L’annulation de tous les festivals en Mauritanie est révélatrice des fragilités culturelles de l’Etat et d’une gouvernance évènementielle instrumentalisée par les tensions mondiales qui pourraient impacter sur les prix de l’énergie.
Incontestablement la Mauritanie est un pays où se multiplient les festivals depuis des décennies parfois dans presque toutes les régions, alors qu’ils étaient historiquement concentrés dans les villes anciennes (Chinguitti, Ouadane, Tichitt, Oualata). Cette décision d’annulation générale des festivals culturels est révélatrice d’un État culturel fragile. Cette instrumentalisation des tensions mondiales exacerbées par la guerre en Iran traduit la difficulté du gouvernement à garantir la sécurité, la logistique et le financement des festivals et aujourd’hui la crainte de pénurie de carburants et de hausse des prix des denrées alimentaires. Au-delà, c’est un signal négatif envoyé aux partenaires culturels internationaux, aux citoyens et entrepreneurs privés. Cette décision revient à reconnaître que la prolifération des festivals était plus politique que culturelle. Ce qui interroge une vision culturelle de l’Etat capable de résoudre la difficulté à articuler culture, développement et gouvernance.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya
Incontestablement la Mauritanie est un pays où se multiplient les festivals depuis des décennies parfois dans presque toutes les régions, alors qu’ils étaient historiquement concentrés dans les villes anciennes (Chinguitti, Ouadane, Tichitt, Oualata). Cette décision d’annulation générale des festivals culturels est révélatrice d’un État culturel fragile. Cette instrumentalisation des tensions mondiales exacerbées par la guerre en Iran traduit la difficulté du gouvernement à garantir la sécurité, la logistique et le financement des festivals et aujourd’hui la crainte de pénurie de carburants et de hausse des prix des denrées alimentaires. Au-delà, c’est un signal négatif envoyé aux partenaires culturels internationaux, aux citoyens et entrepreneurs privés. Cette décision revient à reconnaître que la prolifération des festivals était plus politique que culturelle. Ce qui interroge une vision culturelle de l’Etat capable de résoudre la difficulté à articuler culture, développement et gouvernance.
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