Une pirogue d'environ 160 personnes a fait naufrage au large de la Mauritanie mercredi. Seulement 17 personnes ont pu être secourues par les gardes-côtes mauritaniens.
Un nouveau drame a eu lieu au large de la Mauritanie. Mercredi, une embarcation de migrants a fait naufrage au large du pays. Seulement 17 personnes, tous des hommes, ont été secourues par les gardes-côtes mauritaniens. Un chiffre confirmé par l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à InfoMigrants.
La pirogue, partie de Gambie, avait à son bord plus de 160 personnes d'origines sénégalaise et gambienne. "Jusqu'ici, 49 corps ont été repêchés et enterrés et les recherches se poursuivent" pour retrouver le reste des occupants toujours portés disparus, a indiqué à l'AFP un responsable des garde-côtes mauritaniens, évoquant "un bilan provisoire".
Parmi les survivants figurent 11 sénégalais et 6 gambiens, selon RFI. Ils ont survécu en nageant plus d’une heure jusqu’à la plage mercredi soir après le chavirement de leur embarcation. Ils ont finalement été repérés par une patrouille de garde-côtes terrestres vers 23h30 au nord du port de Tanit, à 80 km de Nouakchott.
Selon ces rescapés, la pirogue est tombée en panne au large de la Mauritanie. Contacté par téléphone, le passeur aurait donc envoyé une pirogue de secours depuis la Mauritanie. Les passagers auraient ensuite chaviré lors du transfert du matériel entre les deux embarcations.
Sur une vidéo tournée par des ressortissants sénégalais en Mauritanie, on peut voir une dizaine de corps rejetés par la mer et éparpillés sur une plage mauritanienne. Les papiers d’identité d'un ressortissant sénégalais, originaire de la région de Touba, ont été retrouvés sur au moins un des cadavres.
Route meurtrière
Depuis une dizaine d'années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l'un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
Les candidats au départ, depuis les côtes sénégalaises, mauritaniennes ou gambiennes, fuient la pauvreté, le chômage ou l'absence de perspectives. Ils embarquent clandestinement, moyennant finances, sur des pirogues ou des embarcations précaires, complètement inadaptées à de telles traversées.
Il faut plusieurs jours de navigation pour parcourir les 1 500 km jusqu'aux Canaries dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des éléments et des avaries.
Après un record en 2024, le nombre d’arrivées a fortement chuté depuis le début de l’année. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, 11 883 exilés sont arrivés aux Canaries par cayucos - les pirogues utilisées pour faire la traversée -, contre 22 304 sur la même période l’année dernière. Soit une baisse de 46,7%.
Cette route est aussi l’une des plus meurtrières. Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé car de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées. Au cours des cinq premiers mois de 2025, un total de 1 482 décès a été comptabilisé par l’ONG sur cette route.
De tels naufrages ont déjà eu lieu au large des côtes africaines. En mars 2025, au moins 70 personnes sont décédées après avoir fait naufrage sur la route des Canaries. Parties de Mauritanie, les exilés avaient dérivé dans l'océan pendant plusieurs jours.
Quelques mois plus tôt, en janvier 2025, ce sont 50 migrants qui se sont noyés après le naufrage de leur embarcation en direction des îles Canaries, avait rapporté l'ONG Caminando Fronteras.
Romain Philips
Source : Info Migrants (France) - Le 28 août 2025
Un nouveau drame a eu lieu au large de la Mauritanie. Mercredi, une embarcation de migrants a fait naufrage au large du pays. Seulement 17 personnes, tous des hommes, ont été secourues par les gardes-côtes mauritaniens. Un chiffre confirmé par l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à InfoMigrants.
La pirogue, partie de Gambie, avait à son bord plus de 160 personnes d'origines sénégalaise et gambienne. "Jusqu'ici, 49 corps ont été repêchés et enterrés et les recherches se poursuivent" pour retrouver le reste des occupants toujours portés disparus, a indiqué à l'AFP un responsable des garde-côtes mauritaniens, évoquant "un bilan provisoire".
Parmi les survivants figurent 11 sénégalais et 6 gambiens, selon RFI. Ils ont survécu en nageant plus d’une heure jusqu’à la plage mercredi soir après le chavirement de leur embarcation. Ils ont finalement été repérés par une patrouille de garde-côtes terrestres vers 23h30 au nord du port de Tanit, à 80 km de Nouakchott.
Selon ces rescapés, la pirogue est tombée en panne au large de la Mauritanie. Contacté par téléphone, le passeur aurait donc envoyé une pirogue de secours depuis la Mauritanie. Les passagers auraient ensuite chaviré lors du transfert du matériel entre les deux embarcations.
Sur une vidéo tournée par des ressortissants sénégalais en Mauritanie, on peut voir une dizaine de corps rejetés par la mer et éparpillés sur une plage mauritanienne. Les papiers d’identité d'un ressortissant sénégalais, originaire de la région de Touba, ont été retrouvés sur au moins un des cadavres.
Route meurtrière
Depuis une dizaine d'années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l'un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
Les candidats au départ, depuis les côtes sénégalaises, mauritaniennes ou gambiennes, fuient la pauvreté, le chômage ou l'absence de perspectives. Ils embarquent clandestinement, moyennant finances, sur des pirogues ou des embarcations précaires, complètement inadaptées à de telles traversées.
Il faut plusieurs jours de navigation pour parcourir les 1 500 km jusqu'aux Canaries dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des éléments et des avaries.
Après un record en 2024, le nombre d’arrivées a fortement chuté depuis le début de l’année. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, 11 883 exilés sont arrivés aux Canaries par cayucos - les pirogues utilisées pour faire la traversée -, contre 22 304 sur la même période l’année dernière. Soit une baisse de 46,7%.
Cette route est aussi l’une des plus meurtrières. Plus de 10 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un chiffre sous-estimé car de nombreuses embarcations perdues en mer ne sont jamais retrouvées. Au cours des cinq premiers mois de 2025, un total de 1 482 décès a été comptabilisé par l’ONG sur cette route.
De tels naufrages ont déjà eu lieu au large des côtes africaines. En mars 2025, au moins 70 personnes sont décédées après avoir fait naufrage sur la route des Canaries. Parties de Mauritanie, les exilés avaient dérivé dans l'océan pendant plusieurs jours.
Quelques mois plus tôt, en janvier 2025, ce sont 50 migrants qui se sont noyés après le naufrage de leur embarcation en direction des îles Canaries, avait rapporté l'ONG Caminando Fronteras.
Romain Philips
Source : Info Migrants (France) - Le 28 août 2025