
Le Front National pour la Défense de la Démocratie s’attache comme le lierre à la muraille au retour à l’ordre constitutionnel. Il refuse aussi d’accepter comme un martyre toute la fourberie du Haut Conseil d’Etat.
C’est pour samedi les Etats Généraux de la Démocratie. Et, dans une interview récente avec le journal arabophone « El Emel Eljédid », l’ambassadeur de la République Française à Nouakchott demandait au Front National pour la Défense de la Démocratie de participer à ces journées nationales de concertation.
Quelques jours plus tard, ce seront les ambassadeurs du royaume d’Espagne et la République fédérale d’Allemagne qui vont lui emboîter le pas en demandant, à leur tour, au Fndd de participer aux Etats Généraux de la Démocratie du 27 décembre.
Ce pêle-mêle qu’entretiennent, dans leurs discours, les ambassadeurs de l’Union Européenne a irrité et grandement surpris le Fndd qui a constamment fait savoir qu’il n’allait pas participer à ces Etged qu’ils qualifient de «mascarade».
Interpellé sur cette question, Ladji Traoré, secrétaire exécutif de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), a affirmé catégoriquement que le Fndd n’y participera pas. D’ailleurs, Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française a souligné, lui aussi, que les Etats Généraux de la Démocratie n’auront de sens que dans la mesure où tout le monde participera.
«Il ne sautait question pour nous de cautionner un coup d’Etat sinon c’est la boîte à pandore qui continue d’être ouverte en Mauritanie », explique Ladji Traoré pour qui la libération de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ne signifie guère une opportunité pour que la classe politique mauritanienne puisse trouver une issue à la crise actuelle. «Toute concertation qui n’est pas présidée par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est nulle et non avenue », a-t-il indiqué.
Ladji Traoré a appelé l’Union Européenne à être conséquente avec elle-même en faisant respecter les accords de Cotonou que la Mauritanie a signés. «Nous nous élevons contre le mensonge et la manipulation qui consiste à dire que c’est nous (le Fndd, Ndlr) qui appelons la communauté internationale à sanctionner la Mauritanie alors que l’Etat mauritanien a librement signé des accords et des conventions avec l’Union Européenne. Quand on signe des accords, on doit les respecter jusqu’au bout sinon on doit en courir aussi leurs conséquences », précise-t-il.
Au niveau donc du Fndd, la lutte continue jusqu’à ce que Sidioca «soit libre de tous ses mouvements et de toutes ses initiatives ». Cela ne voudrait pas dire que cette coalition anti-putsch n’exclut pas le dialogue. Mais à condition que cela se déroule sous l’égide et la direction de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a laissé entendre le secrétaire exécutif de l’APP, M. Ladji Traoré.
Pour le Fndd, aller à ces Etged serait accepter le pouvoir de fait qui occupe le Palais Gris de Nouakchott. Entre le HCE et le Fndd, c’est un véritable dialogue de sourds qui s’est installé et chaque camp se cramponne davantage dans ses positions. Mais, du côté du Fndd, il s’agit de défendre la légitimité d’un régime démocratiquement élu en la personne de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
Le Conseil de Sécurité et de Paix de l’Union Africaine qui s’est réuni ce 24 décembre s’est aussi penché sur la situation politique du pays. Et, le Fndd n’attend que 3 choses de l’UA. Premièrement, qu’elle soit conséquente avec elle-même. Deuxièmement, qu’elle applique ses propres textes et ses propres résolutions. Et, troisièment, qu’elle assume sa responsabilité sur la situation politique en Mauritanie en sanctionnant les militaires.
Ladji Traoré a aussi évoqué les tentatives de manipulation du HCE dans les rangs de la coalition de 5 partis favorables à la légalité pour semer la zizanie dans l’esprit de leurs militants de l’intérieur. Pour lui, cette attitude des militaires est assimilable à de «la démagogie qui a de courtes jambes ». En outre, il a dénoncé la mobilisation des militaires qui sont en train d’user de tous les subterfuges pour acheter la conscience des mauritaniens qui semblent mordre l’appât du HCE.
Babacar Baye Ndiaye
Source : Le Rénovateur Quotidien
C’est pour samedi les Etats Généraux de la Démocratie. Et, dans une interview récente avec le journal arabophone « El Emel Eljédid », l’ambassadeur de la République Française à Nouakchott demandait au Front National pour la Défense de la Démocratie de participer à ces journées nationales de concertation.
Quelques jours plus tard, ce seront les ambassadeurs du royaume d’Espagne et la République fédérale d’Allemagne qui vont lui emboîter le pas en demandant, à leur tour, au Fndd de participer aux Etats Généraux de la Démocratie du 27 décembre.
Ce pêle-mêle qu’entretiennent, dans leurs discours, les ambassadeurs de l’Union Européenne a irrité et grandement surpris le Fndd qui a constamment fait savoir qu’il n’allait pas participer à ces Etged qu’ils qualifient de «mascarade».
Interpellé sur cette question, Ladji Traoré, secrétaire exécutif de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), a affirmé catégoriquement que le Fndd n’y participera pas. D’ailleurs, Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française a souligné, lui aussi, que les Etats Généraux de la Démocratie n’auront de sens que dans la mesure où tout le monde participera.
«Il ne sautait question pour nous de cautionner un coup d’Etat sinon c’est la boîte à pandore qui continue d’être ouverte en Mauritanie », explique Ladji Traoré pour qui la libération de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ne signifie guère une opportunité pour que la classe politique mauritanienne puisse trouver une issue à la crise actuelle. «Toute concertation qui n’est pas présidée par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est nulle et non avenue », a-t-il indiqué.
Ladji Traoré a appelé l’Union Européenne à être conséquente avec elle-même en faisant respecter les accords de Cotonou que la Mauritanie a signés. «Nous nous élevons contre le mensonge et la manipulation qui consiste à dire que c’est nous (le Fndd, Ndlr) qui appelons la communauté internationale à sanctionner la Mauritanie alors que l’Etat mauritanien a librement signé des accords et des conventions avec l’Union Européenne. Quand on signe des accords, on doit les respecter jusqu’au bout sinon on doit en courir aussi leurs conséquences », précise-t-il.
Au niveau donc du Fndd, la lutte continue jusqu’à ce que Sidioca «soit libre de tous ses mouvements et de toutes ses initiatives ». Cela ne voudrait pas dire que cette coalition anti-putsch n’exclut pas le dialogue. Mais à condition que cela se déroule sous l’égide et la direction de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a laissé entendre le secrétaire exécutif de l’APP, M. Ladji Traoré.
Pour le Fndd, aller à ces Etged serait accepter le pouvoir de fait qui occupe le Palais Gris de Nouakchott. Entre le HCE et le Fndd, c’est un véritable dialogue de sourds qui s’est installé et chaque camp se cramponne davantage dans ses positions. Mais, du côté du Fndd, il s’agit de défendre la légitimité d’un régime démocratiquement élu en la personne de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
Le Conseil de Sécurité et de Paix de l’Union Africaine qui s’est réuni ce 24 décembre s’est aussi penché sur la situation politique du pays. Et, le Fndd n’attend que 3 choses de l’UA. Premièrement, qu’elle soit conséquente avec elle-même. Deuxièmement, qu’elle applique ses propres textes et ses propres résolutions. Et, troisièment, qu’elle assume sa responsabilité sur la situation politique en Mauritanie en sanctionnant les militaires.
Ladji Traoré a aussi évoqué les tentatives de manipulation du HCE dans les rangs de la coalition de 5 partis favorables à la légalité pour semer la zizanie dans l’esprit de leurs militants de l’intérieur. Pour lui, cette attitude des militaires est assimilable à de «la démagogie qui a de courtes jambes ». En outre, il a dénoncé la mobilisation des militaires qui sont en train d’user de tous les subterfuges pour acheter la conscience des mauritaniens qui semblent mordre l’appât du HCE.
Babacar Baye Ndiaye
Source : Le Rénovateur Quotidien