De Mokhtar Ould Daddah à Mohamed Ould El-Ghazouani, le pouvoir mauritanien a transformé la culture en outil de propagande d’une monoculture au détriment de la diversité culturelle en niant les cultures négro-africaines.
Cette vision culturelle qui remonte à 1960 est aujourd’hui une vitrine décorative destinée à masquer l’absence de justice sociale, de pluralisme et de reconnaissance des identités négro-africaines et harratines. Les festivals officiels symbolisés par les Villes anciennes, Semaine nationale, cérémonies folklorisées ne sont pas des politiques culturelles mais des vitrines internationales pour vendre une Mauritanie plus arabe qu’africaine. Les observateurs pointent des rituels de légitimation du pouvoir, où l’on recycle les mêmes images, les mêmes récits, les mêmes élites. La culture est devenue un décor, pas un droit avec en première ligne les langues nationales qui sont marginalisées et les mémoires négro-africaines et haratines invisibilisées.
Le malaise culturel sous le régime de Ould Ghazouani est la continuité d’une politique arabo-exclusive, hiérarchisée, où la diversité est perçue comme une menace. L’ambition du président mauritanien est de parachever l’arabisation en Mauritanie en effaçant les mémoires de l’esclavage en minimisant les violences de 1989-1991, et enfin en marginalisant les langues nationales (pulaar, soninké, wolof). Le malaise est également générationnel. La jeunesse mauritanienne majoritaire dans le pays n’a ni espaces d’expression sauf la jeunesse militante, ni infrastructures, ni soutien institutionnel d’où la faiblesse de la production culturelle. La diversité culturelle fait ainsi peur au pouvoir qui craint la remise en cause de l’ordre social.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya
Cette vision culturelle qui remonte à 1960 est aujourd’hui une vitrine décorative destinée à masquer l’absence de justice sociale, de pluralisme et de reconnaissance des identités négro-africaines et harratines. Les festivals officiels symbolisés par les Villes anciennes, Semaine nationale, cérémonies folklorisées ne sont pas des politiques culturelles mais des vitrines internationales pour vendre une Mauritanie plus arabe qu’africaine. Les observateurs pointent des rituels de légitimation du pouvoir, où l’on recycle les mêmes images, les mêmes récits, les mêmes élites. La culture est devenue un décor, pas un droit avec en première ligne les langues nationales qui sont marginalisées et les mémoires négro-africaines et haratines invisibilisées.
Le malaise culturel sous le régime de Ould Ghazouani est la continuité d’une politique arabo-exclusive, hiérarchisée, où la diversité est perçue comme une menace. L’ambition du président mauritanien est de parachever l’arabisation en Mauritanie en effaçant les mémoires de l’esclavage en minimisant les violences de 1989-1991, et enfin en marginalisant les langues nationales (pulaar, soninké, wolof). Le malaise est également générationnel. La jeunesse mauritanienne majoritaire dans le pays n’a ni espaces d’expression sauf la jeunesse militante, ni infrastructures, ni soutien institutionnel d’où la faiblesse de la production culturelle. La diversité culturelle fait ainsi peur au pouvoir qui craint la remise en cause de l’ordre social.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya

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