La condamnation de la chambre criminelle de Nouakchott des députées de l’IRA Mariam Cheikh Jinek et Camou Achour à quatre ans de prison ferme relève d’une justice d’intimidation, pas d’un État de droit.
Pour les observateurs ce n’est pas un procès mais une opération de police politique. La justice mauritanienne n’a pas jugé des faits. Les deux députées de l’IRA inculpées pour “atteinte aux symboles de l’État” pour avoir critiqué le président et le gouvernement à travers des vidéos. Leur seul crime c’est d’être des Haratines et militantes anti-esclavagistes. En les condamnant à quatre ans de prison ferme, la justice renforce l’idée d’un procès politique plutôt que d’un débat juridique normal. C’est un signal envoyé à l’opposition et au dialogue national auquel Ould Ghazouani tient à cœur. Dans cette affaire qui continue de susciter indignation sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique de l’opposition, la justice a exécuté une décision politique.Parce que si deux députées peuvent être arrêtées, même la mère d’un nourrisson, jugée, condamnée en quelques jours, alors personne n’est en sécurité. La République est en danger. Cette atteinte aux libertés publiques révèle surtout que la démocratie mauritanienne reste un décor.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya
Pour les observateurs ce n’est pas un procès mais une opération de police politique. La justice mauritanienne n’a pas jugé des faits. Les deux députées de l’IRA inculpées pour “atteinte aux symboles de l’État” pour avoir critiqué le président et le gouvernement à travers des vidéos. Leur seul crime c’est d’être des Haratines et militantes anti-esclavagistes. En les condamnant à quatre ans de prison ferme, la justice renforce l’idée d’un procès politique plutôt que d’un débat juridique normal. C’est un signal envoyé à l’opposition et au dialogue national auquel Ould Ghazouani tient à cœur. Dans cette affaire qui continue de susciter indignation sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique de l’opposition, la justice a exécuté une décision politique.Parce que si deux députées peuvent être arrêtées, même la mère d’un nourrisson, jugée, condamnée en quelques jours, alors personne n’est en sécurité. La République est en danger. Cette atteinte aux libertés publiques révèle surtout que la démocratie mauritanienne reste un décor.
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Source : Kassataya

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