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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Des sans-papiers sortent de l'ombre en France


Des sans-papiers sortent de l'ombre en France
Las de vivre dans l'ombre, des centaines de travailleurs sans papiers font la grève en France depuis deux semaines dans l'espoir d'obtenir un titre de séjour en bonne et due forme.

Malgré les appels des restaurateurs et des hôteliers, qui se plaignent de manquer de main-d'oeuvre, le gouvernement écarte toute régularisation massive par crainte d'encourager l'immigration illégale au pays.

Pendant six ans, Sacko Sekou a partagé son temps entre un restaurant italien au coeur de Paris et son petit appartement de banlieue par crainte d'être interpellé dans la rue par des policiers et renvoyé au Mali.

«C'était travail ou maison... Pour moi, pas de liberté», a résumé hier dans un français hésitant l'homme de 34 ans, qui travaille comme cuisinier à la pizzeria Marzano, un établissement plutôt chic du 9e arrondissement.

Le 15 avril, M. Sekou et six autres employés ne disposant pas de titres de séjour leur permettant de demeurer officiellement en France ont décidé de jouer leur va-tout en se mettant en grève.

Pour faire connaître leur situation, et leur volonté d'être régularisé par le gouvernement, ils ont pris possession ce jour-là d'une partie de l'établissement, désormais occupé jour et nuit. Des clients mangent chaque midi non loin des tables réquisitionnées.

La vitrine a été transformée en tableau d'affichage sur lequel ont été collées des photocopies d'articles de journaux clamant que les «sans-papiers sortent de l'ombre», le texte d'une pétition d'appui, ou des affiches moquant la politique d'immigration du président français Nicolas Sarkozy.

Les travailleurs sans papiers du restaurant, pour tuer le temps, feuillettent discrètement les journaux, écoutent de la musique ou discutent en attendant le dénouement de la crise suscitée par leur action. Et oscillent entre espoir et inquiétude puisqu'un refus de la part des autorités pourrait signifier l'expulsion.

Étrange cohabitation

«Ça va aller, ça va aller», répète pour se rassurer M. Sekou, qui fumait hier une cigarette sur le pas de la porte lorsque La Presse l'a rencontré.

«Au début, ils étaient vraiment optimistes. Mais là, ils deviennent de plus en plus inquiets. Ils aimeraient bien retourner dans les cuisines. Ce n'est pas évident de rester là à espérer le bon vouloir du gouvernement», souligne Michèle Boissy, qui soutient les travailleurs.

Cette militante de la CGT, l'un des principaux syndicats français, se réjouit que la direction du restaurant n'ait pas cherché à chasser les grévistes. La situation, dit-elle, crée quand même des tensions.

«Franchement, nous en avons marre d'être ici à attendre. Et ils en ont marre de nous avoir sur le dos», résume Mme Boissy.

«On commence à être un peu fatigués nous aussi. Surtout que l'on ne peut rien faire de plus pour leur venir en aide», souligne le directeur de l'établissement, Pietro Pesce, qui signale une baisse marquée de la clientèle, incommodée par l'étrange cohabitation prévalent depuis deux semaines dans la pizzeria.

M. Pesce affirme que le restaurant n'avait aucune idée que les employés en question n'étaient pas en règle au moment de leur embauche, la plupart ayant présenté des pièces d'identité qui semblaient authentiques.

«Esclavage moderne»

Les travailleurs de la pizzeria Marzano ne sont pas seuls à livrer bataille puisque une quinzaine d'établissements de la région parisienne sont touchés par le mouvement. Certaines organisations patronales leur ont apporté leur soutien, soulignant qu'il était difficile de trouver des travailleurs qualifiés prêts à travailler dans des secteurs clés comme l'hôtellerie et la restauration.

«Les Français ne veulent pas de ces métiers-là. Ce sont des métiers durs, payés au SMIC (le salaire minimum)», résume M. Pesce.

Le gouvernement français, très ferme sur la question de l'immigration illégale, a réagi au mouvement de grève en ouvrant la porte à des régularisations au «cas par cas». La rareté de la main-d'oeuvre dans le secteur concerné est l'un des critères mis de l'avant par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, qui écarte toute «régularisation massive».

Près d'un millier de dossiers ont été présentés mais les réponses se font attendre, déplore Mme Boissy, qui assimile le travail des sans-papiers à une forme «d'esclavage moderne».

L'obtention de titres de séjour, dit la syndicaliste, n'est d'ailleurs que le premier pas pour les employés de la pizzeria Marzano.

«Ensuite, on va s'occuper de leur salaire, des heures supplémentaires... Mais ça, la direction du restaurant ne le sait pas encore», dit-elle en riant.


Source: cyberpresse
(M)
Jeudi 8 Mai 2008 - 14:07
Jeudi 8 Mai 2008 - 14:10
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