? Est-ce que les autorités judiciaires américaines vous ont donné une quelconque suite ?

Abda: La plainte avait été juge recevable a l’époque l’affaire suit son cours mais il faut que Taya soit présent sur le territoire américain pour qu’il soit jugé. Comment aller le chercher de sa cachotte ? C’est la grande difficulté à laquelle nous sommes confrontés. Mais cette plainte n’est pas simplement dirigée contre Taya, mais contre l’impunité. Et c’est notre devoir de nous mobiliser pour que justice soit faite.

SOS Abbere Qu'est ce qui justifie encore votre exilé politique à l'étranger ? Pensez-vous toujours malgré les efforts politiques en cours, ne pas être à mesure de mener convenablement votre lutte dans votre pays ?

Abda: Faudrait-il le rappeler, le combat en exil n’a jamais était une option. Nous y avons été forcés. C’est aux nouvelles autorités de nous prouver que les choses ont vraiment changé. Qu’elles ne sont pas pour une Mauritanie intelligemment raciste et discriminatoire. Rien a été fait pour qu’il y ait retour des refugies qui vivent en Europe et aux USA. On tente de rapatrier une partie des déportés. Mais on évite d’ouvrir les portes à une solution globale. Je pense que la politique politicienne doit laisser place à une vraie politique de réconciliation nationale et de développement durable.

SOS Abbere Quels enseignements aviez-vous tiré de votre combat et quel bilan en faites-vous ?

Abda: Les enseignements que je tire de ce combat sont nombreux mais celui qui me revient souvent à l’esprit c’est l’humilité. J’ai eu la chance d’être encadré par des ainés qui sont d’une intelligence et d’un courage rares et qui ont sacrifié tout pour leur peuple. Puisse Allah leur donner la chance de voir la Mauritanie pour laquelle ils ont tout donné. L’autre enseignement est que la Mauritanie aurait pu et du être un pays de paix, de justice et d’entente, mais malheureusement, elle a été déroutée par des petits gens qui ont créé des tensions inutiles entre les composantes du pays.

Mr Abda je vous remercie.

Source: SOS Abbere
Jeudi 26 Novembre 2009 - 04:20
INFOS AVOMM
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1.Posté par Ahmed le 26/11/2009 21:45
Merci Abda de l'ouverture d'esprit.

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