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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

Ousmane SARR, président

Demba Niang, secrétaire général
Secrétaire général Adjt; Demba Fall

Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Mariame Diop
adjoint Ngolo Diarra

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

Conseillers; Kane Harouna
Hamdou Rabby SY










AVOMM

FRANCHISE - DEUX POIDS-DEUX MESURES : AIR FRANCE DEGRAISSE LES AFRICAINS


FRANCHISE - DEUX POIDS-DEUX MESURES : AIR FRANCE DEGRAISSE LES AFRICAINS
Les passagers qui voyagent du Sénégal avec la compagnie française ont droit à moins de bagages que ceux qui se rendent aux Etats-Unis. Si les responsables de la compagnie assurent que la situation est la même pour toutes les compagnies, ils n’expliquent pas pourquoi leurs concurrents offrent tout de même plus de bagages qu’eux, sur la liaison Paris-Dakar.

Les Sénégalais, à l’instar de tous les Africains, ont la réputation de «déménager» quand ils voyagent. On aime à croire que, quand ils prennent l’avion, ils cherchent à emporter toujours plus de poids que ne leur autorise leur titre de voyage. Quelle que soit la valeur de cette assertion, on ne peut pas dire que les compagnies de transport aérien facilitent la tâche à leurs clients. Ainsi, pour un voyage vers l’Hexagone, le transporteur attitré, Air France (Af), ne donne à ses passagers en partance ou en provenance de Dakar ou d’autres destinations africaines, que 23kg. Il n’y aurait pas grand-chose à dire sur cette mesure, si elle n’avait des relents discriminatoires. En effet, parallèlement à cela, la compagnie accorde plus du double de ce poids aux voyageurs qui se rendent ou qui viennent des Etats d’Amérique du Nord. Ces derniers disposent de pas moins de 65kg de bagages. Et pourtant, de Paris, la distance avec New York est quasiment la même qu’avec Dakar. Il s’y ajoute que le billet d’avion pour le Sénégal est beaucoup plus cher que celui pour les Etats-Unis. La différence dépasse même le double du prix, en certaines circonstances. Certains passagers africains ont donc le sentiment que les Français les trai-tent avec mépris. C’est le cas de ce père de famille, vivant au Point E, dont deux filles étudient en France et dont le garçon est basketteur aux Etats-Unis. Il fulmine : «Mon fils se permet parfois, quand il vient au pays, de faire des dépassements de 10kg sur ses bagages, sans aucune conséquence. Mais l’une de mes filles a dû une fois, payer 110 euros (environ 71 000 francs Cfa, Ndlr) parce qu’elle avait 7kg d’excédent de bagages. C’est vraiment n’importe quoi !»

Bien entendu, le son de cloche n’est pas le même à Air France. Le délégué régional, Frank Simian, assure que cette situation n’est pas le fait de sa compagnie. Il explique que le transport des bagages en provenance et en direction des Etats-Unis est régi par ce qui est appelé «piece concept». Ce principe imposerait à toute compagnie qui transporte des passagers sur le sol américain, d’accorder à ces derniers une licence équivalant à deux bagages de 35kg chacun. «Cette disposition n’est pas propre à Air France. Elle est appliquée également par d’autres compagnies aériennes qui transportent des passagers de l’Europe vers les Etats-Unis. Pour toutes les autres destinations, c’est encore le système au poids qui règne. C’est celui qu’Air France applique pour ses passagers en dehors des Etats-Unis.»

Il n’empêche. Sur la liaison de Dakar, Af aurait pu s’aligner sur d’autres concurrents et ne pas profiter d’une position dominante de fait. Cet argument est récusé par M. Simian et ses collaborateurs : «Sur la liaison entre Dakar et la France, on peut difficilement affirmer que nous sommes dominants. Il ne faut pas oublier qu’il y a sur ce trajet un transporteur que je qualifierais de «transporteur national sénégalais.» Ce dernier a une part de marché telle qu’il est difficile pour Air France d’imposer quoi que ce soit, même s’il le voulait.» Un autre travailleur local de la société croit savoir qu’en offrant 35kg à ses passagers, au lieu de 23 comme Af, le «transporteur national sénégalais», comme l’on appelle Air Sénégal international (Asi), chercherait encore plus à élargir ses parts de marché. Mais cela n’ébranle pas Simian et ses collaborateurs qui assurent que : «Air France, en plus de son label, offre une qualité de service et un style de vie recherchés de par le monde entier, et qui est l’une de nos forces.»

Mais, de manière plus formelle, Frank Simian préfère avancer des considérations d’ordre économique : «Le carburant que les avions utilisent provient du pétrole. Or, dernièrement, le prix de cette denrée a connu une très forte hausse. Or, plus un avion transporte de bagages et de passagers, plus il doit consommer d’énergie.» De ce fait, la limitation drastique du poids de bagages pour les Africains participerait donc d’une mesure économique salutaire. Cependant, le délégué régional d’Af tempère et précise que, pour permettre à ceux de ses clients qui le souhaitent, d’emporter leurs bagages sans pour autant se ruiner en frais d’excédents, la compagnie a mis au point un système dit de «forfait-bagage». «Ce système permet à tout voyageur, qui prévoit par exemple, d’acheter des marchandises en cours de voyage, d’acheter, bien avant son départ, un ticket qu’il va transformer en bagages supplémentaires». Cela reviendrait moins cher que les frais d’excédent. Néanmoins, comme se désole un client, «il faut toujours débourser de l’argent, car le service n’est pas gratuit».


Mohamed GUEYE
Lundi 1 Mai 2006 - 15:47
le quotidien
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