
Après son départ de l’attelage gouvernemental, le désormais ex-chef de la diplomatie sénégalaise a tenu à remercier ses compatriotes, de tous bords, de leur soutien durant ses neuf années passées à la tête du ministère des Affaires étrangères. Ex-ministre mais toujours sénégalais, Cheikh Tidiane Gadio n’entend pas faire valoir ses droits à la retraite. Au contraire, il compte rester un acteur de premier plan de la vie de la nation. C’est ainsi qu’il promet d’inscrire la suite de ses actions dans ‘le combat politique citoyen pour la défense de la démocratie et de la République, la lutte sans concession contre la corruption, la mal-gouvernance, et pour l’avènement inéluctable des Etats-Unis d’Afrique’. Autant dire qu’on le verra sur tous ces théâtres d’opération en homme libre qu’il est redevenu, maintenant qu’il n’est plus tenu par l’obligation de réserve. Cela en fait-il, pour autant, un candidat plus que potentiel au fauteuil de Wade que des proches de ce dernier lui reprochaient jusqu’ici de lorgner ?
Toujours est-il que, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, le ci-devant ministre des Affaires étrangères revient sur les nombreux succès diplomatiques enregistrés par le Sénégal durant ces neuf dernières années. Ce ne sont plus des succès obtenus grâce aux instructions du chef de l’Etat, comme il était de bon ton de le rabâcher, mais ils sont marqués de l’empreinte indélébile de Cheikh Tidiane Gadio. ‘De la promotion tout azimut du Plan Omega qui nous a conféré une position de ‘Père fondateur’ du Nepad et ouvert les portes du G-8, à l’action diplomatique qui nous a valu un deuxième Sommet de l’Oci, aux immenses motifs de fierté qu’ont représentés pour les Sénégalais le cessez-le-feu de Bouaké, les Accords inter-malgaches, l’opposition réussie au coup d’Etat en Guinée Bissau, la contribution à la normalisation des relations de la Libye avec l’Occident, le traitement de la crise du Darfour, l’Accord Tchad-Soudan, au récent Accord-Cadre inter-mauritanien, le Sénégal a mérité davantage son statut en Afrique de ‘petite grande puissance diplomatique’, commente-t-il.
Avec, semble-t-il, le sentiment du devoir accompli, le plus ancien des chefs de la diplomatie sénégalaise au poste, depuis 1960, veut montrer à la face du monde qu’il a mené à bien la mission qui lui était confiée. ‘Que dire aussi des innombrables avancées de l’Union africaine sous la poussée d’une diplomatie sénégalaise leader incontesté sur le front du panafricanisme, de la promotion de la Diaspora et du genre, du rétablissement stratégique des relations diplomatiques avec la Chine, de la relance d’une coopération exemplaire avec l’Inde, le Brésil et les pays arabes émergents du Golfe, de l’entrée en force du Sénégal aux Usa avec à la clé un financement Mca remarquable de 540 millions de dollars (270 milliards de francs Cfa) et un statut de ‘meilleur ami africain francophone’ des Etats-Unis, tout en préservant le socle fondamental et fondateur de notre diplomatie que symbolisent les relations privilégiées avec la France, le Maroc et l’Arabie Saoudite’, relève-t-il.
Le palmarès du Sénégal en matière de diplomatie, entre 2000 et 2009, a valu à ce pays, rappelle-t-il, des distinctions internationales prestigieuses comme le Prix de la Ligue internationale des Droits de l’homme, le Prix Houphouët Boigny pour la recherche de la Paix et le Prix Harriman pour la Démocratie du Ndl.
En outre, Cheikh Tidiane Gadio remercie le président Wade pour la confiance qu’il a portée en lui, tout au long des neuf années de compagnonnage. ‘Le meilleur ministre des Affaires étrangères d’Afrique’, selon Wade, a toujours été à l’abri des attaques de la presse. Et il s’en explique : ‘Certains ont vu en moi le ministre le plus ‘adulé’, voire le plus ‘protégé’ par la presse. Ce n’était pas vrai au début et ça ne l’est devenu qu’à force de travail, de courage dans l’effort et de résultats probants’. Il voit, là, ‘un accompagnement patriotique’. Cheikh Tidiane Gadio révèle, par ailleurs, ce qui a contribué à le maintenir au sommet et à l’affût des défis. ‘Que les paysans, travailleurs, cadres, étudiants, universitaires, jeunes, moins jeunes, hommes et femmes de mon pays et de notre continent, qui m’ont couvert de sympathie et d’encouragements, sachent qu’ils ont toujours été la source intarissable et le secret de mon énergie!’
Khady BAKHOUM
WALFAJIRI
Toujours est-il que, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, le ci-devant ministre des Affaires étrangères revient sur les nombreux succès diplomatiques enregistrés par le Sénégal durant ces neuf dernières années. Ce ne sont plus des succès obtenus grâce aux instructions du chef de l’Etat, comme il était de bon ton de le rabâcher, mais ils sont marqués de l’empreinte indélébile de Cheikh Tidiane Gadio. ‘De la promotion tout azimut du Plan Omega qui nous a conféré une position de ‘Père fondateur’ du Nepad et ouvert les portes du G-8, à l’action diplomatique qui nous a valu un deuxième Sommet de l’Oci, aux immenses motifs de fierté qu’ont représentés pour les Sénégalais le cessez-le-feu de Bouaké, les Accords inter-malgaches, l’opposition réussie au coup d’Etat en Guinée Bissau, la contribution à la normalisation des relations de la Libye avec l’Occident, le traitement de la crise du Darfour, l’Accord Tchad-Soudan, au récent Accord-Cadre inter-mauritanien, le Sénégal a mérité davantage son statut en Afrique de ‘petite grande puissance diplomatique’, commente-t-il.
Avec, semble-t-il, le sentiment du devoir accompli, le plus ancien des chefs de la diplomatie sénégalaise au poste, depuis 1960, veut montrer à la face du monde qu’il a mené à bien la mission qui lui était confiée. ‘Que dire aussi des innombrables avancées de l’Union africaine sous la poussée d’une diplomatie sénégalaise leader incontesté sur le front du panafricanisme, de la promotion de la Diaspora et du genre, du rétablissement stratégique des relations diplomatiques avec la Chine, de la relance d’une coopération exemplaire avec l’Inde, le Brésil et les pays arabes émergents du Golfe, de l’entrée en force du Sénégal aux Usa avec à la clé un financement Mca remarquable de 540 millions de dollars (270 milliards de francs Cfa) et un statut de ‘meilleur ami africain francophone’ des Etats-Unis, tout en préservant le socle fondamental et fondateur de notre diplomatie que symbolisent les relations privilégiées avec la France, le Maroc et l’Arabie Saoudite’, relève-t-il.
Le palmarès du Sénégal en matière de diplomatie, entre 2000 et 2009, a valu à ce pays, rappelle-t-il, des distinctions internationales prestigieuses comme le Prix de la Ligue internationale des Droits de l’homme, le Prix Houphouët Boigny pour la recherche de la Paix et le Prix Harriman pour la Démocratie du Ndl.
En outre, Cheikh Tidiane Gadio remercie le président Wade pour la confiance qu’il a portée en lui, tout au long des neuf années de compagnonnage. ‘Le meilleur ministre des Affaires étrangères d’Afrique’, selon Wade, a toujours été à l’abri des attaques de la presse. Et il s’en explique : ‘Certains ont vu en moi le ministre le plus ‘adulé’, voire le plus ‘protégé’ par la presse. Ce n’était pas vrai au début et ça ne l’est devenu qu’à force de travail, de courage dans l’effort et de résultats probants’. Il voit, là, ‘un accompagnement patriotique’. Cheikh Tidiane Gadio révèle, par ailleurs, ce qui a contribué à le maintenir au sommet et à l’affût des défis. ‘Que les paysans, travailleurs, cadres, étudiants, universitaires, jeunes, moins jeunes, hommes et femmes de mon pays et de notre continent, qui m’ont couvert de sympathie et d’encouragements, sachent qu’ils ont toujours été la source intarissable et le secret de mon énergie!’
Khady BAKHOUM
WALFAJIRI