Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication










AVOMM

Affaire de Tewil : une domestique violée et enceintée par un haut responsable à Tewil (Note d’info)


Le commandant de la Brigade de gendarmerie de l’Arrondissement de Tewil, un homme âgé de 65 ans environ, est accusé par les parents d’une fillette T.M.L de 12 ans, de viol suivi de grossesse de 3 mois. Les faits remontent à quelques semaines.

Version de la fille

« Il profitait de l’absence des habitants de la maison pour m’inviter à venir prendre quelques objets ou lui préparer le repas ou du thé. Et à chaque fois, qu’il se présenta, il m’a entraînée dans sa chambre et abusée de moi.

Mais au départ lorsque j’ai remarqué ses agissements, je le fuyais et quand, il me surprend dans la maison en train de faire des travaux, j’oppose mon refus en prenant la fuite jusqu’au moment, où, il m’a dit que je suis devenue son épouse et il m’a rassuré. Je le respectais beaucoup et il faisait souvent des gestes à ma mère depuis qu’il est là ».

Depuis notre premier contact, il continuait à me voir et à entretenir des rapports jusqu’à ce que ma mère constatât que je suis enceinte ».

C’est donc à la suite du constat de ma grossesse que mon oncle et sa mère ont porté plainte contre le présumé violeur.

Détails sur l’affaire

C’est après que les membres de la famille de la fille qui travaillait comme domestique au commandant de la Brigade de gendarmerie de l’Arrondissement de Tewil ont constaté que cette dernière se métamorphosait et tombait souvent malade qu’ils ont aussitôt pensé à une grossesse. Leurs soupçons ont été confirmés par les services sanitaires.

Sa mère lui a alors demandé qui était l’auteur de sa grossesse. Elle a répondu sans hésiter que c’est le commandant de la brigade de gendarmerie, ce qui poussa son oncle à déposer la semaines passée , une plainte contre le gendarme.

Sur cette affaire qui défraierait également la chronique, l’accusé fut convoqué par l’autorité locale et l’enquêteur auditionne la fille surtout tout ce qui s’est passé entre elle et le gendarme pour qui elle travaillait.

Selon les informations, la fille a raconté tous les faits (contacts entre eux et rapports sexuels) et comment il faisait avec elle jusqu’au moment, où, il lui a dit qu’il a fini par l’épouser.

Suite à la position de la famille de la victime, l’accusé leur propose de régler l’affaire en leur proposant un montant et qu’il la mariera dès qu’elle accouche ce qui projette une lumière sur une partie des faits.

Cette proposition fut rejetée catégoriquement par les parents et proches de la fille. Comme sa proposition a échoué, il procède à l’interpellation et l’intimidation de deux jeunes garçons à qui il a voulu imputer l’affaire (viol suivi de grossesse), mais, cela n’a pas marché, malheureusement pour lui.

L’autorité locale à Tewil envoie le dossier à Aioun, où, les deux parties ont été entendues sur les faits. Par la suite, sur ordre du procureur de la République, le juge d’instruction entend l’accusé avant de le placer aujourd’hui (vendredi 15 mai 2020) , sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et correctionnelle d’Aioun. Face à cette situation jugée grave par l’opinion, l’Association des femmes cheffes de famille (AFCF) appelle à ce que justice soit rendue à toutes les victimes de violences et crimes dont la majorité sont issues de familles démunies.

Le cas de Tewil et celui de la petite de Bassiknou violée et tuée sont deux affaires qui interviennent au lendemain du projet de loi présenté par le gouvernement mauritanien comme loi contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Du coup, les violences contre le genre prennent des proportions inquiétantes dans le pays et les Ongs de défense des droits de l’homme se démènent depuis 2012 pour faire adopter une loi afin de protéger les femmes.

Cependant certains se heurtent pour dire non sans preuve ni raison. L’ancien projet de loi a été deux fois en 2016 et 2018 et rejeté par les députés. Et aujourd’hui, avant même que le contenu du texte ne soit révélé, quelques voix s’élèvent pour appeler à son rejet par les parlementaires.

Nouakchott, le 15/5/2020

Source : AFCF
via cridem.org
Dimanche 17 Mai 2020 - 18:03
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